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Appréhender l’IA, comprendre les millenials, anti-bullshit Thérapie…Le meilleur des Sommets du Digital 2018

« Imaginer demain pour réussir aujourd’hui » : c’est le mantra des Sommets du Digital. Retour sur ce riche événement avec une sélection d’interventions passionnantes !

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Sommets du digital 2018

Les Sommets du Digital nous avaient bien plu l’année dernière, alors nous y sommes retournés sans hésiter cette année, à l’invitation de Xavier Wargnier et de son équipe.

Le récap 2017 : Intelligence artificielle, transhumanisme, robots… Aux Sommets du Digital, le futur a de l’avenir

Les ingrédients de la recette des Sommets n’ont pas changé. Plus de 300 participants enthousiastes dans la superbe station de La Clusaz, des speakers venus partager leurs connaissances et leurs conseils, deux animateurs détonants, PPC et Jérôme Bonaldi, et bien sûr de bonnes doses de fromage et de vin chaud !

Vinvin et son anti-bullshit thérapie

On a eu le droit à du grand Cyrille de Lasteyrie, alias Vinvin, celui qui a l’art de nous faire réfléchir tout en nous faisant hurler de rire. Le sujet cette année ? Le processus qu’il vient d’entamer : il a décidé de dire stop au bullshit sous toutes ses formes.

Dans cet événement (relativement) sérieux, il a réussi l’exploit de nous parler de Milo Moiré, l’artiste contemporaine qui « pond » des œufs, de Jacquie et Michel, de robots sexuels… avec un indéniable sens de l’à-propos. Chapeau !

A écouter Vinvin, on se rend compte à quel point le web est un grand pourvoyeur de bullshit. Ras-le-bol des heures perdues sur Facebook, à essayer de retrouver une ex pour savoir ce qu’elle est devenue, ou à regarder les vidéos virales… presque malgré soi. Marre des trolls et des fake news.

Vinvin a donc pris quelques mesures radicales, comme supprimer un historique de 31 000 tweets… et remonter sur scène à Paris en mai pour prodiguer son anti-bullshit Thérapie !


Facial coding et micro-sudation pour mesurer en direct les émotions

Nos émotions se traduisent par des réactions physiques universelles, et c’est ce qu’entend mesurer la société de neuromarketing Datakalab, pour mieux comprendre les consommateurs. Concrètement, comment ça marche ? Des volontaires regardent la TV en étant filmés et équipés d’un bracelet connecté. Datakalab détecte leurs émotions en analysant les micro-expressions de leur visage, leur micro-sudation et leur fréquence cardiaque. Un panel de 7 émotions est analysable : joie, surprise, peur, tristesse, colère, dégoût et mépris.

TF1 a par exemple fait analyser les réactions des spectateurs à différents programmes, pour tenter de cerner le lien entre émotion et engagement (la joie étant la plus efficace). C’est certainement utile pour choisir les spots de pub à diffuser, ce qui pourra en hérisser certains, ennuyés à l’idée qu’on puisse aller aussi loin dans la compréhension de leurs réactions pour des motifs publicitaires.

Cette solution peut servir d’autres objectifs et Datakalab nous en a fait la démonstration en analysant nos réactions lors de l’intervention de Vinvin. Nous étions filmés sans le savoir pendant son show et Anne-Marie Gaultier, cheffe de Datakalab, est remontée sur scène pour nous faire un débrief de nos émotions. Elle a constaté 39% d’engagement émotionnel, un taux très largement supérieur à ce qui se constate habituellement dans les conférences. Et devinez ce qui nous a le plus fait rire…

Portrait des « screenagers » par Jérémie Clevy de Melty

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Ils ont entre 15 et 25 ans et on leur colle l’étiquette de « Génération Z ». Pour le patron de Melty, ce sont des « screenagers » (alliance de screen – écran – et teenager – adolescent). Pour mieux attirer leur attention, il faut mieux comprendre leurs usages en ligne. Il en connaît forcément un rayon sur les screenagers, puisque le media qu’il dirige est lu par des millions d’entre eux.

> Lire aussi :  "Amour" et "caca", les mots qui distinguent l'homme de l'intelligence artificielle

Parmi les grandes caractéristiques du screenager, on retrouve l’usage immodéré du smartphone et un goût prononcé pour le scroll. Il fait défiler l’écran de son smartphone du bout du pouce à toute vitesse. Pour l’appâter sur vos contenus, soyez rapide et pertinent, car vous n’avez que 3 secondes, avant qu’il ne passe à autre chose.

« Oublions les robots tueurs, le vrai danger vient des biais dans l’IA »

Biais et stéréotypes dans l'intelligence artificielleMoojan Asghari et Aurélie Jean ont chacune pris la parole sur la nécessité de garder un œil humain critique et vigilant sur les algorithmes. La première fait partie de l’association Women in AI, qui sensibilise à l’importance de la féminisation des métiers de l’intelligence artificielle. La seconde fait la promotion des métiers du code, notamment auprès des femmes. Elles ont choisi d’aborder l’épineux sujet des biais dans les algorithmes qui régissent nos quotidiens numériques. Trois exemples :

  • Les stéréotypes dans les traductions automatiques. Le turc « O bir doktor. O bir hemşire » est traduit en anglais par « He is a doctor. She is a nurse ». Pourtant, les mots turcs n’indiquent pas de genre.
  • La reconnaissance faciale fonctionne mieux sur les hommes blancs que sur les femmes, que sur les personnes de couleur ou sur celles qui ont yeux bridés
  • L’application Health d’Apple proposait dans sa première version de multiples fonctionnalités, mais n’offrait pas aux femmes la possibilité de faire le suivi de leurs règles dans un calendrier (une fonctionnalité pourtant basique ajoutée dans les versions ultérieures de l’app face aux critiques).

C’est le problème du « biais de l’homme blanc » qui désigne le manque de diversité parmi ceux que développent les technologies numériques. Pour éviter les discriminations technologiques, on doit comprendre l’écosystème, veiller à la diversité des équipes, promouvoir l’open data et apprendre à coder, conseille Aurélie Jean. Pour comprendre un algorithme, il faudrait même aller jusqu’à en écrire un à la main et l’implémenter.

Le cœur connecté de Biotronik

Biotronik est une très belle illustration des innovations dans la santé. Son DG France, Luc Cheminot, était accompagné sur scène par Michel Nahon, directeur médical de Mondial Assistance (Allianz) et d’Arnaud Lazarus, spécialiste du rythme cardiaque.

Biotronik a développé un petit boitier en titane de 25 grammes que l’on implante chez des patients souffrant de problèmes cardiaques. Les boîtiers sont adaptés à la pathologie du patient et sont reliés à un système de télésurveillance.  En cas de problème, les médecins sont directement informés. Un simple coup de fil permet de commencer à affiner un diagnostic avant de diriger le patient vers un médecin si nécessaire.

On peut même prédire un infarctus du myocarde ou un AVC plusieurs heures avant, grâce à des signes avant-coureurs. Ces urgences vitales vont disparaître, puisqu’on pourra les traiter avant que ça ne devienne grave. Idem pour le diabète qui sera traité avec des pompes à insulines qui feront office de pancréas artificiel.

Le numérique sera là pour redonner du temps aux médecins, annonce Michel Nahon. Il prédit également le développement de métiers de techniciens de santé qui pourront assister des patients sur l’usage de dispositifs connectés, ou « apporter la relation humaine dans les maisons de retraites par exemple », car les médecins n’ont pas suffisamment de temps à y consacrer.

« On ne va pas aller sur Mars avec le management de l’excellence ! » 

Après un petit exercice de « Souffle du dragon » , l’énergique Anne de Kerckhove, CEO d’IronGroup, revient sur les pratiques managériales éculées. « Il faut changer les managers ». Fini les structures hiérarchiques conçues pour minimiser les prises de risques et fonctionnant sur un axe vertical. « On ne va pas aller sur Mars avec le management de l’excellence ! ». Les millenials attendent de leur manager qu’il se soucie de leur motivation. Il doit aussi leur apporter du sens, car il ne s’agit plus d’exécuter des tâches sans en comprendre le contexte et les enjeux.

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Quelques tips pour changer de mode de management : commencer chaque semaine par un petit jeu de 10 minutes en équipe, où tout le monde échange. Cela favorise la prise de risques et la créativité. Pour Anne de Kerckhove, il est aussi indispensable de développer l’intimité avec les équipes. Elle recommande qu’à l’arrivée de chaque nouveau collaborateur, celui-ci soit « mis à nu, exposé auprès de ses collaborateurs ». Il s’agit de lui faire parler de choses personnelles devant tout le monde.

Le MaaS en version SNCF, c’est pour bientôt !

David Leborgne, ex-Google devenu Chief Digital Officer de la SNCF en 2017, a commencé son intervention par quelques constats sur les enjeux sur la mobilité :

Le combat c’est l’autosolisme et la SNCF a prévu de faire évoluer le modèle traditionnel en s’inspirant du concept de « Mobility as a Service » (MaaS). Un assistant personnel de mobilité va voir le jour. Il permettra de faire un voyage de porte à porte de manière fluide et simple. La SNCF proposera le service de concurrents en cas d’incidents ou lorsqu’elle ne le proposera pas elle-même. Un partenariat avec la RATP a été signé pour permettre le paiement sans contact NFC (annoncé pour octobre 2018).

Lego, les micro-influenceurs et le réseau social pour enfants

Ça tombe bien, ça me permet de vous montrer un objet que de nombreuses personnes me jalousent 😉 En effet, je souffre du syndrome AFOL (« Adult Fan of Lego »), qui désigne ceux qui n’ont vraiment plus l’âge mais qui entretiennent toujours une passion pour les petites briques colorées.

J’ai le swag en version Lego ! ??? Merci @Fsecureglobal pour ce ?

Une publication partagée par Helene Quaniaux (@helenequaniaux) le

Lego estime que le digital est un outil pour aider les enfants à déconnecter, à jouer et à développer leur créativité. Auriane Knapp, digital marketing manager, prend ainsi l’exemple de visuels 3D qu’on obtient pour aider à se représenter le jeu terminé.

Elle attire également notre attention sur la pertinence des micro-influenceurs pour mener des opérations marketing. A l’approche des fêtes de Noël, pour jouer la force du nombre, la société danoise a fait appel à 500 personnes avec de petites et moyennes communautés sur les réseaux sociaux. Elle leur a fait envoyer des produits, avec des retombées très satisfaisantes.

Auriane Knapp est enfin revenue sur les contraintes relatives aux enfants sur le web, que Lego cherche à contourner intelligemment. Facebook et consorts interdisant leurs services aux petits, Lego a créé son propre réseau social pour enfants, Lego Life. Réservé aux moins de 13 ans,  il ne requiert ni données personnelles, ni photo de profil. Les enfants peuvent y échanger et partager leurs photos de Lego sous le contrôle de modérateurs.

Cette article n’évoque qu’une petite partie des interventions nombreuses, riches et variées des Sommets du Digital. Si vous avez envie d’en savoir plus, je vous conseille d’aller faire un tour sur le hashtag #SOMDIG18 ou d’aller lire le débrief complet de Guy Jacquemelle sur LinkedIn  (1, 2) ! Encore merci pour ton invitation, Xavier Wargnier. L’air de la montagne et le programme des Sommets du Digital, ce n’est pas un mythe, ça fait du bien ! 😉

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