- Fnac-Darty est français mais appartient en partie au groupe allemand Ceconomy
- Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky souhaite lui racheter ses parts
- Les négociations seront difficiles, Ceconomy dit ne pas être vendeur
Spécialisée dans les produits électroménagers, électroniques et culturels, le groupe Fnac-Darty réalise plus de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Coté sur Euronext Paris, il possède parmi ses actionnaires le groupe allemand Ceconomy, qui malgré sa participation minoritaire de 24 % fait de lui un obstacle de taille aux autres investisseurs qui voudraient s’emparer du groupe français. Pourtant, selon BFM Business, un milliardaire tchèque serait bien déterminé à négocier.
Son nom : Daniel Kretinsky. Après des études d’avocat en France, il s’est lancé dans le secteur de l’énergie. C’est de là que provient en grande partie sa fortune (dans des mines et des centrales de charbon). De quoi lui permettre de racheter différents médias en France comme Elle, Télé 7 Jours ou encore Marianne. Sa participation dans Fnac-Darty a pris un tournant l’été 2022 alors qu’il rachetait 20 % des parts du groupe.
À son avantage, une relation proche avec Enrique Martinez, l’actuel PDG de Fnac-Darty depuis juillet 2017. Lui a commencé sa carrière chez Fnac en supervisant les équipes à Lisbonne au Portugal en 1998. En intégrant Darty au groupe, il s’occupait également en 2012 du projet d’introduction en Bourse. Si son ami Daniel Kretinsky rachetait les parts de Ceconomy, alors Fnac-Darty serait en mesure de sortir des marchés financiers et redevenir une entreprise privée. Une opération que la direction voit comme une opportunité.

Une renaissance, pourquoi ?
Sortir Fnac-Darty d’Euronext Paris serait une très bonne nouvelle pour les perspectives d’évolution du groupe. “Ils en rêvent”, citait des sources proches du dossier le média BFM Business. Pourquoi ? Tout simplement car face à la situation loin d’être prévoyante du marché de l’électroménager, des livres et de l’électronique, l’action stagne en Bourse. Pas de quoi motiver à investir, prendre des risques et changer les plans. Malgré tout, Ceconomy ne serait pas vendeur à ce jour.
Les autres investisseurs en Bourse ne sont pas d’avis que les discussions seraient au point mort. L’absence de terrain d’entente n’a pas barré la route à leur optimisme et l’action Fnac-Darty a augmenté de plus de 10 % en cinq jours et plus de 17 % en un mois. Une véritable renaissance, qui démarrait déjà en octobre 2022 lorsque l’action touchait son plus bas sur un an (+40 % de hausse depuis).
En cas de sortie des marchés financiers et de rachat par Daniel Kretinsky, la direction serait en mesure d’investir en profondeur dans le e-commerce, pour aller croquer dans le gâteau détenu en grande partie par le géant Amazon. “Il n’y a aucune synergie”, commentait une source proche du dossier à BFM Business au sujet de la présence au capital du groupe allemand Ceconomy.
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