En France nous connaissons bien le site de petites annonces Leboncoin. Fondé en 2006, il est devenu en moins de 20 ans le leader incontesté de la vente en ligne de seconde main, dépassant des géants du secteur comme eBay ou plus récemment Vinted.
Le site, détenu par le groupe norvégien Adevinta profite de cette bonne santé dans l’hexagone pour s’exporter. Il existe aujourd’hui en Allemagne, au Pays-Bas ou en Italie. Selon le média spécialisé Mind, il serait sur le point de faire une demande de dédommagements astronomique à Google. Le média parle de 952 millions d’euros.
Google déjà condamnée
Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de cette affaire il faut remonter le temps. En 2007, le moteur de recherche rachète DoubleClick pour un peu plus de 3 milliards de dollars. Une acquisition qui place Google au centre du modèle publicitaire numérique. Le poumon économique du web dans ses mains, Google développe alors la publicité programmatique.
Mais cette domination n’a pas plu à tout le monde. À commencer par les autorités. Elles ont réussi à prouver en 2021, des années après, que Google avait bien profité de sa position pour “avantager ses propres filiales.” Dans son verdict, l’ADLC, l’Autorité de la Concurrence française conclut que “les grands perdants” de ce système était les éditeurs de sites web qui commercialisent dans le même temps des espace sur leurs pages internet.
Des demandes de dédommagements par dizaines
Aujourd’hui, en plus de Leboncoin et sa maison mère Adventia, ce sont des dizaines d’entreprises qui demandent réparation. On y retrouve de grands médias comme “L’Équipe”, “Le Figaro” ou encore le groupe Les Échos – Le Parisien. Ils sont tous en procédure contre Google et demandent des dommages et intérêts différents en fonction des pertes estimées.
Dans le cas de Leboncoin précisément, rien n’assure cependant que la justice française va lui donner raison. Lors de la prononciation de son verdict en 2021, l’ADLC avait déjà réalisé une première estimation des dommages causés par le système anticoncurrentiel de Google. Le milliard était alors très loin. Il était question de 10 à 15 millions d’euros.
En décembre dernier, Leboncoin avait déjà demandé, avec plusieurs groupes de presse près de 27 millions d’euros à Google en guise de dédommagements. Les plaignants avaient finalement été déboutés par la justice française.
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