L’Insee vient d’être piraté, a-t-on a appris ce vendredi 26 juin. L’intrusion dans ses fichiers a eu lieu vendredi dernier, le 19 juin, et l’Institut national de statistique et des études économiques l’a révélé ce jour, appelant à une grande prudence face aux potentielles communications par mail que les contacts concernés par la violation de données pourraient affecter.
L’organisme public est chargé de mesurer, analyser et éclairer la société française, notamment avec son calcul de l’inflation, du marché du travail ou encore du recensement de la population. Le piratage qu’il a essuyé ce mois de juin concerne la liste de ses employés et anciens employés, soit un total d’environ 12 800 personnes. Il peut aussi s’agir de personnes de la fonction publique liées à l’Insee.
Le contenu piraté concernerait les coordonnées professionnelles de ces contacts, et non pas leurs coordonnées personnels. Malheureusement, des adresses peuvent être utilisées dans les deux cas, même si les fonctionnaires utilisent généralement une adresse spéciale pour toute correspondance dans le cadre de leur travail. Ainsi, les mots de passe, les coordonnées personnelles, les coordonnées bancaires et les numéros de sécurité sociale ne seraient pas concernés.
Dans son communiqué, l’Insee demande cela dit de redoubler de prudence face aux futures campagnes de communication possibles. L’institut rappelait qu’en cas de réception d’un message qui semblerait provenir d’un agent de l’Insee, l’Institut ne demandera jamais de payer pour une inscription, de communiquer des informations bancaires ou un mot de passe.
Il s’agit effectivement de l’un des risques de cette cyberattaque : voir des adresses mail d’employés être copiés pour que des personnes malveillantes se fassent passer pour des professionnels, exigeant de vous de faire une démarche administrative spéciale, comme une inscription dans un répertoire. Attention aussi en cas de message électronique envoyé pour une enquête nationale.
ANTS, Jeveuxaider(.)fr, la messagerie Tchap… les services publics piratés en 2026
Ces dernières semaines, de nombreux services publics ont été touchés par une cyberattaque. Fin avril, l’administration française a déjà dû essuyer une importante fuite de données concernant l’ANTS, l’Agence nationale des titres sécurisés, chargée de la délivrance de précieux documents comme le permis de conduire ou la carte d’identité. 19 millions de Français étaient concernés. Il y a quelques jours, ce fut au tour de la plateforme dédiée au bénévolat et aux associations jeveuxaider(.)fr que 550 000 comptes tombaient dans les mains de personnes malveillantes. La messagerie des agents publics, Tchap, a aussi fait parler d’elle.
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