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IPTV : pourquoi les Français sont les champions du piratage de retransmissions sportives ?

Tentons de comprendre ce qui pousse de très nombreux Français vers des offres illégales.

C’est un chiffre choc pour les ayants-droits et les diffuseurs d’événements sportifs. Selon un récent rapport, 5,1 % de la population française utilise des services d’IPTV illégaux. Ces offres représentent d’ailleurs 95 % du piratage à la télévision dans l’Hexagone et coûtent près d’un milliard d’euros à la filière sport chaque année, ainsi que 500 millions d’euros aux chaînes.

Une simplicité d’accès

Alors, pourquoi les Français sont si friands de ces plateformes illégales ? Une des premières réponses que l’on peut fournir est leur simplicité d’utilisation. En l’échange de quelques euros mensuels et sans avoir besoin d’une énorme maîtrise de l’outil informatique, les internautes peuvent accéder à un catalogue très fourni, parfois de centaines de chaînes qui retransmettent les rencontres.

Les jours de matches, il suffit également de faire une rapide recherche Google pour repérer de très nombreux liens menant vers du streaming illégal. Si ces derniers sont très rapidement retirés, et la qualité bien moins bonne que sur les IPTV, cette méthode “à l’ancienne” continue de séduire de nombreux Français.

Peu de risques d’être pris

Sur le papier, l’Arcom mène la chasse aux IPTV en France. On sait d’ailleurs qu’une loi votée en 2021 a permis de diminuer l’attraction des retransmissions sportives illégales en en bloquant 835 sites illicites entre janvier et septembre 2022, et de diminuer l’audience des galaxies visées de 23 % entre octobre 2022 et mars 2023.

Régulièrement, nous vous parlons aussi des gestionnaires de ces services qui sont parfois mis hors d’état de nuire par les forces de l’ordre à la demande des ayants-droits, lourdement impactés par ces IPTV illégales.

Pour les utilisateurs en revanche, la donne est toute autre. Théoriquement en France, l’utilisation d’une IPTV illégale est passible de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende. Mais on n’imagine bien sûr pas mettre 5 % de la population française derrière les barreaux. Dès lors, les autorités préfèrent s’attaquer à l’offre qu’à la demande.

Les offres payantes coûtent une fortune

C’est sans doute une des principales raisons du succès de ces IPTV illégales. Si un consommateur est vraiment passionné de sport, il devra payer plusieurs dizaines d’euros, voire des centaines pour suivre l’ensemble des compétitions qui l’intéressent.

On a en effet assisté à un émiettement de l’offre sur de très nombreuses chaînes au cours de la dernière décennie. C’est un luxe que ne peuvent pas s’offrir de très nombreux Français, surtout dans cette période d’inflation qui force à faire des choix dans les dépenses.

Rester prudent

Dans cet article, nous avons donc compris la logique qui pousse de très nombreux consommateurs à se tourner vers des services illégaux pour suivre les retransmissions sportives. Il nous faut également rappeler pour finir que les IPTV ne sont pas toujours très sécurisées.

D’après une étude de la DCA (Association des citoyens numériques américaine) publiée cette année, ces offres abritent dans certains cas des pratiques de fraudes massives à la carte bancaire. On vous laisse aller lire la suite dans notre article ici.

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Par : Opera
2 commentaires
2 commentaires
  1. On peut se demander si le fait que nombre de films soient disponibles à l’étranger de très longs mois avant la France n’incite pas à la base à la piraterie.
    Et quand on commence à violer une loi que l’on juge absurde, il devient, pour beaucoup, logique sinon légitime de continuer.
    Bref, pour moi :
    chronologie des médias => VPN => piratage et IP TV

  2. Ce qui n’ai pas compris, tant par les diffuseurs, que l’industrie de la musique, c’est que les gens qui utilisent ces services illégaux ne se tournerons pas vers une offre payante. La majorité s’en passera.
    Le vrai manque à gagné, c’est surtout de sur-payer des joueurs moyens et de vendre un CD 4 fois plus que ce que touche l’artiste. Et ne me parlez même pas du coût de production, c’est moins d’un euros.
    C’est de cette façon que cela avancera.

Les commentaires sont fermés.