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Épuisement professionnel : pourquoi l’exercice est votre meilleur soutien

Le burnout est véritable fléau dans le monde professionnel. Parmi les multiples remèdes qu’on peut lui trouver, une étude d’une université américaine en a mis en exergue un particulièrement efficace : l’exercice physique.

Le syndrome d’épuisement professionnel (ou burnout), ce mal qui se manifeste par une lassitude extrême, une remise en question perpétuelle de son labeur et un sentiment lancinant d’inadéquation, affecte un nombre croissant d’employés dans notre société contemporaine. Différents secteurs scientifiques ont déjà largement investi ce syndrome pour mieux le comprendre et le prévenir : psychologie, sociologie ou médecine par exemple.

Des travaux récents menés par l’Université du Michigan et publiés au mois d’avril dans la revue Journal of Occupational and Environmental Medicine se sont penchés sur cette thématique. Cette recherche, orchestrée sous la direction de Weiyun Chen, professeur associé en sciences de l’exercice appliqué, propose une solution aussi simple qu’efficace pour réduire les chances de développer un burnout : le sport. Les chercheurs se sont penchés avec sur les effets bénéfiques de l’exercice régulier sur ce syndrome, dévoilant des résultats pour le moins encourageants.

L’impact de l’activité physique sur l’épuisement émotionnel

L’enquête a scruté les habitudes de 520 salariés à temps plein, un échantillon tout de même assez restreint. Les chercheurs ont scindé ces derniers en trois catégories distinctes selon l’intensité de leur pratique sportive : faible (23 % de l’échantillon), modéré (60 %) et élevé (25 %).

Les conclusions révèlent que les employés s’adonnant à une activité physique modérée manifestent une résilience accrue face à l’épuisement émotionnel, comparativement à ceux avec un train de vie plus sédentaire. L’auteur principal de l’étude, Brandon Albedry élucide ce phénomène : « Les employés peu enclins à l’exercice physique tendent à éprouver un désengagement progressif, une érosion subtile de leur motivation, sans pour autant franchir le pas de la démission formelle. Ce détachement insidieux se traduit invariablement par une productivité en berne et un enthousiasme professionnel qui s’étiole ».

La satisfaction personnelle et l’accomplissement au travail

Les résultats de cette étude approfondie mettent en lumière un autre constat : les individus s’adonnant à une activité physique modérée ou soutenue éprouvent un sentiment d’accomplissement personnel nettement plus prononcé que leurs homologues moins portés sur l’exercice physique.

Néanmoins, il convient de souligner qu’une pratique sportive intensive n’apporte pas d’avantages supplémentaires par rapport à une activité modérée. Michele Marenus, une ancienne doctorante de Chen, éclaire ce point : « Il n’est nullement nécessaire de s’astreindre à des séances d’entraînement démesurées pour en ressentir les bienfaits. En réalité, s’imposer une telle contrainte pourrait s’avérer contre-productif et engendrer des effets délétères ». En vérité, « se sentir obligé de le faire peut en fait avoir un impact négatif ».

Les chercheurs en ont donc conclu que l’activité physique modérée est plus durable et moins susceptible de causer des blessures, un aspect essentiel pour maintenir une routine d’exercice régulière et bénéfique sur la santé mentale.

Des solutions pratiques pour les employeurs

Ces découvertes pourraient être l’occasion pour les employeurs de valoriser et d’encourager la pratique d’activités physiques au sein même de l’environnement professionnel qu’ils proposent à leurs employés. On peut imaginer la mise en place de walking desk (bureau équipé d’un tapis de marche intégré, permettant aux utilisateurs de travailler tout en marchant lentement pour rester actifs physiquement), la création d’espaces sportifs in situ, l’octroi de subventions pour l’accès à des salles de sport ou encore l’instauration d’horaires plus flexibles.

Toutes ces initiatives peuvent contribuer à l’épanouissement et au bien-être global des salariés ou des collaborateurs. L’étude souligne par ailleurs que des activités d’intensité modérée, à l’instar de la marche rapide ou du cyclisme, s’avèrent suffisantes pour atténuer les symptômes du burnout. Deux sports offrant ainsi une solution pérenne et peu risquée en termes de blessures potentielles.

Si vous êtes patron, réfléchissez, si c’est possible, à ce que vous pourriez mettre en place au sein de votre entreprise. Si vous êtes salarié, vous pouvez tout à fait tenter de mettre en place une petite routine sportive sur votre pause du midi. Même si ce n’est qu’un petit quart d’heure, c’est toujours mieux que rien et votre cerveau, à terme, vous remerciera.

  • Une étude a prouvé que l’exercice physique réduit l’épuisement émotionnel et augmente le sentiment d’accomplissement au travail.
  • Toutefois, une activité physique intensive n’apporte pas spécialement de bénéfices supplémentaires par rapport à une activité plus modérée.
  • Des résultats qui prouvent que les employeurs devraient promouvoir l’exercice au travail pour prendre soin de la santé mentale de leurs employés.

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4 commentaires
4 commentaires
  1. N’importe quoi Mme Camille Coirault !
    Les BURN-OUT sont pris en charge par la Médecine du Travail qui place en INAPTITUDE AU TRAVAIL et oriente vers un Médecin Psychiatre Conventionné qui prescrit non pas du SPORT mais du ZYPREXA 5 milligramme et même pas de la MARCHE A PIED moi étant PAIR-AIDANT PSYCHIATRIE ADULTE j’ajoute des commentaires sur AMAZON.FR ” On s’amuse bien avec nos SEXTOYS Merci ! Bisous à Jeff ! ” un temps j’ai utilisé les Ateliers d’écriture également mais cela créait un conflit d’intérêt alors j’ai arrêté car je suis aussi Auteur de Science-Fiction Hard-Science pour le cinéma j’ai acquis le droit de poser toutes les questions un peu comme Elise Lucet.

    1. Bonjour,

      Je serais ravi d’avoir vos conseils. Excusez-moi que l’article ne vous ait pas plu. Que n’avez-vous pas compris ?

      Bon dimanche !

Les commentaires sont fermés.