En janvier dernier, Google a signé un accord important avec l’Alliance de la presse d’information générale française (APIG). En vertu de ce dernier, il s’engageait à rémunérer de grands médias tels que Le Monde, Le Figaro, Libération, l’Express, l’Obs, mais aussi. Concrètement, le géant du web s’est engagé à verser 76 millions de dollars à 121 publications.
Sébastien Missoffe, le président de Google France expliquait alors que la rémunération se ferait « selon des critères objectifs, transparents et non discriminatoires, tels que la contribution de l’éditeur à l’information politique et générale, son volume quotidien de publication, son audience Internet mensuelle, ainsi que l’usage des contenus sur nos sites ».
Une décision dans les prochaines semaines
La satisfaction était aussi de mise du côté de Pierre Louette, le président de l’APIG : « Après de longs mois de négociations, cet accord est une étape importante qui marque la reconnaissance effective du droit voisin des éditeurs de presse et le début de leur rémunération par les plateformes numériques pour l’utilisation de leurs publications en ligne ».
Selon BFM, l’accord-cadre signé pour une durée de trois ans est pourtant aujourd’hui suspendu par Google qui attend une décision de l’Autorité de la concurrence. Cette dernière doit en effet bientôt se prononcer sur l’application des mesures qu’elle avait imposé à la compagnie l’an dernier. Elle demandait à la firme de Mountain View d’entamer des négociations avec les éditeurs de presse tricolores.
Or, depuis la signature de janvier dernier, aucun accord de licence individuel n’a été signé avec Google rapportent nos confrères. Le géant de la Tech veut attendre la décision de l’autorité administrative indépendante avant d’aller plus loin.
Certains titres phares de la presse nationale tels que Le Monde, Libération, et Le Figaro ont néanmoins pu signer des accords de licence global avec l’entreprise américaine, mais ces derniers étaient déjà formalisées avant janvier dernier.
La décision de l’Autorité de la concurrence est attendue pour les semaines à venir et le dossier devrait dans l’immédiat en rester là. Reste à savoir si le verdict forcera les intéressés à revoir cet accord-cadre, à le supprimer, ou s’il devra être modifié.
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La presse française… Ils sont référencés dans Google Actualités, ce qui leur apporte beaucoup de trafic et donc d’argent. Mais en plus de cela, ils veulent que Google paye pour cela…
Je serais à la place de Google, je les virerais de Google Actualités (comme ça pas de droit voisin) et je mettrais en avant des sites internet tels que Presse Citron.