L’ancien PDG de Google pense qu’il y aura deux Internet dans 10 à 15 ans

Selon l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, il serait possible que le futur d’Internet donne lieu à deux versions dans les années à venir, soit une version américaine et une version chinoise.

Google Internet

Lors d’un événement organisé par Village Global VC la semaine dernière, Eric Schmidt a été invité à faire part de ses réflexions sur Internet et ses enjeux. De fait, l’économiste Tyler Cowen a questionné l’ancien président de la firme américaine, en indiquant : « Quelle est la chance, disons, dans 10 à 15 ans, qu’on [se retrouve avec] trois ou quatre Internet séparés ? ».

Comme l’explique Eric Schmidt, il serait logique que le futur laisse place à deux versions d’Internet tel qu’on le connaît aujourd’hui. En effet, il indique : « Je pense que le scénario le plus probable aujourd’hui n’est pas un éclatement, mais plutôt une bifurcation entre un Internet dirigé par les Chinois et un Internet non chinois dirigé par les Américains […] Si vous pensez à la Chine comme ‘Oui, ils sont bons avec Internet’, vous passez à côté de la question. La mondialisation signifie qu’ils peuvent aussi jouer. Je pense que vous allez voir un leadership fantastique dans les produits et services en provenance de Chine. Il y a un danger réel que ces produits et services s’accompagnent d’un régime de leadership différent de celui du gouvernement, avec censure, contrôles, etc ».

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PDG de Google de 2001 à 2011, Schmidt a laissé sa place au cofondateur Larry Page tout en restant président exécutif jusqu’au début de l’année 2018. De façon plus globale, il a encouragé les entreprises à créer des produits et des services ayant de la valeur, plutôt que de chercher à créer l’addiction des utilisateurs.

Dragonfly, le retour controversé de Google en Chine

Pour rappel, cette annonce intervient alors que Google songe à faire son retour en Chine en préparant un moteur de recherche capable de se plier à la censure du pays. Comme les outils déjà en place, cela signifierait que ce dernier n’afficherait pas les résultats de recherche controversée. Quelques employés de Google auraient démissionné tandis qu’un plus large nombre a signé une lettre adressée à Sundar Pichai. Comme l’évoque Schmidt dans sa réponse, l’arrivée d’un tel moteur de recherche serait un danger pour l’accès à l’information en Chine. Pour sa part, Sundar Pichai a déclaré que le projet était « exploratoire » et qu’il n’était pas prêt à être déployé.


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