Facebook et l’Oculus Rift : tâtonnement dans la réalité virtuelle

Déconvenue ou changement de stratégie ? Facebook a annoncé mercredi 8 janvier la fermeture de 200 points de démonstration ouverts chez Best Buy, l’enseigne américaine spécialisée dans la vente de matériel électronique grand public. Sur les 500 déjà ouverts, la visibilité de Facebook en termes de réalité virtuelle est donc fortement mise à mal.

En 2014, Facebook a pénétré le marché de la réalité virtuelle en rachetant la start-up américaine Oculus pour près de 2 milliards de dollars. Le Rift, premier casque de réalité virtuelle commercialisé par l’entreprise est sorti en mars 2016 après un accouchement sur le marché difficile et de nombreux prototypes.

L’entrée difficile de Facebook dans la réalité virtuelle

Les chiffres des ventes ne sont toujours pas connus officiellement à ce jour mais les estimations placeraient les ventes du Rift très loin derrière ses deux concurrents, le Vive (HTC) et le PlayStation VR (SONY), respectivement vendus à hauteur de 420 000 et 750 000 exemplaires.

Depuis, Facebook accumule les déconvenues et un retard certain sur son plan de commercialisation initial. Le nom du fondateur d’Oculus, Palmer Luckey a été associé au 3e trimestre 2016 dans le financement d’activités politiques. Un procès contre ZeniMax a été ouvert pour des accusations de vol de technologies. De plus, la start-up s’est réorganisée en décembre 2016 pour se scinder en 2 divisions distinctes, PC et Mobile, avec certes une cohérence au regard de la structure du marché, mais un changement de CEO et des conséquences opérationnelles non négligeables.

Perspectives pour l’Oculus Rift

Ces changements se veulent optimistes, selon Mark Zuckerberg, qui reste persuadé que « la réalité virtuelle et augmentée sera la prochaine plateforme informatique majeure ». La mesure la plus marquante a été le recrutement d’Hugo Barra, début 2017, ancien de Google et de Xiaomi, en tant que Vice-président de la réalité virtuelle chez Facebook, afin de redonner un cap à cette division.

Les prochains efforts d’Oculus vont maintenant porter sur la baisse du prix public du casque Oculus Rift et sur la technologie utilisée pour faire fonctionner le casque, qui limite aujourd’hui ses potentiels utilisateurs puisqu’il faut posséder un ordinateur relativement puissant. Mark Zuckerberg est désormais conscient qu’il faudra attendre plusieurs années avant que la rentabilité soit au rendez-vous et l’entreprise se dit prête à continuer d’investir massivement pour pénétrer ce marché prometteur. Espérons que ces tâtonnements du début, se convertiront rapidement par une vraie vision pour l’entreprise.

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