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Google développerait un moteur de recherche compatible avec la censure chinoise

Google songerait à céder à la censure chinoise.

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Comme vous le savez peut-être déjà, l’internet en Chine est très différent de celui qu’on utilise dans le reste du monde. En effet, étant donné que le pays censure et contrôle de manière stricte l’information, beaucoup des sites et applications que nous utilisons tous les jours n’y sont pas disponibles. Google, par exemple, ne propose plus son moteur de recherche dans l’Empire du Milieu depuis 2010.

Cependant, d’après des révélations publiées par le site The Intercept, Google développerait une version de son moteur de recherche qui serait compatible avec la censure d’internet appliquée par le gouvernement chinois.

Ce moteur de recherche, dont le nom de code serait Dragonfly, aurait déjà été montré aux responsables du gouvernement, et pourrait être lancé dans six ou neuf mois s’il obtient l’aval des autorités.

A l’instar de tous les services internet disponibles en Chine, Dragonfly devrait se conformer à la censure appliquée dans le pays et cacher tous les sites web interdits (comme Facebook, le New York Times ou Wikipédia), et ne pas donner de résultats de recherche pour les termes bannis, comme « anticommunisme » ou encore les références au massacre de 1989 à Tienanmen Square.

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D’après la source de The Intercept, cette application de recherche serait proposée dans le cadre d’une coentreprise avec un partenaire chinois. Et au sein de Google, seulement quelques centaines d’employés (sur 88 000) auraient été informés du projet.

Si le retour de son moteur de recherche en Chine serait une bonne chose pour la croissance de Google, la source de The Intercept, qui parle sous couvert d’anonymat, se dit préoccupée : « ce qui est fait en Chine deviendra un modèle pour beaucoup d’autres nations ».

« Le plus gros moteur de recherche au monde obéissant à la censure en Chine est une victoire pour le gouvernement chinois – il envoie un signal que plus personne ne prendra la peine de contester la censure », commente également Patrick Poon, un chercheur d’Amnesty International basé à Hong Kong.

De son côté, Google n’a ni confirmé, ni démenti ces informations. Cité par TechCrunch, un porte-parole à réagit : « Nous fournissons un certain nombre d’applications mobiles en Chine, telles que Google Translate et Files Go, nous aidons les développeurs chinois et avons réalisé d’importants investissements dans des entreprises chinoises telles que JD.com. Mais nous ne commentons pas les spéculations sur les projets futurs ».

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick Huet

    2 août 2018 at 13 h 15 min

    Citation : « ne pas donner de résultats de recherche pour les termes bannis, comme « anticommunisme » ou encore les références au massacre de 1989 à Tienanmen Square. »
    Et au bout de quelques temps, ces informations censurées seront considérées comme des « Fake News »

    Si cela se fait, chaque nation sera en droit de réclamer sa version du moteur de recherche de Google, qui filtrerait ce que les autorités considèrent comme Fake news par rapport à leur pays.

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