Passer au contenu

Saros est tout simplement l’un des meilleurs jeux de la PS5, on y a joué

Saros est la nouvelle grosse exclusivité de la PS5, voici pourquoi il ne faut absolument pas passer à côté.

Saros est un cycle astral dont le nom est dérivé du sumérien Šār. Grâce à un savant calcul, les prêtres de l’Empire néo-babylonien prédisaient le mouvement des astres afin d’anticiper les éclipses. Ce concept de mécanique céleste a été transmis aux Grecs et perfectionné au fil des siècles. En 2026, il donne son titre à Saros, le nouveau jeu phare de la PS5.

Après le succès de Returnal en 2021, le studio Housemarque revient avec ce qu’on pourrait appeler une suite spirituelle. Returnal a été une véritable sensation à sa sortie, et ce malgré un concept peu avenant pour le grand public. Le développeur finlandais hausse encore son niveau avec Saros, pensé pour être la grosse exclusivité PS5 de cette année. On l’a testé.

Acheter Saros

Se battre, mourir, recommencer

Saros met le joueur aux commandes d’Arjun Devraj, un Protecteur de la mission Echelon IV. Avec son équipe, notre héros est envoyé sur la planète Carcosa, monde étrange où la colonie établie sur place ne donne plus signe de vie. Très vite, Arjun réalise que les lieux sont peuplés de créatures hostiles, que la topographie change constamment et que le temps s’écoule bizzarement. Cerise sur le gâteau, des éclipses régulières rendent les ennemis plus forts et font sombrer ses alliés dans la folie… Il découvre également que la mort n’est pas un état permanent, puisqu’il revient à sa base en cas d’échec.

Saros (33)
Le joueur incarne Arjun © Presse-citron/Housemarque

Le titre se présente comme un jeu de tir à la troisième personne où l’on progresse dans un environnement en couloirs. Il reprend la formule roguelite de Returnal. Cela signifie qu’à chaque décès, Arjun revient au tout début de l’aventure. Cependant, chaque « run » le rend plus fort et les ennemis imbattables à la première escarmouche deviennent des formalités au fil du temps. L’agencement des niveaux change à chaque fois, ce qui rend les nouvelles sessions différentes des précédentes.

Saros (32)
© Presse-citron/Housemarque

Le vrai point fort de Saros, ce sont bien évidemment ses combats. Des affrontements nerveux qui saturent l’attention sans vraiment devenir brouillons. Boules à éviter, armes diverses qui gagnent en dégâts au fil des minutes, esquive ultra rapide… chaque baston est semblable à un ballet dont on ressort lessivé. Il y a un vrai côté DOOM moderne dans ces phases d’action frénétiques qui poussent à l’improvisation constante et à l’agressivité. Plus encore, l’aspect roguelite renforce la tension, on devient plus précautionneux après une longue « run », mais aussi plus sûr de sa force. Mais attention, la confiance en soi peut vite jouer des tours : Saros pénalise l’imprudence mais récompense l’audace. Le rythme y est parfaitement maîtrisé, avec de nombreuses respirations dédiées à poser l’ambiance ou à l’exploration de chemins de traverse en quête d’améliorations. Une formule redoutable dont on a du mal à décrocher. À chaque mort, on n’a qu’une envie : reprendre les armes pour aller plus loin.

Saros (36)
© Presse-citron/Housemarque

Un jeu aussi réussit, ça Saros

L’un des gros reproches faits à Returnal découlait de sa structure même. Le jeu s’avérait punitif et souvent ingrat. Il n’était pas rare de réaliser de longues sessions sans progresser d’un iota, ce qui avait détourné les joueurs les moins entêtés. Housemarque a écouté les retours et adapté sa formule en conséquence, ce qui ne manquera pas de faire râler les puristes.

Saros (15)
© Presse-citron/Housemarque

Le nouveau titre du studio se veut moins frustrant, avec une progression plus maîtrisée et naturelle. Par exemple, Arjun récupère des ressources à chaque monstre vaincu (la lucénite), utilisable dans un arbre de talents. Un système de portails permet aussi de ne pas se refaire tout le jeu depuis le début (mais gare à ne pas aller dans les derniers biomes la fleur au fusil !). Des ajustements qui ne rendent pas Saros plus facile pour autant. Les combats contre les ennemis costauds restent exigeants, précis et éreintants. Les boss (appelés Souverains) qui clôturent chaque zone peuvent aussi représenter de véritables murs. Toutefois, on revient toujours plus forts, toujours plus à même de leur tenir tête, ce qui n’était pas forcément le cas dans le précédent titre d’Housemarque.

Saros (5)
Les boss représentent de vrais défis © Presse-citron/Housemarque

L’un des autres gros points forts de Saros, c’est bien son ambiance d’une bizarrerie fascinante. Arjun arpente une planète étrange, changeante, parsemée de ruines aliens dignes d’un tableau de Dali et de reliefs semblant tout droit sortis d’un rêve enfiévré. Le scénario, pour sa part, se veut volontairement nébuleux, mais aussi intense. Au début du jeu, nous sommes plongés dans une situation tendue sans contexte ni repères clairs ; l’histoire se dévoile par touches subtiles à chaque retour à la base. On suit nos coéquipiers sombrer peu à peu dans la folie face à un environnement qu’ils ne comprennent pas. Ajoutons à cela une musique fabuleuse, des graphismes à tomber, une direction artistique inventive et surtout un sound design phénoménal. Saros est un titre qui se joue avec un casque sur la tête, les mains pleines de sueur agrippées à la DualSense.

Saros (26)
Carcosa est parsemée de ruines alien aussi gigantesques qu’étranges © Presse-citron/Housemarque

Saros est un grand jeu. Un blockbuster qui, s’il se veut plus accessible que Returnal, reste rugueux, exigeant et surtout original. Une vraie proposition de gameplay qui change des canons habituels des exclus PS5. Attention toutefois, il ne plaira pas à tout le monde. Si vous êtes un joueur en quête d’un jeu d’aventure tranquille pour se détendre, Saros n’est pas fait pour vous. Si en revanche, vous êtes du genre à aimer les défis, la baston frénétique, les roguelites et les ambiances étranges, Saros est un incontournable du genre qui vous obsédera. Pour nous, c’est un coup de cœur.

Acheter Saros

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Saros

80 euros
9

Note Globale

9.0/10

On aime

  • Structure bien pensée et accessible
  • Combats frénétiques et millimétrés
  • Un vrai sentiment de progression
  • Ambiance incroyable
  • Sound design fabuleux

On aime moins

  • Pas pour tout le monde