L’astrophysicien britannique Stephen Hawking est mort

Le monde scientifique vient de perdre l’un des plus grands astrophysiciens de ce siècle, Stephen Hawking est décédé à l’âge 76 ans en laissant derrière lui un Univers encore plus grand, mystérieux et surtout passionnant. L’auteur du best-seller « Une brève histoire du temps » aura su en effet rendre des pans entiers de la science nettement plus accessibles aux communs des mortels, comme la naissance de l’univers, les trous noirs, la relativité, la mécanique quantique ou encore l’antimatière.

Mort de Stephen Hawking à l'age de 76 ans

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking était depuis plusieurs décennies atteint d’une maladie dégénérative (la sclérose latérale amyotrophique), qui l’aura finalement emportée avant de réaliser son plus grand rêve : aller dans l’espace. En effet, Richard Branson, directeur de l’entreprise spatiale Virgin Galactic avait proposé au physicien une place pour un futur vol dans l’espace, qu’il avait accepté. L’homme de sciences est mort à l’âge de 76 ans.

Stephen Hawking nous a quittés

Ce spécialiste du Big Bang et des trous noirs était probablement le scientifique vivant le plus connu dans le monde et représentait presque à lui seul l’astrophysique contemporaine, qu’il parvenait à vulgariser comme aucun autre scientifique.

Ses enfants Lucy, Robert et Tim se sont exprimés après le départ de leur père, en déclarant « C’était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont le travail et l’œuvre perdureront pour de très nombreuses années », ajoutant : « Son courage et son obstination, son humour et son intelligence ont inspiré des gens partout dans le monde. Il a dit un jour: ‘Cet univers ne serait pas grand chose s’il n’était pas le foyer de ceux que l’on aime’. Il nous manquera à jamais ».

Dans un communiqué, on pouvait lire : « Sa famille a aimablement demandé à ce qu’on lui laisse le temps et l’intimité pour faire son deuil, mais elle aimerait aussi remercier tous ceux qui ont été au côté du professeur Hawking et l’ont soutenu tout au long de sa vie ».

Diagnostiqué à l’âge de 21 ans avec la terrible maladie qui meurtrira son corps mais pas son esprit, les docteurs de l’époque ne lui avaient donné qu’un pronostique vital de deux ans, qu’il aura fait mentir durant plus de 50 ans. Son incroyable volonté de vivre et de comprendre l’univers qui l’entoure, lui aura permis d’être à nos côtés, d’être père et grand-père, jusqu’à ce mercredi 14 mars 2018. Lui même était conscient que son impressionnante popularité dans le monde scientifique était relationnée à sa maladie qui forçait le respect. Il indiquait régulièrement : « Je suis certain que mon handicap a un rapport avec ma célébrité. Les gens sont fascinés par le contraste entre mes capacités physiques très limitées et la nature extrêmement étendue de l’univers que j’étudie ».

Le journal Les Échos rappelle d’ailleurs à juste titre que l’astrophysicien a été « le premier à parvenir à toucher du doigt le Graal des physiciens : commencer à concilier les deux grandes théories qui expliquent le fonctionnement de l’Univers et sont apparemment incompatibles, à savoir la relativité générale d’Einstein pour l’infiniment grand et la mécanique quantique pour l’infiniment petit ».

Nous rendons donc un hommage à cet esprit brillant dont les travaux serviront de base aux futurs générations de chercheurs.


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