Ce n’est un secret pour personne, l’industrie cinématographique française a souffert pendant la crise sanitaire. Depuis mars 2020, les salles obscures ont en tout été fermées pendant quasiment un an. Cinq mois après la reprise enclenchée en mai dernier, les résultats restent assez mitigés. C’est en tout cas ce qui ressort des derniers chiffres du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) qu’a pu consulter Les Échos.
La concurrence du streaming inquiète les distributeurs
Ainsi, durant le mois d’octobre, 14 millions d’entrées en salle ont été enregistrées dans l’Hexagone. C’est encourageant avec une hausse de 61 % par rapport à 2020, mais en baisse de 29 % par rapport à 2019, une année très favorable pour les cinémas.
Ce n’est pas forcément rassurant selon nos confrères car plusieurs conditions étaient réunis pour réaliser de très bons résultats. Il en va ainsi de la diffusion de plusieurs blockbusters comme le dernier James Bond et Dune. De même, le pass sanitaire est devenu une habitude pour les clients, et l’effet vacances de Toussaint aurait pu davantage jouer.
Cité par le journal économique, Eric Marti, directeur général de Comscore France, précise quant à lui que la crise sanitaire a changé la façon dont le public envisage de se rendre au cinéma. Ainsi, les spectateurs se concentrent sur des sorties « qui font l’événement », tandis que la palette de films était bien plus variée auparavant et permettait à de nombreux longs-métrages « de trouver leur public ».
Enfin, certaines habitudes nées pendant le confinement ne semblent pas prêtes de changer . Les abonnements aux plateformes de streaming ont explosé en France depuis deux ans et les salles obscures doivent plus que jamais compter avec ces nouveaux acteurs très bien établis. Des tensions ont même récemment opposé les distributeurs à Netflix, qui souhaitait diffuser certaines de ses productions en salle à l’occasion d’un festival. Sous pression, la plateforme a finalement renoncé à cette idée.
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“le pass sanitaire est devenu une habitude pour les clients”
C’est faux.
Pour moi et pour beaucoup de personne, tant qu’il y a le pass sanitaire, plus de cinémas (et merci au piratage) entre autres.
Je considère que les informations relatives à ma santé sont privées et n’ont pas à être connu par un commerçant lambda.
Je confirme, et on est beaucoup dans ce cas.
J’avais pour habitude d’aller régulièrement au cinéma mais avec le pass sanitaire c’est niet.
Je peux avoir 4 places de cinéma à un prix intéressant à mon boulot.
Mais ça fait trois mois que je n’en ai pas prise (il m’en reste d’ailleurs deux depuis juillet).
Je pourrais quand même y aller en utilisant une photo de pass d’un pote, mais je préfère m’abstenir.
Ce que l’État ne se rend pas compte, c’est qu’ils sont en train de nous habituer au piratage.
Mais surtout ils nous montrent qu’on peut parfaitement vivre nos vies sans dépenser un centime.
Il y a énormément d’activité accessible en plein air sans passe, je ne m’en rendais pas compte avant.
Alors merci Macron, je fais de sacrées économies grâce à ton pseudo vaccin… 😘👌
Le passe sanitaire permet aux mangeurs de popcorns de continuer leurs bruissements.
Donc je suis d’accord, arrêtons le passe sanitaire en salle pour profiter des films mieux que chez soi 🤔
Les mesures “anti” covid. Pas le covid. Erreur que l’on voit partout.