Si l’IA augmente la productivité des travailleurs, il y a également un risque que cette technologie supprime des emplois, en particulier quand les entreprises utilisent des agents capables d’accomplir des tâches de façon autonome sur un ordinateur, au lieu de seulement répondre à des prompts. Ainsi, de nombreuses études ont déjà été publiées pour tenter d’estimer l’impact que cette technologie a sur l’emploi. Et, cette semaine, OpenAI, l’entreprise qui a lancé ChatGPT en 2022, publie sa propre étude européenne sur le sujet, et partage des chiffres français.
Dans cette étude, OpenAI classe les emplois en quatre catégories : les emplois qui sont peu affectés par l’intelligence artificielle, ceux qui vont se développer grâce à la technologie, ceux qui vont subir une réorganisation et ceux qui ont le risque d’automatisation le plus élevé. En France, selon les données d’OpenAI, 13 % des emplois ont un risque élevé d’automatisation. Il y a aussi 13 % des emplois qui vont plutôt se développer grâce à cette technologie. Et 29 % des emplois risquent de subir une réorganisation. Sur cette catégorie, l’IA peut changer les flux de travail et les compétences nécessaires, mais l’humain restera au centre du processus. Sinon, l’étude indique que 45 % des emplois en France à un risque faible de changements à court terme.

Notons que les pourcentages d’emplois à risque en France et en Europe sont plus faibles qu’aux États-Unis, qui ont un taux de 18 %. Sinon, les pourcentages varient aussi d’un pays européen à l’autre. OpenAI note qu’au sein de l’UE, la part des emplois à risque est la plus élevée en Allemagne, en Grèce et en Italie.
À quoi ces données servent-elles ?
Dans la présentation du rapport, OpenAI précise tout de même qu’il ne s’agit pas d’une prévision, mais plutôt d’un outil qui permet de se préparer aux changements avant qu’ils n’arrivent.
“Pour les décideurs politiques, les employeurs, les enseignants et les chercheurs, cela implique concrètement d’anticiper le changement et de s’y préparer de manière plus détaillée. Les statistiques globales sur l’emploi ne révéleront les changements majeurs qu’une fois que les entreprises, les travailleurs et les institutions auront déjà commencé à s’y adapter”, écrit le créateur de ChatGPT.
- OpenAI publie la version européenne de son étude sur l’IA et l’emploi et partage les chiffres du marché français
- D’après ces données, 13 % des emplois en France ont un risque élevé d’automatisation à court terme
- Mais 13 % des emplois se développeraient aussi grâce à l’IA
- Le créateur de ChatGPT indique qu’il ne s’agit pas d’une prévision, mais d’un outil qui peut éclairer les décideurs
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