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France : vers une hausse conséquente du SMIC cet été ? Ça se précise

L’inflation fait craindre une période délicate pour les ménages en France.

On s’y attendait et cela se confirme : l’inflation est en hausse en France de 1,7 % en mars. Et il ne faut pas chercher très loin pour en trouver la raison, puisque la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz ont fait exploser les prix des carburants, ce qui se répercute très rapidement sur les foyers.

Le gouvernement a lui-même a modifié ses prévisions économiques pour l’année et anticipe désormais une inflation de 1,9 % au lieu d’1,3 %, tandis que la croissance ne serait que de 0,9 %. Ces évolutions auront aussi une conséquence concrète pour tous les salariés qui touchent le salaire minimum en France.

En effet, ce dernier est automatiquement indexé sur le niveau de l’inflation. Interviewé par France Info, Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture à l’Insee, commente ainsi :

Quand on franchit le seuil de hausse de 2%, mécaniquement on raugmente le SMIC deux mois plus tard. Donc, à l’été, on devrait avoir une revalorisation du SMIC qui va se transmettre plus largement aux prix de services. On peut s’attendre également à ce que certains industriels répercutent cette hausse sur les prix de certains biens, comme les ordinateurs. (…) Il faut avoir en tête que pour l’industrie chimique ou l’industrie de la verrerie, l’augmentation des coûts est très marquée puisque ce sont des industries qui utilisent massivement du gaz.

Malheureusement, l’alimentation devrait aussi suivre cette tendance de hausse des prix, d’autant que le transit des engrais, dont une grande partie passe par le détroit d’Ormuz est aussi touché par les tensions persistantes au Moyen-Orient.

Des temps difficiles pour les Français ?

Il y a quelques semaines, Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, une société de gestion entrepreneuriale, faisait des prévisions très pessimistes pour les ménages français :

Si on est dans le scénario actuel de 90 dollars (cours du baril de Brent Ndlr) et que ça ne dure pas longtemps, pour un couple avec deux enfants, ça coûte 50 euros.  Si ça dure quelques mois avec un cours du pétrole à 110-120 dollars, avec l’effet sur les prix de l’énergie, car cela s’accompagne d’un effet sur le gaz, et sur les produits alimentaires (engrais), l’impact peut s’élever à 150 euros par mois.

Il évoquait ensuite le pire cas de figure possible : « Si on a le scénario catastrophe, avec une fermeture du détroit d’Ormuz et un prix du pétrole à 150 dollars le baril, cela représente 400 euros par mois pour ce même foyer. » Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

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