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Jeux vidéo : ces 3 menaces empêchent les studios de dormir

Les rapports financiers publiés par les sociétés cotées en bourse révèlent les peurs des grand studios.

  • Les studios de jeux vidéo citent le changement climatique comme un risque majeur pour leur industrie
  • Ils craignent également les scandales qui pourraient être relayés sur les réseaux sociaux
  • Le fait que leurs résultats soient trop dépendants de licences phares est également un problème

Des sourires en pagaille, des images grandioses et un show à l’américaine. C’est ainsi que les gros studios de jeux vidéo aiment communiquer pour donner une image positive et enjolivée de leur business. Mais cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas conscience des risques pesant sur leur industrie.

Pour mieux les repérer, il faut savoir lire entre les lignes, et c’est justement ce qu’a fait notre confrère Brendan Sinclair du site Gameindustry. Il a en effet passé au crible les rapports financiers des sociétés Activision Blizzard, Electronic Arts et Take-Two Interactive. Toutes trois sont cotés en Bourse, et leurs textes doivent mentionner les facteurs de risque qui pourraient impacter leurs activités.

Le changement climatique

C’est le point commun entre ces trois entreprises. Toutes citent le réchauffement climatique comme un puissant danger pour leur business à long terme. C’est le cas d’Activision Blizzard qui explique :

Il peut y avoir un risque commercial ou opérationnel en raison des impacts significatifs que le changement climatique pourrait avoir sur notre infrastructure mobile, le coût de l’énergie, la vie des employés, la vie des consommateurs, notre chaîne d’approvisionnement, nos centres de données ou d’autres perturbations opérationnelles dues à des événements météorologiques liés au changement climatique.

Ironiquement, Gameindustry rappelle que le PDG du studio, Bobby Kotick, semble à titre personnel semble moins concerné par ce fléau. Il a ainsi financé la campagne référendaire “No on Prop 30” qui a réussi à empêcher la mise en place d’un impôt sur le revenu modeste de 1,75 % qui aurait frappé les citoyens gagnant plus de 2 millions de dollars par an pour financer des programmes de lutte contre le changement climatique.

La crainte des critiques en ligne

Take-Two et Activision Blizzard disent craindre des polémiques qui pourraient naitre sur les réseaux sociaux, et rejaillir négativement sur leurs marques. Cette dernière précise :

Nous pouvons également être sujets à des réactions négatives de la part des consommateurs suite à des commentaires faits en réponse à des publications que nous faisons sur des sites de réseaux sociaux tels que Facebook, YouTube et Twitter.

On sait justement que son dirigeant a été très critiqué en ligne. Cela fait suite à un article accusateur publié par le Wall Street Journal selon lequel il a été informé d’affaires de harcèlement sexuel au sein du studio sans jamais prendre de mesures pour y mettre un terme.

Régulièrement, les géants de l’industrie doivent aussi gérer les critiques lors des sorties de jeu, notamment liés à des bugs ou des difficultés d’accès. On pense notamment au début cataclysmique du jeu Cyberpunk 2077.

Un manque de licences

Dans leurs rapports financiers, Activision Blizzard et Take Two font également mention du fait que leurs revenus sont trop dépendants d’un faible nombre de franchises.

« Les produits Grand Theft Auto ont contribué à 30,9 % de notre chiffre d’affaires net pour l’exercice fiscal clos le 31 mars 2022, et les cinq franchises les plus vendues (y compris Grand Theft Auto), qui peuvent changer d’une année sur l’autre, ont représenté au total 83,2 % de notre chiffre d’affaires net pour l’exercice fiscal clos le 31 mars 2022 », explique ainsi Take Two.

Il en va de même du côté d’Activision Blizzard où les franchises Warcraft, Call of Duty, et Candy Crush ont représenté 79 % des revenus nets en 2022. De manière plus étonnante, Electronic Arts ne mentionne pas ce problème comme un facteur de risque.

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