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Le Japon veut anéantir le piratage des animes et mangas avec ce système novateur

Les autorités s’attaquent à ces activités illégales qui coûtent cher à l’économie du pays.

Lutter contre le piratage d’anime et de manga semble sans fin. En effet, les ayant droits ont pris l’habitude d’obtenir le blocage et le déréférencement des portails illégaux. Sauf que d’autres plateformes rouvrent dans la foulée. Le Japon souhaite désormais utiliser une nouvelle stratégie en misant sur l’intelligence artificielle. Explications.

Un nouveau système de détection

D’après les informations du média NHK, l’Agence japonaise des affaires culturelles souhaite consacrer 300 millions de yens, soit environ 2 millions de dollars, pour créer un système de détection du piratage boosté par l’IA.

Ce dernier serait ainsi capable de retrouver automatiquement les sites web qui diffusent du contenu piraté. L’idée est aussi de fluidifier l’ensemble du processus pour les ayants droit qui souhaitent faire supprimer ces diffusions.

Comment ça marche ?

Concrètement, l’algorithme de ce nouvel outil serait formé avec les contenus officiels afin de repérer les copies illégales. Cette technologie serait également capable d’analyser les publicités présentes sur les sites pirates pour déceler les contrefaçons.

Commentant cette initiative, les autorités japonaises soulignent ainsi :

La détection des sites piratés par l’œil humain a ses limites, car cela prend du temps et coûte cher. Nous souhaitons développer des contre-mesures efficaces pour réduire le nombre de sites piratés et protéger les titulaires de droits.

Reste que ce système n’est pas prêt d’entrer en action. Screenrant souligne à cet égard que son financement est soumis à l’approbation du budget. Il faudra donc tout d’abord que les parlementaires se mettent d’accord, puis un laps de temps pour assurer son développement. On verra donc à l’usage si cette méthode porte ses fruits.

Un problème mondial

Si le Japon tente le tout pour le tout sur ce dossier, c’est aussi, car le piratage des mangas et des animés coûte chaque année 2000 milliards de yens, soit un peu plus de 13 milliards de dollars aux entreprises concernées.

Il s’agit d’ailleurs d’un phénomène mondial. Nos confrères d’Actuallite rappellent ce chiffre fourni par le label ABJ (Authorized Books of Japan). Selon ce dernier, « parmi les 1200 sites piratés recensés en février 2024, seuls 24 % étaient en japonais, tandis que 38 % étaient en anglais, 14 % en vietnamien et 6 % en chinois ».

Ce qu’il faut retenir :

  • Le Japon veut lancer un nouveau système de détection du piratage d’anime et de manga
  • Cet outil bénéficierait des dernières avancées en matière d’IA
  • Il faudra un certain temps avant qu’il puisse être lancé

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Par : Opera