- Plusieurs grandes entreprises ont décidé d’interdire l’utilisation de ChatGPT à leurs employés
- Les sociétés marchent sur des œufs, et elles ne veulent pas louper les gains de productivité permis par l’IA
- 20 % des salariés américains disent souhaiter le bannissement de ChatGPT dans leur société
Faut-il interdire ChatGPT au travail ? C’est la question à laquelle sont confrontées de très nombreuses entreprises depuis le lancement de cette intelligence artificielle fin 2022. Ainsi, de grandes sociétés telles que Verizon, Bank of America, Citicorp, Samsung et JPMorgan Chase ont décidé de bannir cet outil en interne. C’est aussi le cas de la Ville de Montpellier en France.
Apple a pris la même décision. La firme de Cupertino craint en effet que cette IA ne soit à l’origine de fuites de données confidentielles. Il faut d’ailleurs savoir que lorsqu’un utilisateur tape une requête sur ChatGPT ou ses concurrents, ces informations sont envoyés à son développeur qui les utilise pour peaufiner sa technologie. Des données qui devraient rester secrètes peuvent donc se retrouver entre les mains de la concurrence.
20 % des salariés veulent interdire ChatGPT
Autre inquiétude, ces IA ne sont pas à l’abri de bugs. On pense notamment au mois de mars dernier où OpenAI avait dû mettre son IA hors ligne car elle permettait à certains utilisateurs de voir les titres de l’historique des conversations d’autres internautes.
Nos confrères de Forbes ont échangé avec Drew Romero, expert en cybersécurité chez Tkxel Corporation qui est revenu sur le choix de son entreprise de bannir l’utilisation de ces IA :
Nous avons donné la priorité à la protection des données sensibles et de la propriété intellectuelle. L’IA générative a le potentiel de générer du contenu susceptible d’enfreindre les lois sur les droits d’auteur ou de divulguer des informations confidentielles par inadvertance.
De nombreuses autres compagnies hésitent à passer à l’acte, car se passer de tels outils risque de les priver d’importants gains de productivité, comme l’explique John Treadway, fondateur d’AI Technology Partners : « Il y a tellement de valeur à gagner en termes de productivité qu’une interdiction totale pourrait vous faire perdre du terrain par rapport à vos concurrents ».
Ce choix difficile s’illustre dans le récent sondage réalisé par Glassdoor au début du mois de juin. Il a permis d’interroger 9305 employés américains sur cette technologie. 80 % des répondants se déclarent opposés à l’interdiction de ChatGPT sur le lieu de travail. À l’inverse, 20 % des sondés souhaitent voir cet outil restreint voire totalement interdite.
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