C’était il y a 140 ans, les premières cabines téléphoniques débarquaient en France. Installée sur l’espace public, la cabine téléphonique permettait à celui qui téléphonait ou y recevait un appel (un numéro de téléphone était affecté à chaque cabine), de s’isoler du bruit ambiant, d’y tenir une conversation privée, tout en étant abrité des intempéries. A l’aube des années 2000, pas loin de 250 000 cabines téléphoniques sont installées en France, mais la téléphonie mobile alors émergente aura rapidement raison de cette bonne vieille cabine.
La cabine téléphonique de retour en 2025 ?
Et si, à l’heure des précieux smartphones, la cabine téléphonique a cessé d’exister depuis quelques années déjà, deux sociétés, TeleCoop et Commown, envisagent de ressusciter cette dernière. Le projet vise avant tout à servir l’intérêt général, et à contredire le modèle actuel des télécoms incitant à la surconsommation.
“Nous avons pour ambition de réutiliser les cartes-mères encore fonctionnelles de téléphones portables utilisés par Commown. L’accès à la cabine sera gratuit de même que les communications. A terme, ces cabines pourraient être dotées d’une tablette et d’une connexion Internet” indiquait récemment Telecoop. Et la première cabine téléphonique “nouvelle génération” a été installée récemment, du côté de Strasbourg.
Installée devant le Shadock, dans le cadre de la semaine européenne du numérique responsable qui se tient jusqu’au 22 juin, la cabine dispose d’un habitacle en bois recyclé, avec à son bord un téléphone Socotel, et une tablette tactile. A une époque où l’on passe en moyenne pas moins de 4 heures par jour sur notre smartphone, cette nouvelle cabine téléphonique vise à vaincre cette dépendance.
Par ailleurs, en cas de panne de batterie ou d’oubli de téléphone, cette bonne vieille cabine téléphonique peut proposer une solution à certains tracas. Si le téléphone permet de passer des appels, la petite tablette permet quant à elle d’envoyer des messages, mais également d’utiliser (de manière modérée) le réseau Internet.
Les jeunes en ligne de mire ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette cabine téléphonique millésime 2025 ne vise pas forcément les zones rurales et les populations vieillissantes (les boomers). Au contraire, les fondateurs du projet ont pour ambition d’installer ces dernières devant les collèges et les lycées. “Pour cette population, l’usage des smartphones est très néfaste” estime Adrien Montagut, en charge de Commown. Rappelons que certains constructeurs jouent la carte de “l’anti-smartphone”, comme Light et son étonnant Light Phone 3.
A noter que cette première cabine installée du côté de Strasbourg est un prototype, mais que les premières “vraies” cabines pourraient fleurir dès l’année prochaine. Le projet vise également à lutter contre la précarité numérique, en permettant à chacun d’accéder gratuitement à certains sites et communiquer avec leurs proches.
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Pipi, caca ? Suplément !!!
Hum… Quand une technologie est désuette… bah… c’est finito…
Idée a la con.
Et c’est pas en interdisant les réseaux sociaux pour les plus jeunes, que ces cabines vont soudainement être rentable, il y a deja des modes enfant sur le telephone…
Par contre la vidéo de l’INA, MDRRRR!!! C’EST HONTEUX ! IL ME BUTE LE MEC