Passer au contenu

Adieu la Silicon Valley, New York est désormais le plus gros pourvoyeur d’emplois de la Tech américaine

L’IA chamboule beaucoup de choses aux États-Unis : la Silicon Valley n’a plus le monopole de la tech dans le pays. Il faut désormais se rendre à New York pour trouver les opportunités les plus alléchantes !

La Silicon Valley n’a plus le monopole de la tech américaine. Pour la première fois depuis plus d’une décennie, la métropole de New York a dépassé la région de San Francisco en nombre de travailleurs de la tech, atteignant près de 394 000 professionnels. Une situation qui s’explique, en partie, par la gourmandise des géants de la finance et des banques new-yorkaises, qui recrutent à foison des spécialistes pour intégrer l’intelligence artificielle (IA) à leurs activités.

Elle illustre aussi la mutation profonde qui s’opère sur le marché du travail depuis l’émergence de ChatGPT. Désormais, les postes débutants en informatique se font plus rares, tandis que les exigences des recruteurs augmentent. S’ils espèrent décrocher un emploi, les candidats doivent maîtriser très tôt des compétences techniques autrefois réservées aux profils expérimentés.

silicon valley
San Francisco a perdu son trône © Falkenpost / Pixabay

10 millions de dollars pour démocratiser l’IA dans le Queens

Cette transformation est telle que l’État et la ville de New York injectent 10 millions de dollars dans la création d’un centre de formation baptisé l’AI Jobs Institute. Installé à Long Island City, dans le quartier du Queens, ce pôle sera piloté par l’organisation à but non lucratif (ONG) Pursuit, reconnue pour ses programmes d’insertion professionnels dans le secteur de la tech.

Objectif : former 40 000 New-Yorkais d’ici à 2032 grâce à des cursus intensifs axés sur la pratique. Le projet vise en priorité les populations défavorisées, souvent écartées des vagues d’innovations précédentes. Une manière, aussi, d‘éviter que la fracture sociale ne s’agrandisse. À travers des partenariats avec les bibliothèques publiques et les organismes de logements sociaux, l’institut veut placer les foyers à faibles revenus au premier rang de cette révolution technologique.

Une collaboration public-privé rare dans le secteur

Le projet s’appuie sur une collaboration étroite entre secteur public et acteurs privés. Si les autorités locales financent les infrastructures, de grandes entreprises comme Adobe, Wells Fargo ou Con Edison prennent en charge les coûts de fonctionnement. Surtout, les poids lourds mondiaux de l’IA que sont OpenAI, Anthropic et Google s’impliquent directement en fournissant un accès gratuit à leurs plateformes, à leurs certifications et à des crédits d’utilisation pour leurs outils.

Le centre s’associe également à CUNY, l’immense réseau d’universités publiques new-yorkaises, pour proposer des certifications complémentaires aux étudiants. L’apprentissage se concentre ainsi sur la prise en main concrète de l’IA et la création d’agents autonomes, afin d’offrir des débouchés réels et durables sur le marché du travail.

  • La métropole de New York est devenue le premier bassin d’emplois tech en Amérique du Nord, devant la Silicon Valley.
  • Pour répondre à ce besoin, un pôle de formation de 10 millions de dollars va être créé dans le Queens.
  • Financé par le secteur public et soutenu par des géants comme Google, OpenAI et Anthropic, le projet vise en priorité à insérer les populations à faibles revenus sur le marché du travail.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech