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Cette start-up française pourrait doubler ITER sur la fusion nucléaire

L’entreprise grenobloise Renaissance Fusion vient de lever 15 millions de dollars pour développer son modèle de fusion nucléaire.

La jeune société originaire de Grenoble Renaissance Fusion vient d’annoncer une levée de fonds de 15 millions d’euros. Les investisseurs américains Lowercarbon Capital et les Français de HCVC ont notamment répondu présents. Spécialisée dans les technologies de pointe autour de la fusion nucléaire, l’entreprise espère mettre au point un réacteur opérationnel avant 2040.

L’entreprise compte utiliser ce nouveau financement pour tripler ses effectifs dans les trois prochaines années, atteignant ainsi les 65 personnes. Renaissance Fusion espère produire un réacteur test en 2028 avant de mettre au point une version opérationnelle au début de la décennie.

La fusion nucléaire : pour quoi faire ?

Il y a quelques semaines le Lawrence Livermore National Laboratory a réussi une prouesse historique. Les scientifiques américains ont été les premiers à produire plus d’énergie qu’il n’en faut pour lancer un processus de fusion nucléaire.

À la différence de la fission, utilisée dans les centrales nucléaires, le processus de fusion existe naturellement au coeur des étoiles. Dans des conditions spécifiques, les atomes d’hydrogène fusionnent, dégageant une quantité d’énergie colossale.

Dans un réacteur de fusion, deux atomes d’hydrogène (deutérium et tritium) vont être rapprochés à l’échelle quantique au point qu’ils fusionnent ensemble. Sur Terre, un tel processus est seulement utilisé de façon incontrôlée dans les bombes H.

Afin de réunir les conditions nécessaires pour la fusion des atomes d’hydrogène, une bombe H se découpe en deux étages. Le premier est une bombe A « classique » au plutonium. Elle va servir de « détonateur » pour la bombe H provoquant la fusion des atomes d’hydrogène.

Un « nouveau » nucléaire très différent ?

La fusion nucléaire promet la production d’une énergie électrique abondante faisant drastiquement baisser les coûts de production dans le monde. En France le projet ITER est le plus grand et le plus avancé du monde dans ce domaine. Mais ce dernier suscite aussi des inquiétudes.

La fusion nucléaire, de par sa puissance, présente un niveau de risque bien plus élevé que le processus actuel. Le niveau de déchets nucléaires devrait être moins important, mais il posera toujours des questions environnementales.

La fusion nucléaire n’est pas encore une réalité, mais elle pourrait le devenir d’ici quelques années. Les scientifiques s’accordent pour prédire l’arrivée de premiers réacteurs expérimentaux avant la fin de la décennie. Si ces démonstrations bénéficient dans le futur d’un soutien politique, elles pourront être mises en place dans plusieurs sites tests. La production d’énergie changerait alors du tout au tout.

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7 commentaires
7 commentaires
  1. Encore un article sur une sociétée prodige qui va tout changer comme les centaines d’autres déjà annoncées.

    Plus sérieusement ces entreprises vendent du rêve pour lever des fonds, ça ne les rapproche pas plus de la fusion que iter qui malgré les retards a bien plus de chances d’y arriver.

    Pour finir, bien que la réaction soit plus puissante, de par le fonctionnement du réacteur, les risques sont considérablement réduits, voir quasi nuls, aucune possibilitée d’un tchernobyl, le pire accident resterai localisé.

    Pour ce qui est des déchets, les seuls produits sont lors du démantèlement de la machine avec un niveau de rayonnement bien moins élevé et durable.

    1. Bjr,
      Tout a fait d’accord avec vous, j’ai travaillé 49ans dans l’énergie nucléaire et j’ai été en contact très rapproché avec des ingénieurs chercheurs et entreprises du projet ITER, ce n’est pas ce genre de start UP qui va bouleverser la recherche sur la fusion. Les connaissances fondamentales et le matériel associés pour arriver à fusionner ( et le produire) un atome de deutérium oubde tritium n’est pas à la portée de petite entière comme ça. Quand on connaît les coûts pour y arriver ces 15millions sont une goutte d’eau qui leur servira certainement à s’octroyer gros salaires. La majorité de ces ”start’up” ne sont que du flan, il n’en sort pas grand chose de concret . Leur force est de faire croire qu’ils détiennent le Graal a des investisseurspiur le moins credules

  2. il me semble que pour l’instant les milliards de l’ITER auraient mieux étaient investis dans la fabrication de panneaux solaires. Pourquoi construire des usines qui seront la cible du prochain conflit ou de fanatiques? D’un point de vue de la stratégie militaire il me semble que la concentration de la production d’énergie en un lieu est une bêtise.

    1. ITER n’est pas un projet français. Certes il se situe au milieu
      du territoire français, mais la zone est considérée comme internationale. La raison est simple, ITER est un projet développé par plusieurs membres : l’UE, la Corée, le Japon, la Chine, l’Inde, la Russie, et les États-Unis.

      Toutes les avancées effectué dans le domaine servent donc à un projet commun : ITER. Même s’il n’y sont pas directement associés.
      ITER n’a pas non plus pour but de générer un production énergétique à destination commerciale. Il s’agit d’une zone d’expérience grandeur nature.

      Concernant sa dangerosité, il n’en est rien. Ce n’est pas parce que le projet est potentiellement plus puissant qu’il est plus dangereux. D’abord, les déchets produit par la centrale seront bien moins important qu’une centrale à fission, l’impact environnemental est donc drastiquement réduit et ceux, pour une période largement moins longue. Ensuite, même en cas d’accident, le danger de se retrouver avec un nouveau Fukushima ou un Tchernobyl et plus qu’improbable avec ITER. Oui, le danger est existent, mes les dégâts serait très localisé.

      Donc, est il nécessaire de préciser qu’une société faisant une lever de fond de 15 petit millions ne pourra
      pas “doubler” ITER, une machine co-financé par des états puissant à hauteur de plusieurs dizaines de milliards ?
      Dans le meilleur des cas, ils découvriront une technologie qui servira alors à ITER pour s’améliorer.

  3. ITER devait fusionner en 2018, et en 2023 la seule fusion est celle de la neige sur les alpes. Il est probable qu en 2025 ou meme 2028 , la premiere fusion ne pourrait permettre un déploiement a grande echelle d ici environ 2060.
    Les neiges auront deja bien fondues et la face du monde aussi

  4. Article totalement VIDE… Très alléchant pour lever des fonds mais ce texte ne contient absolument RIEN de nouveau sur le sujet.

    Même si l’évocation de “l’exploit” est bien réelle cela correspond à une fusion obtenue de manière discontinue (cible unique détruite, lasers multiples a réarmer) qui ne peut déboucher sur une production continue d’énergie.

    En fait la technique laser/cible a d’abord été mise au point pour modéliser les fonctionnements des bombes H…. a priori a usage unique ! C’est en tout cas la face cachée (parce que militaire) du laser mégajoule de Bordeaux.

    Les commentaires sont bien plus intéressants !

    Mais c’est toujours sympa de voir ce genre d’article… avec un peu de recul !

    Je m’étonne que le serpent de mer de la fusion froide n’ait pas encore refait surface… Il doit être trop occupé à copuler avec celui du Loch Ness

  5. Grosse erreur dans l’article, la fusion est bien MOINS dangereuse que la fission. Comme la réaction est fragile, elle ne peut pas s emballer au contraire elle s arrêté immédiatement. Il y a un risque d explosion limité au seul réacteur, mais pas de dispersion d isotopes radioactifs dans l atmosphère.
    La fusion maîtrisée sera la clé de tout le reste qui demande de l energie pour fonctionner(dé pollution, décarbonation, dasalinisation de l eau…)

Les commentaires sont fermés.