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Il y a un nouveau RER en France mais il n’est pas à Paris

Strasbourg accueille le premier RER hors Ile-de-France. Tout savoir sur ce projet de transport ambitieux.

C’est une première historique en France. Ce dimanche 11 décembre à Strasbourg, les trains du “Réseau express métropolitain européen” (Reme) sont rentrés en action. C’est le premier RER hors Ile-de-France.

Le RER comme réponse à la ZFE ?

Cette initiative revient à la région Grand Est et à l’Eurométropole de Strasbourg. Imaginée en 2018, elle permet de proposer 800 trains supplémentaires par semaine, puis plus de 1000 trains à partir de l’été 2023. C’est donc une augmentation de 43 % de l’offre de transport sur ce réseau qui relie 95 gares, rapporte Capital.

C’est aussi une réponse à la Zone à faible émission (ZFE) entrée en application dans la métropole strasbourgeoise. Ce système empêchera à terme les véhicules les plus polluants de circuler en ville. Dans ce contexte, ce RER est une forme d’alternative pour toutes les populations impactées par cette mesure.

Ses initiateurs expliquent qu’avec 670 arrêts par jour, Strasbourg devient la plus grande gare TER de France, avec une amplitude horaire assez large allant de 5h à 23h, et des trains qui circulent toutes les 15 minutes en heure de pointe. Mais hors de question de tout centraliser en ville. L’idée est ainsi d’éviter la formation d’un nœud ferroviaire grâce à la diamétralisation. Derrière ce terme, il faut comprendre qu’il est possible de relier deux villes de l’agglomération sans avoir à passer par la capitale régionale.

Côté coût, un investissement conséquent de 700 millions d’euros a été nécessaire. Pour le situer, c’est par exemple largement moins cher que la mise en place d’une nouvelle ligne de métro dans certaines agglomérations, comme à Toulouse. Puis, il faudra compter 14,5 millions d’euros par an pour faire fonctionner le Reme. Cette somme est répartie entre l’Eurométropole et la Région.

Si les élus s’enthousiasment pour ce projet, la réaction n’est clairement pas la même du côté des cheminots. Alexandre Welsch, délégué Sud Rail, a par exemple déploré : « Nous n’arrivions déjà pas à assurer le plan de transport 2022 sans le Reme, on l’a respecté à l’optimum seulement 15 jours sur l’année. Alors 130 trains supplémentaires quotidiens, à effectifs constants ou presque, on n’y arrivera pas ». Il aurait souhaité reporter le lancement de 6 à 8 mois afin de disposer du matériel et des effectifs nécessaires.

Emmanuel Macron veut développer un réseau de RER en France

À noter que la concrétisation de cette initiative tombe quelques jours à peine après l’annonce d’Emmanuel Macron. Le président dit souhaiter « développer un réseau de RER dans dix métropoles françaises pour que le RER, ce ne soit pas uniquement à Paris ». Il a identifié une quinzaine de projets en cours de développement « partout en France ». Lille, Bordeaux, Lyon, ou encore Aix-Marseille sont notamment concernés.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Macron veut réinventer l’eau chaude ! il y a plus d’un demi siècle cela s’appelait omnibus et passait dans toutes les gares ou presque du territoire. Aux heures de pointe, le nombre de trains augmentait. Ces trains n’étaient jamais en retard et comme peu de gens avaient une voiture, les rats des champs pouvaient rejoindre très rapidement les villes et à moindre frais. Ne parlons pas d’écologie puisque ces trains étaient alors tractés par des machines à vapeur donc charbon. Comme aujourd’hui on rouvre les centrales à charbon passons donc sur l’écologie !en fait depuis des années nos gouvernants s’ingénient à détruire tout ce qui fonctionnait relativement bien … écoles, armées, hôpitaux, transports et il faut à présent tout reconstruire … Faire et défaire puis refaire c’est toujours les mêmes qui paient !!!

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