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Il y a un gros problème avec les vidéos d’animaux mignons

Un rapport tire la sonnette d’alarme à ce sujet.

Elles figurent parmi les contenus les plus populaires sur Internet. Chaque jour, les vidéos montrant des animaux mignons en action obtiennent des milliards de vues en ligne. Ces dernières font partie de la “cute economy”  qui a démontré ses bienfaits pour la santé mentale de ceux qui les visionnent, et elles sont globalement vues positivement. Elles revêtent cependant une face sombre : la multiplication des cas de maltraitance animale.

Des milliards de vues sur Facebook et TikTok

C’est ce que soutient un rapport récemment publié par la Social Media Animal Cruelty Coalition (SMACC). Les associations de ce collectif ont épluché les contenus des réseaux sociaux tels que Facebook, YouTube, TikTok et Instagram entre septembre 2021 et septembre 2022. Leur verdict est sans appel : les publications montrant des animaux sauvages maltraités pullulent en ligne.

Les 50 analystes bénévoles ont ainsi repéré 840 vidéos qui avait en tout généré un total hallucinant de 11,8 milliards de vues. Ces animaux, parfois en phase d’extinction, sont tourmentés physiquement (gifles, morsures…) et psychiquement par leurs maîtres.

Le problème est d’autant plus grand que les internautes partagent massivement ces contenus. Repérant leur succès, les algorithmes des plateformes ont alors tendance à les mettre encore plus en avant.

L’effet est ensuite dévastateur. Les internautes, qui trouvent ces vidéos mignonnes, vont avoir envie de se procurer certaines de ces espèces sauvages et en faire leurs animaux de compagnie. Mais ces derniers sont totalement inadaptés à la vie avec des humains.

Autre problème de ces vidéos : il n’est pas toujours simple de repérer les abus. Les violences physiques sont très frappantes, mais les abus psychologiques le sont beaucoup moins. Elles n’en sont pas moins dévastatrices pour le bien-être des animaux.

Quelles solutions face aux abus ?

Conscients du problème, les réseaux sociaux sont un peu lents à la détente, même s’ils ont mis en place certaines mesures en 2022. Meta et TikTok marquent ainsi les contenus montrant des primates sauvages présentés comme des animaux de compagnie. Il s’agit de prévenir le grand public, pour faire baisser l’envie de se procurer ce type d’animaux.

Pour autant, et comme l’explique Nicola O’Brien, du SMACC à nos confrères de Forbes, les grandes plateformes pourraient mieux faire : « Il y a des moments où je trouve effectivement cela très difficile et frustrant. Les progrès peuvent être vraiment très lents alors que les vidéos de maltraitance animale se développent à un rythme plus rapide ».

Ce rapport et sa médiatisation devraient en tout cas contribuer à nous sensibiliser sur ces contenus. Si les vidéos d’animaux mignons n’ont en soi rien de répréhensibles, il convient de veiller à ce que ces dernières soient tournées dans le respect et sans abus.

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Par : Opera
1 commentaire
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  1. Il faut interdire tous visionnage sur internet avec des animaux de toutes catégories car dans l’ombre de ces tournages ils vivent un calvaire quotidien de mise en scène

Les commentaires sont fermés.