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French Tech, Startup Nation : ces termes anglais provoquent la colère d’une association

Une association veut en finir avec les anglicismes utilisés dans le secteur de la Tech tricolore.

“Choose France”, “La French Tech”, “Next 40”, “Health Data Hub” ou encore “French Impact” sont autant de termes bien connus dans le milieu de la Tech. Il s’agit d’expressions utilisées par l’État dans le cadre d’initiatives visant à accompagner le développement du secteur des nouvelles technologies en France.

Le Français pourrait devenir « inutile »

Ces anglicismes sont toutefois dans le viseur de l’Association Francophonie Avenir (AFRAV) qui a intenté un procès à l’État français devant le tribunal administratif de Paris. Dans un communiqué publié sur son site, l’organisation précise ses arguments juridiques :

Elle a attaqué l’État en vertu du Titre 1er – Article 2, 1er alinéa de la Constitution française qui dit que la langue de la République est le français et en vertu de l’article 14 de la loi Toubon qui dit que l’emploi d’une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d’une expression ou d’un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public.

Sur le fond, l’organisation qui compte à ce jour 80 adhérents, entend défendre la langue française contre l’hégémonie de l’anglais. Elle précise d’ailleurs à cet égard : « le bilinguisme français-anglais généralisé dans tout le pays rendra le français INUTILE pour les étrangers non francophones puisqu’ils pourront être servis partout en anglais. »

Et ce collectif compte d’ailleurs déjà de beaux succès à son actif, avec des victoires contre la mairie de Nîmes, ainsi qu’un autre contre l’Université de Paris Sciences et Lettres. Dernièrement, l’association a remporté une première bataille juridique contre l’Aéroport de Metz-Nancy-Lorraine qu’elle refuse de voir s’appeler « Lorraine Airport ».

L’affaire semble d’ailleurs être prise très au sérieux au niveau du ministère de l’Économie qui a proposé une médiation visant à trouver un accord à l’amiable. Une demande refusée par l’AFRAV. Son dirigeant, Régis Ravat, a expliqué à nos confrères du Point qu’il souhaitait « faire vivre la loi Toubon ».

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