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IPTV : cette arme surpuissante va couper votre diffusion, ça va faire mal !

La France veut se doter d’un tout nouveau système.

L’an dernier, la LFP et l’Arcom révélaient des chiffres alarmants concernant le piratage de la Ligue 1. Selon une étude, 37% des spectateurs du championnat l’ont suivi illégalement depuis le début de la saison. C’est même encore plus élevé pour des matchs tels que OM-PSG (le premier de la saison), avec pas moins de 55% des spectateurs ayant recouru à des moyens détournés.

À force, le manque à gagner commence à devenir important pour le secteur du sport et les diffuseurs et on estime que ces sites illégaux coûtent 290 millions d’euros par an. Depuis 2002, une loi française permet pourtant de bloquer massivement les URL via des blocages DNS. Plusieurs milliers de portails pirates ont ainsi été rendus inaccessibles par ce biais.

Une nouvelle arme contre les IPTV

Malheureusement, cette méthode est loin d’annihiler le phénomène. Et pour cause, les sites illégaux parviennent à revenir très vite en changeant de nom. De même, les pirates ont pris l’habitude de contourner les blocages. Il leur suffit en effet de connecter directement leurs clients aux serveurs en passant par les IPTV.

D’après Les Échos, pour améliorer la lutte contre ce fléau, il faudrait parvenir à bloquer directement le flux qui provient du serveur via un blocage d’IP. Pour l’heure, et contrairement à nos voisins italiens et britanniques, la France ne dispose pas d’un tel arsenal. Et pour cause, il faut disposer de personnel capable d’agir en temps réel et les effectifs manquent à l’appel durant les week-ends.

Sur le plan technique également, c’est compliqué. Romain Bonenfant, directeur général de la Fédération française des télécoms (FFT), commente ainsi auprès de nos confrères : « Il s’agit d’un blocage plus profond dans les réseaux que le blocage DNS, plus proche de la source, qui nécessite un développement technique et coûteux ». Cela dit le dirigeant négocie actuellement avec les diffuseurs et les ayants droit pour répartir les coûts.

Si les parties prenantes parviennent à s’entendre, un tel système de blocage ne serait toutefois pas disponible avant 2026. Autant dire que les réseaux pirates ont encore du temps pour prospérer et habituer les Français à leurs offres illégales.

La loi anti-piratage fait son chemin

Cela dit, cette idée semble clairement faire son chemin. Dans une proposition de loi présentée récemment, des sénateurs proposent notamment de sanctionner les pirates d’une peine de 300 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement.

Ils souhaitent par ailleurs renforcer les pouvoirs de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) via le déploiement d’un système automatisé qui améliorerait sa réactivité. Il semble donc être question d’un “Piracy Shield” qui a connu plusieurs ratés en Italie, en entraînant le blocage de services légitimes et “innocents”. Un dispositif qui se rapprocherait de ce nouvel arsenal.

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Par : Opera