L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a, entre autres, récupéré les prérogatives de la Hadopi. Et c’est en ce sens que cette organisation est en charge de la lutte contre le piratage en France.
Roch-Olivier Maistre, son président, était justement interrogé ce mercredi 16 octobre par la commission Culture du Sénat. Il est notamment revenu sur les efforts de l’Arcom depuis plusieurs années avec le blocage de 5000 sites illicites. Cela a même tendance à s’intensifier depuis le début de saison, d’autant qu’on a pu constater que la diffusion de streams illégaux et l’utilisation des IPTV explosent. Ainsi, 510 portails pirates ont été bloqués en France dans ce cadre.
« Les prix exorbitants alimentent le piratage »
Cette méthode suffira-t-elle à annihiler ce phénomène ? Pas forcément selon le dirigeant. Cité par Le Figaro, il précise ainsi :
Mais on le voit bien. Quand il y a une offre à un prix équilibré et raisonnable pour le consommateur, le piratage, j’allais dire, disparaît. En matière musicale, c’est très net. Le piratage a fondu comme neige au soleil parce que l’on peut accéder à une offre quasi-universelle pour un prix raisonnable. Lorsque l’on est sur des prix exorbitants, c’est sûr que l’on alimente le piratage.
Bien sûr, Roch-Olivier Maistre ne le nomme pas, mais ses propos nous font très vite penser à DAZN. La plateforme de streaming sportive a été beaucoup critiquée pour ses tarifs trop onéreux depuis son arrivée dans l’Hexagone. Elle essaie depuis de rectifier le tir avec quelques offres promotionnelles. D’ailleurs, le service permettra à partir du 27 octobre de s’abonner pour 30 euros par mois pour deux écrans (soit 15 euros par personne). Reste à savoir si cela sera suffisant.
Travailler sur l’offre légale
La déclaration du dirigeant de l’Arcom rejoint finalement l’avis de nombreux autres observateurs. Pour ne citer qu’un seul exemple, Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, estime que la répression du piratage via des moyens techniques ne suffira pas. Il précisait récemment qu’une baisse des prix de l’offre légale pouvait être la solution. Il citait ainsi l’exemple des jeux vidéo :
Il y a eu moins de piratage quand les jeux étaient moins chers, plus accessibles, notamment avec des versions gratuites.
Des sondages ont aussi montré que le prix était un des principaux facteurs qui incitent les internautes à se tourner vers le piratage. Et c’est aussi l’idée que vous défendez régulièrement dans les commentaires postés sous nos articles consacrés à l’IPTV. Pour approfondir un peu ce sujet, n’hésitez pas à aller lire notre dernière publication ici.
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