Droit à l’oubli : Google signale aussi les éditeurs lorsqu’un lien a été déréférencé

Les éditeurs sont aussi notifiés lorsque Google retire un lien au nom du droit à l’oubli.

Loupe Google Pixabay

Les épisodes de l’histoire de Google et du fameux droit à l’oubli n’en finissent plus. Si vous n’avez pas suivi cette affaire depuis le début, nous vous rappelons qu’il y a quelques mois, la Cour de Justice de l’Union Européenne avait rendu un arrêt qui donnait aux citoyens Européens le droit de réclamer le retrait d’un lien sur les moteurs de recherche (et donc, principalement Google), pour des motifs valables.

Pour se conformer à cet arrêt, Google avait publié un formulaire en ligne qui permet aux citoyens de l’UE de réclamer le retrait d’un lien. Les demandeurs doivent renseigner un motif.  Et bien évidemment, une demande n’implique pas forcément le retrait du lien.

Entre le droit à l’oubli et le droit à l’information, il faudrait en effet trouver le juste milieu. Google, lui-même, semble être embarrassé par le rôle d’arbitrage qui lui est conféré et invite les internautes à s’adresser aux régulateurs dans le cas où ses décisions ne seraient pas satisfaisantes.

Lorsque Google retire un lien des résultats de recherche, l’internaute est averti par un message placé sur le bas de la page de ces résultats. Mais en plus de cela, les éditeurs de site web seraient également notifiés lorsque l’un de leurs liens est déréférencé.

Hier matin, Next Impact, un blog français, annonçait qu’une publication datant de 2009 allait être retirée de l’index de Google. C’est via les outils pour webmasters que la firme de Redmond a émis un « Avis de suppression de la recherche Google ».  Dans le message, on pouvait lire :

« C’est avec regret que nous vous informons qu’en réponse à certaines recherches effectuées sur des versions européennes de Google, nous ne sommes plus en mesure d’afficher les pages suivantes de votre site Web : […] ».

Les pages déréférencées sont toujours en ligne et restent accessibles via d’autres moteurs de recherches (du moment où tout est licite), mais deviennent invisibles sur les versions Européennes de Google.

Pour vous donner une idée du type d’information qui peut être déréférencée au nom du droit de l’oubli (ou dont vous pouvez réclamer le déréférencement), la page dans l’exemple cité plus haut était une publication dans laquelle le site annonçait des licenciements économiques et désignait « nommément » les noms des personnes licenciées.

Les motifs les plus fréquents sont…

Si vous vous en rappelez, suite à la publication de son formulaire par Google, le site Forget.me a lancé un service facilitant encore plus l’exercice de ce droit. Juste à titre d’information,  ce nouveau service est propulsé par Reputation VIP,  l’une des start-up sélectionnées lors du concours de start-up de la BLEND Web Mix d’octobre 2013.

Nos confrères d’Abondance.com ont pu accéder à des données concernant l’utilisation du service Forget.me. D’après ces informations, les demandes envoyées concerneraient surtout les atteintes à la vie privée et les atteintes à la réputation. Mais des internautes demandent également des retraits de liens pour raison d’usurpation d’identité. Dans la catégorie « Atteinte à la vie privée », on retrouve des motifs tels que « Adresse personnelle divulguée », « Avis négatifs » ou encore « Résultats scolaires ».

(Sources : 1/2)


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5 commentaires

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  3. Petite coquille, c’est Next INpact et non IM 😉 Sinon, c’est un petit peu plus qu’un simple blog.

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