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Gabriel Dabi-Schwebel, consultant IA : « Un détecteur d’IA élimine les mauvais tricheurs, mais pas les bons. »

Retiré de la sélection du Goncourt, lâché par son éditeur québécois : avec l’affaire Thélyson Orélien, les détecteurs d’IA se sont retrouvés au cœur d’une polémique littéraire. Que mesurent vraiment ces outils ? Peuvent-ils accuser un auteur à tort ? Consultant en usages de l’IA auprès des dirigeants, Gabriel Dabi-Schwebel a voulu en avoir le cœur net en demandant à une IA d’écrire un roman capable de passer pour « 100 % humain ». Entretien avec un utilisateur convaincu de l’IA… et sans illusions sur la détection.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je me considère comme un « serial entrepreneur » ! J’ai créé pas mal de boîtes, certaines ont marché, d’autres moins. Mi-2025, j’ai créé Décision IA afin d’accompagner les entreprises dans leur utilisation de l’IA. C’était après l’arrivée des premiers modèles de raisonnement. Il n’y avait pas encore l’agentique, mais il y avait cette capacité naissante à bien réfléchir, un peu comme si on avait un consultant McKinsey dans la poche.

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Depuis l’arrivée de l’agentique, j’accompagne aussi des consultants indépendants et, de plus en plus, des entreprises : former les collaborateurs, déployer des agents et des skills partagés, et changer l’organisation, parce que tout cela représente un vrai travail de réorganisation. Je considère que l’IA est d’abord un sujet RH avant d’être un sujet SI.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux détecteurs d’IA ?

J’ai une éditrice parmi mes proches. Dès que l’affaire Thélyson Orélien est sortie, c’est devenu un vrai sujet de conversation avec elle et mes amis. Ça m’a donné envie de tester Pangram, de voir ce qu’il en était. Et je me suis rendu compte que, autant j’ai plutôt confiance en Pangram quand il dit qu’un texte est de l’IA, autant j’ai moins confiance quand il dit qu’il est humain. Au fond, la question est : est-ce que l’IA peut tricher mieux que l’humain ?

Vous dites avoir testé ces outils sur vos propres textes. Concrètement, qu’avez-vous fait ?

J’ai voulu commencer à écrire un livre qui s’appellerait « 100 % humain ». Il serait écrit à 100 % par l’IA mais ressortirait 100 % humain sur Pangram. J’ai créé avec l’IA une « bible du roman » pour savoir quelle histoire écrire. On a défini la trame, et je lui ai donné comme consigne d’obtenir sur Pangram une évaluation « 100 % humain ». Elle a rédigé, fait tester par Pangram, obtenu la note, corrigé, refait tester, et ainsi de suite, chapitre par chapitre, jusqu’à être notée 100 % humain. Elle y arrivait en se corrigeant elle-même : en introduisant des erreurs, du flou, des anecdotes, en cassant elle-même son rythme pour passer le test du détecteur.

Pour casser le rythme dès le début du roman, elle a introduit une histoire sans queue ni tête, mais assez rigolote : celle d’un homme embêté parce qu’il a oublié son slip de bain en allant à la piscine. C’est avec cette anecdote qu’elle a réussi à tromper Pangram.

C’était intéressant intellectuellement, mais la qualité du roman se dégradait quand même sérieusement. Je ne suis pas allé au bout de l’exercice, parce que ça commençait à consommer beaucoup de tokens et à prendre beaucoup de temps. On comprend alors ce qui fait que les détecteurs considèrent qu’un texte est de l’IA quand il est très rythmique, ternaire, etc. Pour les tromper, il faut casser ces rythmes, introduire des choses sans queue ni tête.

J’ai mené l’expérience avec la version payante grand public de ChatGPT ainsi qu’avec Pangram. Il me semblait normal de choisir ce détecteur, car c’est celui qui a déclenché la polémique. J’ai aussi fait des tests avec d’autres détecteurs gratuits, et ça marchait aussi.

Je précise que je n’ai aucun lien avec Pangram : je suis un simple utilisateur, je n’ai pas de relations commerciales avec la start-up. J’ai pris celui-là parce que c’est celui qui avait déclenché la polémique.

« Je ne crois vraiment pas aux faux positifs.»

J’espère ne pas dire de bêtises, parce que je n’ai pas le détail de chaque mécanisme. Mais quand on passe un texte dans un détecteur, il surligne les passages qu’il considère comme écrits par une IA et ceux qu’il considère comme humains. À la fin, il est capable de donner un pourcentage de texte écrit par l’IA par rapport au texte écrit par l’humain.

Tout est dans l’analyse du rythme et du style. Une IA a une certaine régularité dans l’écriture : ça reste une machine. Elle a cette capacité à installer un rythme, là où un humain sera moins cohérent, fera plus de ruptures et d’incohérences. Il est plus facile pour une IA, en s’y reprenant plusieurs fois comme dans mon exercice, de réussir à paraître humaine, et donc de tromper le détecteur, que pour un humain d’être aussi régulier qu’une IA, et donc de paraître IA.

Markus Winkler Unsplash
© Markus Winkler / Unsplash

Les IA ont appris à écrire sur des textes humains. Des auteurs très réguliers, par exemple dans des ouvrages techniques où les phrases sont toujours construites de la même façon, ne risquent-ils pas de passer pour une IA ? Autrement dit, les faux positifs existent-ils ?

Je ne crois vraiment pas aux faux positifs. Je ne crois pas à un humain qui passerait pour une IA, surtout quand le texte est un peu long, à partir de 1 500 mots, et qu’il y a suffisamment de matière. Sur un poème, un texte court, il peut y avoir des faux positifs, en particulier quand on teste les versions gratuites des détecteurs. Mais dès qu’on est sur des versions payantes avec des textes plus longs, un humain ne réussira pas à passer pour une IA, parce qu’un humain a des écarts, des erreurs de style, n’a pas toujours exactement les mêmes structures et les mêmes formulations.

Et quand un texte humain contient quelques phrases isolées signalées comme IA, disons quelques pages réparties sur une centaine ?

Peut-être une phrase, mais dans l’ensemble, il n’y aura pas de quoi accuser quelqu’un à tort. Quand ce sont de petits extraits isolés, il peut y avoir des choses qui trompent. Mais c’est dans son ensemble qu’il faut regarder le texte. Avec un texte jugé humain à 97 %, je pense qu’on passe le filtre des détecteurs et celui des éditeurs.

Et si un texte ressort à 80 % humain et 20 % IA ? Ces 20 % peuvent-ils être des faux positifs ?

Non, ce sont sûrement des passages que l’auteur a fait réécrire ou reformuler, parce qu’on commence tous à utiliser l’IA pour améliorer notre forme, nos formulations. Après, c’est tout le débat : faut-il accepter cet outil ou pas, et dans quel cadre : au travail ? Quand on concourt pour un roman ? Pour ma part, je considère qu’au travail, ne pas utiliser l’IA est plus une erreur que de l’utiliser. En revanche, quand on concourt pour le prix Goncourt, on a au moins un devoir de transparence. Ensuite, il s’agit de définir les règles : est-ce que c’est l’œuvre qui compte, ou la relation entre l’auteur et l’œuvre ?

On distingue les textes entièrement générés par une IA et ceux qui sont « assistés » : reformulés, corrigés ou traduits. Le détecteur sait-il faire la différence ?

L’outil ne fera pas la différence. À partir du moment où les mots ont été remélangés, restructurés, reformulés, le texte apparaîtra comme écrit par l’IA, qu’on parte d’une copie humaine reformulée ou d’une copie directement écrite par l’IA. D’ailleurs, dans cette polémique, on ne sait pas si Thélyson Orélien a d’abord écrit puis fait corriger, ou s’il a directement demandé à l’IA d’écrire.

Et un auteur qui se sert de l’IA pour ses recherches, comme d’un assistant, et non comme d’un outil d’écriture ?

Tout dépend : est-ce qu’il fait ses recherches puis prend son stylo pour rédiger, ou est-ce qu’il copie-colle des bouts de ses recherches ? Dans le second cas, ça apparaîtra comme écrit par l’IA. S’il réécrit complètement, s’il reformule et que l’IA ne lui a servi que pour la recherche, ça n’apparaîtra pas comme de l’IA.

Mais la vraie question, c’est de savoir où ça s’arrête. Les écrivains utilisaient Google pour leurs recherches, et l’Encyclopædia Universalis encore avant. Ils n’ont pas toujours directement copié-collé, mais ils ont parfois reformulé suffisamment près pour qu’on retrouve des bouts de fiches Wikipédia, ce genre de choses. Avec l’IA, qui va beaucoup plus loin et qui a une part d’imagination, d’écriture et de complétude, où se trouve la limite ?

« Il faudrait être sacrément neuroatypique pour écrire comme une IA! »

Un grand éditeur reçoit de l’ordre de 5 000 manuscrits par an. S’il les passe tous au détecteur, faut-il s’attendre à de fausses accusations ?

Il n’y aura pas de fausses accusations, mais il y aura des écrits 100 % IA qui passeront le détecteur. Ce qui est sûr, c’est que, dans l’autre sens, l’IA peut tricher. Au bout d’un moment, le détecteur élimine les mauvais tricheurs, mais il n’élimine pas les bons tricheurs.

Quant aux sites qui promettent d’« humaniser » les textes générés par IA, je ne les ai pas essayés. Mais ça correspond au prompt que j’ai donné à l’IA pour qu’elle réussisse à tricher, donc en soi, oui, ça marche.

Le roman de Thélyson Orélien a été déclaré écrit à 94 % par une IA. Qu’en avez-vous pensé ?

D’une certaine façon, maintenant, c’est confirmé : je n’ai jamais cru aux dénégations de Thélyson Orélien. Quand on lisait son roman, on voyait déjà un certain nombre de formules qui faisaient IA. Et Pangram a donné un pourcentage élevé de texte écrit par l’IA. C’est peut-être 96 ou 92, mais ce n’est certainement pas zéro. Il faudrait être sacrément neuro-atypique pour écrire comme une IA.

Pour vous, aucun profil d’auteur humain ne risque donc d’être accusé à tort ?

Je ne pense pas. Un humain pourrait se faire passer pour une IA, mais il faudrait qu’il en fasse un exercice choisi : ce ne serait pas son style naturel. Personnellement, j’étais déjà convaincu, non pas de sa culpabilité, parce qu’il n’y a pas de culpabilité, mais du fait qu’il avait utilisé l’IA.

Que sont les métadonnées ?

Il faut les voir comme des « données sur les données ». Ce sont des infos qui décrivent un fichier, sans en faire partie. Par exemple, une photo enregistre la date de prise de vue, le modèle d’appareil, les paramètres utilisés, etc.

Un document Word est en réalité une archive compressée qui contient plusieurs fichiers. On y trouve notamment le nom de l’auteur et de la dernière personne à l’avoir modifié, les dates de création et de modification, le nombre de révisions, le temps total d’édition et le logiciel qui a produit le fichier, avec sa version.

Un texte copié depuis un assistant d’IA dans un navigateur arrive souvent avec sa mise en forme d’origine : styles, polices, balises HTML ou symboles de mise en page qui peuvent trahir sa provenance. Dans l’affaire Orélien, les Éditions du Boréal ont évoqué des « traces de balises d’IA » dans les métadonnées de plusieurs fichiers de travail, sans en détailler la nature.

Les métadonnées ne sont pas l’alpha et l’oméga de l’identification d’un auteur. Elles montrent qu’une IA est intervenue sur un fichier, mais pas ce qu’elle a écrit. Selon la presse, Boréal ne sait d’ailleurs pas précisément quel rôle elle a joué. Ensuite, les métadonnées s’effacent facilement : un passage par un fichier texte brut (.txt) ou la fonction « Inspecter le document » de Word suffit à les éliminer : leur absence ne prouve donc rien. Enfin, elles peuvent aussi être modifiées manuellement à l’aide d’un utilitaire.

Vous ne portez donc pas de jugement moral sur le recours à l’IA lui-même ?

Je considère que ça reste un très bon roman, qui mérite d’être lu. Là n’est pas le sujet. En revanche, avoir menti, ne pas avoir été transparent et avoir été plagiaire dans sa vie antérieure, ça, c’est un problème. Mais ça n’enlève rien à la qualité du roman, qu’il ait été écrit par l’IA ou avec l’IA, quel que soit le degré d’assistance. Ça reste son histoire.Même s’il l’a fait écrire par l’IA, c’est lui qui a donné l’instruction, la direction, une part de sa vie personnelle pour en faire quelque chose de particulier et de différenciant.

Il aurait pu défendre le fait qu’il l’avait écrit avec l’IA et que ça restait une œuvre. S’il avait assumé, ça aurait changé la donne. Là, on en est arrivé au sentiment que c’est une erreur d’écrire avec l’IA, et un certain nombre d’éditeurs ont décidé de tout passer au détecteur pour refuser tout ce qui n’était pas 100 % humain. C’est absurde, parce que, comme je l’ai démontré, un texte jugé 100 % humain peut être 100 % IA : dans ce sens-là, on peut tricher. Ce qui sort de cette polémique n’est pas nécessairement positif, et ça part en partie de ce mensonge.

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© BoliviaInteligente / Unsplash

Et vous, vous écrivez avec l’IA ?

Il faut l’accepter, le reconnaître. Mon livre Consultant puissance IA est 100 % IA, mais c’est 100 % assumé. Je l’ai relu, je l’ai fact-checké. Il a été écrit sur la base de transcriptions : il y a toute une oralité, il est très vivant parce qu’il est écrit à partir de matière orale, de discussions. Ça a peut-être même permis d’en faire un livre plus vivant que ce que j’aurais fait moi-même.

Un éditeur qui colle des milliers de manuscrits inédits dans un détecteur, lui-même fondé sur l’IA : où partent ces textes ? Ne risquent-ils pas d’enrichir une IA ?

Il y a beaucoup de croyances là-dessus. Une IA ne retient pas ce qu’on lui dit, d’une certaine façon : elle a fini d’apprendre. Quand on sollicite un modèle, il donne une réponse, mais il n’apprend plus. C’est vrai pour Pangram, et pour toutes les IA.

Sur les versions payantes professionnelles, dont Pangram, il y a un engagement de confidentialité, de non-utilisation des données. Il n’y a donc pas d’apprentissage sur la base du roman. C’est pour ça qu’il est très important, en particulier pour les éditeurs, de bien lire les conditions générales de ces outils. En général, elles garantissent la confidentialité quand on paie, beaucoup moins quand on ne paie pas.

« La honte doit changer de camp! »

En quoi ce débat rejoint-il votre métier de consultant ?

Ce que je trouve intéressant, c’est de savoir si l’on ose dire qu’on a travaillé avec l’IA, et si ça en fait un travail de moins bonne qualité. Chez un de mes clients, la DRH m’a dit qu’il faut que « la honte change de camp ». C’est un peu de la provocation et il ne s’agissait pas de MeToo ! Elle voulait dire qu’il faut avoir honte de ne pas utiliser l’IA, et arrêter d’avoir honte de l’utiliser. C’est aujourd’hui un vrai chantier, parce que dans les entreprises, les collaborateurs n’osent pas assumer qu’ils utilisent l’IA, alors que tous l’utilisent plus ou moins, ne serait-ce que pour reformuler.

Quelles règles simples un dirigeant devrait-il fixer sur la déclaration de l’usage de l’IA dans les contenus produits par ses équipes ?

Pour moi, le principe, c’est d’accepter que tout soit fait avec l’IA. Dans ma pratique personnelle de consultant et de chef d’entreprise, 100 % de mes usages sur PC sont délégués à l’IA. C’est elle qui produit mes présentations, mes écrits, répond à mes mails, met à jour mon CRM, fait mes factures, génère mes devis et fait mes relances. Mais je reste maître à bord : je garde le contrôle, je la briefe, je la guide.

Cet outil permet d’approfondir, de réfléchir de façon plus structurée, d’avoir des analyses plus précises. Ne pas l’utiliser, c’est comme ne pas utiliser la calculatrice quand on fait des calculs : on risque de faire plus d’erreurs, de prendre de moins bonnes décisions. Un chef d’entreprise doit donc exiger de ses collaborateurs qu’ils l’utilisent, mais à bon escient, et qu’ils se l’approprient. Le travail du collaborateur consistait à rédiger. Il peut désormais se déplacer vers sa capacité à analyser, à challenger, à s’approprier et à affiner la qualité de la réponse. L’IA permet de produire beaucoup. Le devoir de l’utilisateur va être de sélectionner et d’aller chercher la qualité.

Concrètement, un dirigeant doit-il encadrer cet usage et exiger de la transparence de ses collaborateurs, au moins en interne ?

Pour fixer des règles, il faut d’abord donner accès à une IA. S’il n’en donne pas, s’il interdit l’accès, il doit alors prendre des mesures pour éviter ce qu’on appelle le shadow AI. Les collaborateurs utilisent une IA, la plupart du temps gratuite, pour les aider dans leur travail. Or, une IA gratuite apprend sur les données, et on a des problèmes de confidentialité. Il est donc plus légitime de donner aux collaborateurs l’accès à une IA payante, avec pour règle de passer par l’IA de l’entreprise quand ils l’utilisent.

Il faut aussi les former à bien utiliser l’IA et à aller beaucoup plus loin que ce que font la plupart des collaborateurs. C’est ce qui permet de gagner du temps et de monter en qualité pour déplacer la valeur ailleurs.

Un cadre qui prépare une réunion et sa présentation avec l’IA devrait-il le signaler ?

Pour moi, il faut accepter que l’hypothèse par défaut, c’est qu’il utilise l’IA. L’enjeu n’est plus de savoir si la présentation a été faite avec ou sans, mais si elle est la plus pertinente possible. Le vrai problème, c’est lorsque la présentation est très bonne, mais que l’employé ne la connaît pas, ne sait pas en parler ou la défendre. C’est aujourd’hui le problème qu’on rencontre le plus en entreprise.

Ce qu’on vend finalement, c’est notre jugement, notre capacité d’analyse, notre point de vue, notre capacité à prendre une décision. Ça, l’IA ne le fera pas à notre place. C’est aussi ce qui rend le travail avec elle très stimulant : il ne faut pas lâcher prise.

Un outil à double tranchant, en somme ?

J’utilise le terme de pharmakon, qui vient du grec et désigne à la fois le poison et le remède. Il y a une histoire derrière : pour s’habituer au poison, il faut en prendre un petit peu. D’autres l’utilisent dans le domaine de l’IA, et ça rejoint aussi le nucléaire : une énergie incroyable, qui peut résoudre plein de problèmes, et qui peut aussi créer des bombes extrêmement destructrices.

Propos recueillis par Marc Mitrani

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