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Le pilote de F1 le plus rapide de l’histoire révélé par une intelligence artificielle

Hamilton ? Schumacher ? Senna ? Un algorithme d’apprentissage machine révèle le pilote de F1 le plus rapide de ces 40 dernières années.

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© Eric Dupin - Presse-citron

L’histoire de la F1 est faite de débats interminables sur le talent de tel ou tel pilote. Les plus anciens ont connu les luttes homériques entre Prost et Senna, Schumacher et Hakkinen, ou plus récemment, Hamilton et Rosberg/Vettel.

Généralement, il y a trois juges de paix : le nombre de victoires, le nombre de pole positions, et bien sûr le nombre de titres de champion du monde. Cependant, certains pilotes n’ont jamais rien remporté, et pourtant l’étude de leurs chronos montre à quel point ils sont rapides et habiles, parfois plus que certains champions en titre. Seulement si la F1 est avant tout une histoire de haute vitesse, ça n’est pas que cela, et les meilleurs sont ceux qui arrivent à renouveler les performances course après course, saison après saison, avec une régularité de métronome, résistant à toutes les pressions. En F1 peut-être encore plus qu’ailleurs, à talent égal tout est affaire de mental, et trouver le pilote le plus rapide de tous les temps n’est pas chose aisée.

Sauf peut-être pour une intelligence artificielle.

C’est l’idée de cette étude menée par l’organisation officielle qui dirige le championnat du monde de Formule 1.

L’étude vise à comparer les conducteurs sur quatre décennies afin de désigner les plus « vite » en se basant uniquement sur la vitesse de qualification pure. Le commanditaire a utilisé la technologie Amazon Web Services (AWS) pour arriver à la conclusion et classe tous les pilotes depuis 1983 tout en retirant de l’équation les performances relatives de la voiture.

AWS – qui fournit également les infos en temps réel sur l’état des pneumatiques pendant les courses – indique avoir utilisé l’apprentissage machine pour créer « un classement de la vitesse des pilotes qui soit à la fois objectif, complexe et basé sur des données ».

La liste des dix meilleurs pilotes ne comprend pas les champions du monde de l’époque, dont Alain Prost, Nelson Piquet, Nigel Mansell, Mika Hakkinen et Kimi Raikkonen, qui ont passé une grande partie de leur carrière dans des équipes de milieu de terrain. Sur la base de ces données, il donne également un différentiel de temps entre les pilotes comme s’ils participaient à une séance de qualification.

Les champions (et les stars) ne sont pas forcément les plus rapides

Sans surprise, ceux qui sont réputés comme étant les plus grands champions de l’histoire de la F1 trustent le podium, la légende Senna occupant la première place, confirmant ainsi par l’arithmétique 30 ans après que son aura de pilote ultra-rapide et hors du commun n’était pas usurpée. Parmi les pilotes encore en activité, le néerlandais Max Verstappen est quatrième et le monégasque Charles Leclerc septième. Tous les deux ont débuté leur carrière récemment et ne sont âgés que de 22 ans. Aucun pilote français dans ce classement, ce qui vient démontrer ce que nous expliquions plus haut. Alain Prost, malgré ses quatre titres de champion du monde, ne figure pas dans ce top 10, car il était avant tout un stratège doué d’une intelligence de course exceptionnelle qui lui permettait de gagner en étant rarement le plus rapide.

Voici le classement. Il contient quand même 6 champions du monde, et il rétablit un peu de justice envers des pilotes qui ont pu être un peu sous-estimés durant leur carrière.

1. Ayrton Senna – 0.000
2. Michael Schumacher – +0,114
3. Lewis Hamilton – +0,275
4. Max Verstappen – +0,280
5. Fernando Alonso – +0,309
6. Nico Rosberg – +0,374
7. Charles Leclerc – +0,376
8. Heikki Kovalainen – +0,378
9. Jarno Trulli – +0,409
10. Sebastian Vettel – +0,435

La F1 ne fournit pas de détails exacts sur la manière dont les résultats ont été obtenus, mais le système prétend utiliser une matrice de données pour comparer les coéquipiers les uns aux autres au cours de l’époque et ensuite relier ces données à d’autres coéquipiers au cours de la carrière d’un pilote.

« En comparant les coéquipiers lors des séances de qualification, l’outil basé sur l’apprentissage machine se concentre sur les performances d’un pilote, en construisant un réseau de coéquipiers sur toute la période, tous liés entre eux et donc comparables. En comparant les temps au tour entre les coéquipiers uniquement, l’algorithme du pilote le plus rapide normalise effectivement les performances de la voiture et de l’équipe. Globalement, cela permet de dresser un tableau de la façon dont les pilotes de différentes générations se comparent, en analysant l’indication la plus pure de la vitesse brute : le tour de qualification », explique un communiqué de presse de la F1.

Rob Smedley, ancien ingénieur de Ferrari et Williams, qui travaille maintenant pour la F1, a déclaré que les équipes utilisent des études similaires pour décider qui signer en tant que pilote : « Dans l’environnement de l’équipe, ce type de modélisation est utilisé pour prendre des décisions clés sur le choix des pilotes. Comme les pilotes sont le plus souvent le bien le plus cher de l’équipe, il est important que le processus de sélection soit aussi solide que possible. »Un tel processus serait donc déployé par les stratèges de l’équipe de F1 afin de présenter la sélection la plus objective et la plus fondée possible sur des preuves. Le pilote le plus rapide nous permet de dresser un tableau comparatif des pilotes, en analysant l’indication la plus pure de la vitesse brute, le tour de qualification – et il est important de noter que cette vitesse pure est le seul élément du vaste arsenal de pilotes que nous analysons ici, pour mettre en valeur les pilotes les plus rapides jamais rencontrés, ce qui est très excitant ».

Comme le fait remarquer un site spécialisé dans le sport automobile, il n’a pas été fait mention du Colombien Juan Pablo Montoya, dont la vitesse moyenne de 262 km/h lors des qualifications à Monza pour Williams en 2004 a été le tour le plus rapide de l’histoire de la Formule 1 jusqu’à ce que le pilote Ferrari Kimi Raikkonen – une autre omission – atteigne une moyenne de 263 km/h en 2018.

>> Si la F1 vous intéresse, retrouvez mon expérience unique au volant d’une F1 sur le Circuit Paul Ricard.

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