Le dossier des droits voisins s’invite une nouvelle fois dans l’actualité. Si vous n’êtes pas familiers de cette notion, sachez qu’il s’agit d’une directive européenne qui oblige les géants de web à rémunérer les médias pour l’utilisation et la diffusion de leurs contenus en ligne.
X(Twitter) ne réagit pas
Et justement, plusieurs publications de trois groupes de presse (Les Echos-Le Parisien, Le Monde et Le Figaro) ainsi que l’Agence France Presse ont décidé d’attaquer X (anciennement Twitter) devant le Tribunal judiciaire de Paris. Ils accusent le réseau social d’utiliser leurs contenus sans leur consentement.
Pierre Louette, le PDG du Groupe Les Echos-Le Parisien, n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins : « L’utilisation des contenus produits par nos 700 journalistes doit être soumise à une rémunération au titre de la directive européenne sur les droits voisins. X comme les autres plateformes qui génèrent du trafic et des revenus grâce à nos contenus doivent s’y soumettre. Il y va de la sauvegarde de l’information de qualité, véritable socle de notre démocratie. »
De fait, et comme le rappelle journal économique, X ne s’est pas conformé à une première décision judiciaire rendue en mai qui l’enjoint de fournir aux éditeurs de presse, ses revenus publicitaires et d’autres données. La plateforme contrôlée par Elon Musk ne semble même pas décidée à négocier avec ses acteurs. À noter que le dirigeant se montre régulièrement hostile envers les médias en général et dit parfois souhaiter leur disparition.
Dans un communiqué, les journaux ont d’ailleurs souligné que X « ne s’est (…) pas conformé » à cette décision pour le moment « démontrant ainsi sa volonté invariable de se soustraire à ses obligations légales ».
Le dossier brûlant des droits voisins
Il faudra donc voir ce que décide le Tribunal, mais cette absence de réaction a de quoi faire enrager les médias tricolores. Décidément, cette problématique des droits voisins fait beaucoup parler ces derniers temps en France. Ce mardi 12 novembre, nous avons d’ailleurs appris qu’une cinquantaine de membres de l’Alliance pour la presse d’information générale (APIG), une organisation qui regroupe 300 titres de presse, poursuit Microsoft devant le Tribunal judiciaire de Paris.
Ces titres réclament plusieurs dizaines de millions d’euros à la firme de Redmond notamment pour les contenus utilisés sur le moteur de recherche Bing, le portail web MSN, LinkedIn, ou encore Microsoft Start. De son côté, le géant de la Tech affirme poursuivre les négociations et se veut plus constructif que le réseau social d’Elon Musk. Plus d’informations dans notre précédent article ici.
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