Google New et Transparency Report, les nouveautés du jour de Google

C’est une idée qui a probablement déjà effleuré fréquemment l’esprit de quelques internautes, webmasters ou blogueurs : au rythme où se succèdent les nouveautés chez Google, il est parfois difficile de suivre toute son actualité : créer un site qui recense toutes les évolutions du géant de Mountain View, passées et présentes. De nombreux blogs

C’est une idée qui a probablement déjà effleuré fréquemment l’esprit de quelques internautes, webmasters ou blogueurs : au rythme où se succèdent les nouveautés chez Google, il est parfois difficile de suivre toute son actualité : créer un site qui recense toutes les évolutions du géant de Mountain View, passées et présentes. De nombreux blogs se sont spécialisés dans cette tâche et ils sont certains d’avoir toujours du contenu frais.

Mais c’est finalement Google qui s’y colle avec Google New, lancé hier, un site qui liste toutes les nouveautés maison par ordre chronologique. Le site, entre portail et blog, propose un tri par type de service et par centre d’intérêt, et chose étonnante, un moteur de recherche interne. C’est clair, propre et efficace. A la Google, quoi.

Autre nouveauté, plus « politique » celle-là : Transparency Report, une page divisée en deux sections, qui prétend afficher de la façon la plus transparente les pays où Google est sujet à la censure où à des demandes de contrôle de gouvernements.

Google explique que la transparence est une valeur fondamentale pour lui, et propose deux façons de s’informer en temps réel des pressions que la firme peut subir face à différents régimes pas toujours très démocratiques : les requêtes gouvernementales et le trafic. Si rien n’indique comment Google gère les demandes de censure ou de fermeture d’accès à certains de ses services (c’est souvent YouTube qui est concerné), les requêtes gouvernementales sont présentées sur une carte dynamique et en deux colonnes chiffrées : les demandes d’informations sur des utilisateurs, et les demandes de retrait de contenu. On peut constater que la France est plutôt « bien » placée dans les demandes de renseignements, mais j’ignore si cette donnée inclut les réquisitions de juges suite à des plaintes, par exemple, ou si elles ne sont que le fait de requêtes émanant du gouvernement.

La page « Trafic » montre, comme son nom l’indique, le trafic des différents services et sites Google par pays, sur un graphe visuel interactif dont vous pouvez modifier à l’aide d’un curseur la période d’analyse. Le graphe, en Flash (exit mobiles autres que Android 2.2 et iPad) permet aussi selon Google d’observer la façon dont le flux d’information Google est traité par les pays : une rupture trop marquée dans une ligne indique une coupure du service, qui, outre d’éventuels problèmes techniques, peut être due à une censure à un instant T.

Une initiative maline de Google, qui sans se dédouaner complètement de sa responsabilité, met les gouvernements en face des leurs en passant un message de transparence : vous voulez censurer ? D’accord, mais maintenant le monde entier le saura. Reste à savoir si cet affichage public des mauvais élèves aura un quelconque effet sur les états, dont les plus répressifs doivent se moquer comme de leur première Kalachnikov de l’image qu’ils renvoient aux Googlenautes…


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7 commentaires

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  2. pardon je n’avais pas compris le sens de ta phrase: je comprenais « exit tous les mobiles, sauf Android 2.2 et l’iPad »…
    Pour le reste, bonne approche de Google, qui va laisser à des centaines d’autres le soin d’analyser gratuitement les résultats par pays, par service

  3. Ca fait plutôt peur de voir que nos pays occidentaux et prétendus ouverts introduisent tant de demandes de censure à Google. Dommage qu’on ne retrouve pas la liste des demandes de suppression par les Gouvernements respectifs…

  4. @Tchikito : Peut être que le fait de ne pas avoir mis en place de flux RSS permette d’inciter les internautes à retourner voir en permanence les nouveautés. Une sorte de « publicité » pour rester dans ton esprit en permanence.

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