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Essai Opel Astra : nous avons percé le secret de ses feux aux 50 000 pixels

Avec ses feux magiques aux 50 000 pixels, la nouvelle Opel Astra entend révolutionner la conduite de nuit. L’idée est lumineuse et les promesses de visibilité effectivement au rendez-vous.

Lévrier ou Yorkshire ? Voilà que je bute sur une question à laquelle les dog-lovers auraient répondu du tac au tac. Malgré la pleine nuit sur la province croate de Šibenik, les feux de la nouvelle Opel Astra subliment les bas-côtés, dont ce cher monsieur promenant son chien en soirée. Alors que l’ancien modèle devait se contenter de 168 pixels, les nouveaux modules incluent 51 200 éléments pour en mettre plein la vue.

Le nom savant de ces loupiottes dernier cri ? Intelli-Lux HD. Et oui, leur faisceau lumineux est bien plus ouvert, c’est un fait. Mais plus que cela, il est autrement plus adroit dans ses interactions avec l’environnement. Les autres véhicules sont ainsi mieux détourés, tandis que les panneaux de signalisation n’éblouissent plus par réfléchissement. Les réactions du système gagnent aussi en vivacité pour éviter tout aveuglement.

La claque lumineuse : Opel fait aussi bien qu’Audi pour rouler de nuit

Honnêtement, les feux matriciels de la maison Stellantis étaient jusque-là acceptables, mais manquaient tout de même de ressort dans certaines situations. Cette nouvelle version portée par l’Astra change la donne, en se hissant au niveau de ce que proposent des marques premium comme Audi. Bref, c’est à l’heure actuelle le meilleur éclairage dont on peut disposer dans la catégorie des compactes.

Bien sûr, cette gourmandise n’est disponible qu’en série sur la version haute Ultimate, ou contre 1 300 € sur la finition GS. Les autres modèles devront se contenter de feux à LED plus standard, dont les performances ont tout de même été améliorées. On bénéficiera dans tous les cas d’une calandre revue avec le logo Opel rétroéclairé en permanence. Les boucliers ont aussi été subtilement révisés sur leurs parties latérales.

Adieu le noir brillant : l’habitacle change enfin pour durer plus longtemps

Que l’on soit sur la berline ou le break, le profil ne change guère. Seules des jantes redessinées sont à signaler. Même chanson pour l’arrière, qui gratte seulement le nouveau blitz Opel avec des feux allumés en tout temps. À bord, les modifications sont encore plus ténues. C’est comme le Twix gauche et le Twix droit : Opel vend des différences alors qu’il s’agit fondamentalement du même habitacle.

En creux, les surfaces exposées comme la console centrale, l’accoudoir de la porte conducteur et les touches du volant délaissent le noir brillant pour une matière plus résistante aux rayures. Comme pour la Peugeot 308, les graphismes des dalles de l’Astra ont visiblement été modifiés. En toute franchise, nous n’avons une nouvelle fois rien vu, à part des écrans peu réactifs et pauvres en fonctionnalités. Le GPS n’inclut par exemple aucun planificateur d’itinéraire. Au moins, la qualité de finition demeure bonne sur le segment.

Le secret du confort de l’Astra : des sièges magiques qui soignent votre dos

Au moins aussi, la caméra de surveillance du conducteur logée dans le montant de pare-brise ne vous casse pas les pieds chaque minute. En parallèle, les commandes de ventilation restent physiques, et un appui bref sur la touche des aides à la conduite désactive l’aide au maintien dans la voie et le bip de survitesse. Bien, au même titre que les sièges Intelli-Seat avec une gouttière soulageant le coccyx, inclus en série.

Ils deviennent même certifiés AGR à partir de la finition GS. Le confort d’assise est sans surprise superbe avec des réglages tous azimuts, mais curieusement manuels sur la longueur, et des fonctions de chauffage et de massage. Idéal pour compenser un amortissement toujours sec sur cette Astra, bien que les liaisons au sol du train avant aient été retravaillées pour offrir plus de douceur. Point fort du modèle précédent, l’insonorisation reste excellente.

Un châssis aux petits oignons… pour un moteur qui manque de souffle ?

Niveau performances, l’Opel Astra électrique n’a par contre rien dans le sac par rapport aux concurrentes. Les 156 ch et 270 Nm de couple (en mode Sport seulement) ne sont pas bien consistants. Si les 1 765 kg de notre version Sports Tourer apparaissent corrects face aux rivaux, les accélérations n’ont malgré tout rien de fulgurant. L’instantanéité offerte sur les premiers mètres par la Volkswagen ID.3 et la Renault Mégane est absente. Et ne parlons pas de la Tesla Model 3…

L’allemande évolue donc à rythme doux sur la route. Très dommage car le châssis est franchement de qualité avec un essieu avant accrocheur et peu de roulis. Bien plus de niaque aurait été très souhaitable. Aussi, nous n’avons pas pu évaluer la recharge rapide, fixée à 100 kW en courant continu DC. Heureusement pour Opel car il est possible que l’Astra réitère la prestation catastrophique de la Peugeot 308, techniquement identique.

Chameau de la route : une consommation bluffante malgré quelques lacunes

La batterie de 58 kWh est donc la même, l’autonomie WLTP proche avec 445 km. La consommation est tout aussi raisonnable puisque l’Astra nous a gratifiés d’un joli 14 kWh/100 km sur des routes au relief marqué. Il reste possible de moduler le freinage régénératif sur trois niveaux sans aller jusqu’au One Pedal. Si le rayon de braquage est bon et la direction légère, la sensation à la pédale de frein n’est pas agréable.

Les similitudes avec la Lionne se projettent aussi aux places arrière, assez réduites pour les jambes. Le passager central devra en outre composer avec un inutile tunnel hérité des versions thermiques. Les bagages seront un peu mieux lotis, avec un volume de coffre exploitable oscillant entre 516 et 1 553 litres. Le seuil de chargement est plutôt bas, mais les astuces pratiques manquent.

Plus de 40 000 € : l’Astra électrique face au mur Tesla et Xpeng

L’Opel Astra Sports Tourer électrique ouvre sa gamme à 40 140 €. Rapporté aux performances modestes de l’engin, c’est osé. L’équipement de notre version Ultimate facturée 44 540 € est complet, mais cela ne suffit pas à justifier la somme demandée. Les Tesla et Xpeng affichées à des prix voisins profitent d’un environnement électrique autrement plus pointu, sans pour autant sacrifier praticité et confort au quotidien. La meilleure affaire est donc ailleurs…

Notre avis sur l’Opel Astra électrique

Nous remettons les clés sans verser aucune larme. Correcte partout sans exceller nulle part, l’Opel Astra électrique est l’archétype de la voiture vous emmenant d’un point à un autre sans broncher. À l’instar de l’Xpeng G6 que nous avons essayé, elle est donc ennuyeuse à souhait. Problème, parmi d’autres écueils qu’on pourrait éventuellement pardonner, elle accuse un retard important sur la partie logicielle, en plus de ne pas être donnée. Et ça, c’est un carton jaune…

Alors, seriez-vous prêt à craquer pour cet éclairage magique ou le manque de punch du moteur est pour vous un frein rédhibitoire ? Dites-nous en commentaire si vous préférez privilégier la sécurité nocturne ou la puissance brute d’une Tesla !

Opel Astra Electrique (18)
© Thomas Kim pour Presse-citron

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Opel Astra Sports Tourer Electric Ultimate

44 540 €
6.5

Verdict

6.5/10

On aime

  • L’éclairage particulièrement performant
  • La tenue de route sans reproche
  • L’ergonomie conservée
  • L’insonorisation de qualité
  • La consommation raisonnable

On aime moins

  • Les performances faiblardes
  • Le multimédia peu efficace
  • L’habitabilité arrière réduite
  • Le prix plutôt élevé
  • La recharge rapide à vérifier