Cinq cents millions de dollars : c’est la somme colossale que vient tout juste d’investir Foxconn dans sa filiale indienne. Si vous ne connaissez pas l’entreprise, également appelée Hon Hai, sachez qu’il s’agit d’un des principaux fournisseurs d’Apple. Plus précisément, Foxconn se charge de l’assemblage. La société reçoit ainsi des pièces détachées et conçoit les iPhone finaux, qui sont ensuite envoyés en boutique. Mais le groupe subit les foudres des médias car les conditions de travail sont parfois plus que déplorables au sein de ses locaux. Si bien que les employés se sont récemment révoltés contre leur hiérarchie, terminant pour certains derrière les barreaux.
La diversification est donc une stratégie de choix pour tenter de lutter contre ces phénomènes, qui peuvent ralentir la production quand les salariés ne sont plus en poste, mais dans la rue. Qui plus est, ici, les causes du soulèvement semblent également comporter les restrictions liées au coronavirus en Chine. Or, c’est là un autre facteur qui pousse le gouvernement de Xi Jinping à fermer certaines usines. L’Inde est donc un refuge de choix pour les partenaires d’Apple, qui se doivent d’honorer des commandes à hauteur de plusieurs millions de mobiles chaque semestre. Et ne peuvent par conséquent pas se laisser faire par des confinements aux justifications douteuses.
La fin des stocks d’iPhone 14 Pro est d’ores et déjà annoncée pour 2022
Avec le succès de ses iPhone 14 Pro et de ses iPhone 14 Pro Max, Apple se retrouve d’ailleurs assez débordée en ce moment. Il est désormais trop tard pour commander les téléphones portables si vous souhaitez les recevoir sous le sapin avant Noël. Il aurait fallu effectuer l’achat avant le 17 novembre dernier pour y avoir droit à temps ! Et pour cause : selon l’analyste Ming-Chi Kuo, très réputé dans le milieu, la principale usine d’assemblage des iPhone, opérée par Foxconn à Zhengzhou, ne tourne qu’à 20% de son régime habituel…
Le pari de Hon Hai pour la péninsule indienne, en revanche, n’est pas nouveau : on sait que des iPhone y sont déjà fabriqués depuis plusieurs années. Mais il semble que même la stratégie de délocalisation entreprise en amont de la pandémie n’ait pas suffi à contrer son impact négatif sur les cadences asiatiques. Les actionnaires n’ont alors plus qu’à croiser les doigts pour que la situation ne revienne à la normale, sachez que même JP Morgan y va de ses inquiétudes en la matière.
Internaliser, la clé du succès ?
Avec un succès en demi-teinte pour les fournisseurs d’Apple depuis plusieurs résultats financiers successifs, la question de la confiance peut donc commencer à se poser. Or, on sait qu’Apple y travaille déjà. En effet, la firme recycle aujourd’hui bon nombre de ses iPhone grâce au robot Daisy, qui récupère des composants usagés pour les intégrer sous le capot de modèles revalorisés. Et même si le concept ne plaît pas toujours à certains clients, son intérêt pour la planète coïncidant avec une dépendance moindre aux sociétés tierces est un vrai plus pour Cupertino. Elon Musk, avec Tesla, s’inspire d’ailleurs (plus efficacement, il faut le dire) de principes similaires et tente de fabriquer coûte que coûte jusqu’aux plus petites vis de ses propres fusées.
Et vous, préférez-vous un iPhone en retard ou plus potentiellement cher ?
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