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Sciences

Écouteurs : la réponse scientifique aux risques de surdité

Après avoir lu ceci, vous baisserez le volume de vos écouteurs.

Setra

Publié le

 

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© Presse-citron

En 2022, vivre sans écouteurs est quasiment impossible pour de nombreux jeunes. Pourtant, lorsque les écouteurs, ainsi que les casques audio, sont mal utilisés, ceux-ci peuvent causer des pertes d’audition.

On ne vous le répétera jamais assez. Et juste au cas où vous aviez encore un doute sur les conséquences d’une utilisation prolongée des écouteurs, à volume très élevé, une nouvelle étude vient de confirmer cela.

Dans un article publié récemment, le magazine Fortune relaie cette nouvelle étude, publiée sur BMJ Global Health. Ces dernières années, de nombreuses recherches sur les conséquences des écouteurs et des concerts, discothèques, etc. sur la santé ont été menées.

Et justement, celle qui vient de sortir synthétise tout cela, des études réalisées ces 20 dernières années. Trente-trois études (correspondant aux données de 35 enregistrements et 19 046 individus) ont été analysées, ce qui a permis aux chercheurs de tirer de nouvelles conclusions concernant les risques de perte d’audition pour les ados et les jeunes adultes, âgés de 12 à 34 ans.

L’objectif principal était d’évaluer le nombre de jeunes risquant une perte d’audition à cause des casques et des écouteurs, ou à cause des lieux de divertissement où ils sont exposés à de forts volumes sonores. Et les conclusions de ces recherches sont effrayantes.

En effet, d’après la publication scientifique, plus d’un milliard de jeunes dans le monde risquent une perte auditive.

Des conséquences à long terme et irréversibles

“Cette surexposition à laquelle beaucoup de gens se livrent clairement peut avoir des effets néfastes sur leur santé”, prévient Lauren Dillard, chercheuse à la Medical University of South Carolina et l’une des auteurs de l’étude.

Citée par le magazine Fortune, Dillard évoque les conséquences d’une exposition à un volume sonore dangereux. Selon elle, cela peut entraîner des acouphènes (les bourdonnements dans les oreilles) ou une perte auditive temporaire.

Mais il y a également des conséquences à long terme, car ces expositions peuvent endommager les cellules sensorielles. “C’est plutôt incrémental et progressif, donc ce n’est pas forcément facile à reconnaître tout de suite”, explique Lauren Dillard. “Vous pourriez être à risque de dommages permanents à long terme.”

Écouteurs ou concerts : qu’est-ce qui est le plus dangereux pour les oreilles ?

Sur les 35 enregistrements de données exploitées dans le cadre de cette étude, 17 se focalisent sur les conséquences des écouteurs, casques, etc. Et 18 concernaient les lieux de divertissement.

Grâce à cette séparation, on a les taux de prévalence de chaque type d’exposition. Selon les données utilisées par ces chercheurs, la prévalence des pratiques d’écoute dangereuses (écouteurs, casque, etc.) était d’environ 24 %, tandis que ce taux était de 50 % pour les lieux de divertissement bruyants.

Comment se protéger ?

Actuellement, si vous écoutez de la musique sur un smartphone, Android et iOS ont déjà des fonctionnalités qui vous avertissent lorsque vous avez été exposé à un fort volume sonore pendant une longue période. Pour commencer, vous pourriez arrêter de remonter le volume lorsque votre smartphone baisse celui-ci automtiquement.

Vous pouvez également respecter les recommandations officielles. Par exemple, en ce qui concerne les concerts, discothèques et autres, le ministère des Solidarités et de la Santé recommande le port de protections anti-bruit, ou encore de s’éloigner des enceintes, et de faire des pauses.

Pour les casques et écouteurs, celui-ci déconseille d’écouter pendant plus d’une heure par jour, à la moitié du volume. Et dans les transports, il faut éviter de masquer le bruit ambiant avec de la musique.

Sinon, il est à noter que l’étude récemment publiée par Lauren Dillard et ses collègues fait écho aux avertissements de l’OMS à ce sujet. D’après celui-ci, “2,5 milliards de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre, souffrira de déficience auditive à des degrés divers d’ici à 2050.”