Halte aux idées reçues : Facebook améliore la productivité des salariés

Une infographie publiée par le site Keas (Programme de bien-être des employés) vient confirmer l’intérêt d’ouvrir les réseaux sociaux à ses équipes : la pause Facebook est bonne pour la productivité !

Une étude met un terme à un certain nombre d’idées reçues. De nombreuses entreprises coupent l’accès des réseaux sociaux à leurs collaborateurs depuis les postes de travail. Outre des raisons de sécurité, c’est souvent la crainte d’une moins grande concentration, voire implication qui est mise en avant. Mais, d’une part, rien n’empêche un collaborateur d’accéder aux réseaux sociaux depuis son smartphone s’il ne peut le faire depuis son poste. D’autre part personne n’a attendu les réseaux sociaux pour s’accorder un break pendant sa journée de travail. Enfin, ne pas laisser ses collaborateurs accéder aux réseaux sociaux, c’est risquer de se priver de toutes les opportunités que peuvent apporter leurs multiples connexions.

facebook productivity loss

Aujourd’hui, une infographie publiée par le site Keas (Programme de bien-être des employés) vient confirmer l’intérêt d’ouvrir les réseaux sociaux à ses équipes : la pause Facebook est bonne pour la productivité ! En effet, selon leur étude, il semble qu’une pause Facebook de 10 minutes rende les employés plus heureux, en meilleure santé et plus productifs. L’infographie cite une étude récente de l’ « Academy of Management » qui confirme que les employés autorisés à utiliser Facebook sont plus productifs que ceux qui ne le sont pas.

Pendant cette étude, entre ceux qui n’ont pas eu de pause, ceux qui ont eu une pause sans Internet et ceux qui ont eu une pause Facebook, c’est ce dernier groupe qui s’est révélé le plus productif (16% de plus que le groupe qui a fait une pause et 40% de plus que celui qui n’a pas fait de break). Brent Coker, du département Management et Marketing de l’université de Melbourne confirme les éléments de cette infographie: « des pauses courtes et discrètes, comme un surf rapide sur Internet, permettent à l’esprit de se reposer, avec pour conséquence une plus forte concentration sur son travail et une meilleure productivité« .

De leur côté, la moitié des dirigeants interdit l’accès à Facebook et autres réseaux sociaux au bureau (voir l’infographie).

Au delà de la seule question de productivité, Facebook a un impact indirect sur la santé et le bonheur des employés. Selon cette étude, on est positivement touchés par le bonheur des autres, même si ce bonheur n’est perçu qu’au travers d’un écran.

Ceci étant dit, étude ne fait pas règle et je ne pense pas que ces éléments seront suffisants pour convaincre tous les dirigeants réfractaires à Facebook de l’autoriser sur tous les postes.

Quelques éléments pour accompagner cette démarche en entreprise

L’un des points essentiels à souligner est que les salariés dans leur grande majorité de sont ni formés ni mêmes sensibilisés à l’utilisation des réseaux sociaux dans leur vie professionnelle. Il n’y a pas de règle écrite. Les salariés ne savent pas ce qui ou n’est pas autorisé et les règles peuvent changer d’une entreprise à l’autre. Peu de dirigeants savent que pour 8% des salariés, parler des projets en cour avec des concurrents est légitime.

  • La première étape consiste donc à former ses équipes. Il n’est pas suffisant d’avoir des guides de bonnes pratiques.
  • Faire preuve d’empathie et comprendre qu’il est impossible aujourd’hui d’avoir des ordinateurs qui ne soient destinés qu’à des tâches exclusivement professionnelles.
  • Impliquer le management dans l’élaboration des règles.
  • Être clair et précis: explications, aspects juridiques et exemples.
  • Être conforme à la législation en vigueur et faire évoluer en fonction des changements.
  • Préciser quelles sont les conséquences du non respect des règles.
  • Pas de discrimination.

 (image : Edudemic)


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25 commentaires

  1. Bossant pour une grosse SSII, j’ai pu comparer les méthode de travail de plusieurs grosse boite (dont la mienne, qui a des politique différente selon les pôles).

    La ou les règle sur l’utilisation du net sont les plus stricte, la productivité est la moins bonne dans 100% des cas.

    Les employés ne vois leur machine que comme un outil de travail et de contrainte. Aucun plaisir à l’utiliser.

    La motivation principale est de terminer le travail le plus rapidement possible pour partir le plus vite possible du bureau.

    La ou les employés sont le plus libre (voire totalement libres) de leur actions sur le net, la productivité est LARGEMENT supérieure.

    Le fait de pouvoir tchater avec ses amis (et/ou son/sa compagne) permet de moins sentir l’impact du temps passé sur sa chaise.

    Les employé hésite moins a rester un peu plus (en cas de soucis ou de problème a régler à l’heure partir par exemple) car il peuvent passer un peu de temps à surfer ou tchater.

    L’impression de ne pas être « enfermé » dans un bocal incite moins à vouloir le quitter.

    Bref … les patrons devraient sérieusement envisager de revoir leurs idées reçues sur le sujet.

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  3. Il manque quand même quelque chose dans cette étude: Un groupe qui a une pause avec Internet mais sans Facebook…

    Je suis sur que les résultats seraient encore meilleur.
    Mais comme par hasard ils se sont limités à Facebook.

    Ca me semble très orienté comme étude.

  4. Mon Dieu si maintenant les études racontent n’importe quoi, ou va-t-on ?
    Les stagiaires qui font un stage Facebook sont pris en compte dans l’étude ?
    Ceux qui passent plus de temps connecter sur FB qu’à bosser ?

    Parce que de mon côté et ma petite expérience personnelle, j’aurais dit exactement le contraire de cette étude !

    Est ce que les participants étaient informés qu’ils étaient « épiés » au fait ? Parce que la aussi ça change pas mal de choses…

  5. Tout dépend de la durée de la pause et de leur fréquence. Pas sur qu’un employé qui passe 50 % de son temps sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux soit plus efficace que celui qui ne fait rien…

    Le principe de la pause est de pouvoir s’évader un moment, de couper avec son travail actuelle pour mieux s’y remettre après. Il est donc possible qu’une pause Facebook ou autre de 10 minutes aide à la productivité, mais de la à généraliser la conclusion…

  6. Après la pause café voici la pause Internet, et pourquoi pas ? rien d’étonnant d’ailleurs puisque c’est un dérivatif, une déconnection avec le bureau c’est nécessaire, mais de toute façon il vaut peut-être mieux que ce soit pendant la pause que lorsque l’on bosse …

  7. Tout dépend du taf aussi ….

    J’ai une install en prod, 5 serveurs solaris, même si je balance les 5 en même temps, ce n’est pas du full time pendant 1h.

    Le fait que je surf pendant la copie par NFS ne va pas impacter ma productivité et va me détendre.

    C’est sur que si une hotesse de caisse en plein rush a Auchan fait la même chose, ça va faire baisser son rendement.

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  14. Il faut arrêter avec ce prétexte erroné à tel point que l’on croirait avoir affaire à du lobbying.
    On ne filtre PAS les réseaux sociaux par souci d’économie du temps de travail !
    En effet, vu le temps passé au distributeur, à fumer ou à discuter dans les couloirs ce serait se foutre du monde.
    On filtre par NÉCESSITÉ LIÉE À LA SÉCURITÉ de l’entreprise !
    Les sites en question et, plus généralement les régies publicitaires en ligne, sont de véritables aspirateurs d’infos notamment par recoupement !
    Il est donc HORS DE QUESTION que les salariés aient accès à de tels sites.
    S’ils veulent discuter sur les RS ils le font avec leurs propres équipements.
    Du reste les applications mobiles sont bien plus appropriées (en matière d’ergonomie et de fluidité) pour cela.
    db

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  16. je suis assez d’accord avec amapi, tout dépend de l’activité professionnelle. Il y a des métiers où il n’est pas possible de s’échapper sur facebook, et d’autres où il faudrait presque y passer la journée…

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  19. MDR !! Mais qu’est ce qu’il ne faut pas lire ??
    Inadmissible de publier ce genre de tissus de bêtises !! On ne m’avait pas dit qu’on vivait dans le monde des Bisounours !!

  20. Je pense qu’être pris en flag sur Twitter est mieux vu (enfin suivant les abonnements de sa TL) que de se faire prendre sur FB. Enfin après c’est une question de point de vue

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  22. L’étude citée me semble de bon sens : moyennant un certain nombre de conditions, FB et consor sont bons pour le moral donc la productivité. Le hic, c’est de réunir les conditions favorables !

    Clin d’oeil sur ce qui arrive à la productivité quand les conditions de bon usage ne sont pas au rendez-vous : http://www.analyses.com/2012/0.....s-sur.html

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