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Jour du dépassement : la Terre est à découvert aujourd’hui, à cause de nous

La consommation énergétique humaine est largement supérieure aux productions de nos planètes. Une vie à crédit qui nous amène dans le mur.

C’est fait. Nous venons, ce jeudi, de consommer toutes les ressources naturelles produites par la Terre en une année. Ce calcul, mené par l’ONG américaine Global Footprint Network permet de donner une date, un repère précis et tangible à notre surconsommation.

Lancé dans les années 70, le « jour du dépassement » n’a cessé d’avancer. Tous les ans, il se situe un peu plus tôt. Cette année encore, nous n’échappons pas à la règle. C’est donc le 24 juillet qui a été choisi comme date symbolique pour cette année.

Dans son communiqué annonçant la triste nouvelle, l’ONG explique « ce dépassement se produit parce que les humains émettent plus de CO₂ que la biosphère ne peut en absorber, utilisent plus d’eau que ce qui est reconstitué, récoltent plus d’arbres qu’il n’en repousse, pêchent plus vite que les stocks ne se reconstituent… »

Une stabilisation ?

Seul point positif, si l’on peut dire, pour les scientifiques, la date du dépassement semble se stabiliser. Depuis quelques années, elle se situe à la fin du mois de juillet. En 2024 et 2023, c’était le 25 juillet qui avait été retenu par les scientifiques. En 2017 nous étions au 1er août.

La prochaine étape pour les scientifiques est claire. Il faut tout mettre en œuvre pour que cette courbe s’inverse. Dans les prochaines années, les efforts environnementaux pris par les gouvernements du monde entier devront être suffisants pour réussir à « rattraper » une partie de ce retard.

Mais ce travail sera loin d’être évident. L’ONG Global Footprint Network en a bien conscience. Elle parle d’un « niveau de dépassement qui exige une ambition d’adaptation et d’atténuation qui surpasse de loin tous les investissements historiques, pour le bien de notre avenir commun. »

Une surconsommation, pays par pays

En plus de pointer du doigt notre surconsommation à l’échelle mondiale, l’ONG réalise une étude, pays par pays. Elle estime les besoins des habitants en fonction de leur mode de vie. Ainsi, en France, nous aurions besoin de 3,3 terres tous les ans pour répondre à nos besoins.

Autrement dit, nous consommons tous les ans plus de trois fois les ressources produites par la Terre sur la même période. Nous sommes ainsi l’un des pays qui consomment le plus sur la planète. En tête de classement, nous retrouvons les États-Unis, la Russie et l’Australie. Le Japon et la Chine font également partie des nations les plus « dangereuses » pour la planète.

À l’opposé des pays comme le Gabon ou le Congo ont un très bon impact, avec un mode de vie inférieur aux ressources de la Terre.

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