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La Californie s’attaque aux deepfakes pornographiques

La Californie met à jour son arsenal législatif pour lutter contre les deepfakes pornographiques mais aussi politiques. Gare aux détournements.

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Des visages utilisés par Google pour détecter les deepfake
© DR

Les deepfakes font partie des véritables défis que posent les nouvelles technologies à l’heure des fakes news et d’une société toujours plus numérisée. Comment faire la différence entre une vraie vidéo et une version modifiée qui semble aussi vrai que nature ? On vous le disait il y a peu, d’ici à quelques mois, tout le monde pourra créer des fausses vidéos indétectables ou presque. Alors bien sûr, les géants du numérique, conscients du problème commence à s’y intéresser, comme c’est notamment le cas pour Google. Mais, les Etats aussi doivent préparer une réponse. La Californie fait sans doute partie des premiers à dégainer dans ce registre. Explications.

Deepfakes = plainte en justice

Concrètement, le problème des deepfakes réside surtout dans deux types d’usages qui peuvent être vus comme particulièrement problématiques. Un détournement pornographique ou une fausse vidéo politique. A l’heure de la manipulation des élections, cette seconde option prend un tour particulièrement sinistre.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom a donc décidé de sévir face à ces deux dangers. Il a donc décidé d’interdire la publication de vidéos manipulées dans lesquelles pourrait apparaître le visage d’un candidat avec pour objectif de le discréditer dans un rayon de 60 jours de l’élection. Cela a été utilisé de façon très notable avec une vidéo de Nancy Pelosi, la leader démocrate au Congrès qui semblait ainsi ivre durant un discours.

Les habitants de Californie pourront aussi déposer plainte contre quelqu’un qui utilise leur visage dans une vidéo de type deepfakes à but pornographique. Un usage qui peut là aussi sembler raisonnable.

Toutefois, l’ACLU, la puissante organisation des libertés civiles aux Etats-Unis avertit d’un risque de danger. Si sur le papier ces législations peuvent être vues comme très positives, elles ne mettent pas fin au problème des fausses vidéos. « Cela va uniquement causer plus de confusion chez les votants, des procès mal intentionnés et une restriction de la liberté d’expression ». Affaire à suivre.

 

 

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