Les App Stores vont-ils tuer l’espoir d’un standard unique ?

La quête d’un web standardisé, unique, multi-plate-formes, est une sorte de Saint-Graal pour tous les webmasters et webdesigners de la planète. Ces derniers rêvent d’un langage vraiment unique leur permettant de ne développer qu’une version de chaque site réalisé sans avoir à se soucier du support sur lequel celui-ci sera consulté. Le W3C s’efforce d’édicter

La quête d’un web standardisé, unique, multi-plate-formes, est une sorte de Saint-Graal pour tous les webmasters et webdesigners de la planète. Ces derniers rêvent d’un langage vraiment unique leur permettant de ne développer qu’une version de chaque site réalisé sans avoir à se soucier du support sur lequel celui-ci sera consulté.

Le W3C s’efforce d’édicter des standards et des normes auxquelles les éditeurs de sites et de navigateurs web essaient de se conformer, y compris Microsoft, qui rattrape un peu son retard avec Internet Explorer 8 et tente de faire bonne figure en rentrant peu à peu dans le rang.

iphoneapps

Vers une simplification de la conception web

Nous pensions donc de façon peut-être un peu optimiste voir le bout du tunnel : le développement web deviendrait enfin un métier comme les autres, dans lequel il ne serait plus nécessaire de produire une version différente ou adaptée d’un même produit en fonction des outils dont dispose le client final (le client étant ici l’internaute, et l’outil, le navigateur et/ou le terminal utilisé). Imaginez qu’un constructeur automobile doive concevoir et produire plusieurs versions d’une même voiture en fonction des routes où elle est utilisée. Le web et ses navigateurs, c’était un peu ça. Et normalement ceci devait bientôt appartenir au passé.

Devait. C’était sans compter avec l’émergence du web mobile, et surtout l’arrivée de l’iPhone, puis de ses fameuses applications de l’App store, qui sont venus redistribuer complètement les cartes en mettant un joli coup de pied dans la fourmilière.

Le web mobile, trublion du webmaster

D’abord, pour les clients les plus exigeants, ou ceux dont la fourniture d’une version mobile de leur site web représentait un enjeu stratégique, il a fallu développer une adaptation spécifique du site. Les plus habiles des développeurs s’en sortaient au mieux avec quelques modifications ou hacks de CSS, mais souvent cela ne suffit pas. Une version mobile d’un site web n’est pas juste une déclinaison allégée (mot poli pour appauvrie) de l’original, et je pense que c’est une erreur qui a souvent été commise. Une version mobile d’un site web est un site à part entière, adapté à des terminaux et un usage différent. Mais bon, tant que cette demande était circonscrite aux principaux smartphones dotés d’un navigateur HTML, c’était un moindre mal : la même version mobile d’un site fonctionnait à peu près de façon identique sur un Nokia sous Symbian, un HTC sous Windows Mobile ou un BlackBerry.

Et l’iPhone fut…

Les choses se sont un peu compliquées avec l’arrivée de l’iPhone et de son navigateur Safari Mobile, offrant davantage de possibilités, avec notamment plus de puissance et une capacité à interpréter des scripts plus complexes comme l’Ajax, mais également à afficher les pages web entières comme sur un ordinateur de bureau. Les professionnels de la conception web ont alors pensé, probablement un peu trop rapidement, que l’iPhone inaugurait une nouvelle ère dans la navigation mobile : celle où il ne serait justement plus nécessaire de développer des versions mobiles de sites web. De nombreux débats ont eu lieu à ce sujet, y compris ici sur Presse-citron.

La réalité fut tout autre : loin de simplifier les choses, l’iPhone les a compliquées un peu plus puisque, l’effet hype n’arrangeant pas les affaires, très rapidement sont apparues des versions de sites spécifiquement conçues pour le mobile d’Apple, des versions tirant parti de ses fantastiques capacités, basées souvent sur le même framework de développement. Des versions qui, je vous le donne en mille, fonctionnent bien sûr assez mal sur d’autres smartphones. Un exemple ? Essayez de lire iphone.20minutes.fr ou iphone.liberation.fr sur un Nokia ou un HTC. Bien sûr cela reste possible si vous voulez connaître une info d’urgence, mais cela devient vite un calvaire ergonomique dès que vous voulez naviguer un peu plus longtemps car vous ne bénéficiez pas des effets et du formatage prévus pour l’iPhone. Idem à l’inverse pour certaines versions mobiles de sites web, quasiment illisibles sur l’iPhone, qui est reconnu comme un navigateur de bureau.

Récapitulons : à ce stade, et encore nous sommes gentils, nous avons déjà 4 « formats » de web, à savoir le web pour PC de bureau, le WAP, le web mobile… et le web pour iPhone, qui mobilise probablement à lui seul la même énergie que les 2 précédents réunis. Et je ne parle pas bien sûr des navigateurs et devices exotiques, comme le Tabbee d’Orange et sa version spécifique d’Opera Mobile ou autres consoles de jeux qui ont chacune leur web.

L’App Store d’Apple (ré) ouvre la boîte de Pandore

Bon. Vous croyez qu’on a fait le tour ? Pas vraiment. Je dirais même que les ennuis ne font que commencer. Car sont donc arrivées les applications de l’App Store pour l’iPhone. Et parmi celles-ci bien sûr une nouvelle « couche » de web : les applications déclinées de sites web ! Je ne sais plus précisément qui a ouvert le bal mais je pense que Facebook était parmi les premiers, avant les médias de presse traditionnelle, comme Le Monde. Encore une fois, le débat était lancé, et je posais la question ici en juillet 2008 : quelle est l’utilité d’une nouvelle couche application quand on a déjà une webapp bien branlée qui fait le boulot ? Je n’étais pas convaincu, mais j’avoue avoir (malheureusement ?) changé d’avis depuis : j’installe et je consomme de l’application adaptée de service web comme je respire, notamment pour lire la presse.

Ce n’est pas Le Monde, justement, ou Le Figaro, ou, mieux, 20 Minutes qui me contrediront puisque chacun propose à la fois une version mobile et/ou iPhone de son site ET une application iPhone. Le pompon revenant à 20 Minutes, très généreux, qui propose pas moins de 2 versions mobiles sous 3 urls différentes de son site en plus de l’application pour iPhone : http://light.20minutes.fr, http://iphone.20minutes.fr et http://m.20minutes.fr/

Et, bien sûr, le succès de l’App store d’Apple aidant, la course à l’armement est repartie de plus belle :  Windows MarketPlace, Android Market, Samsung Application Store, sans oublier Nokia Ovi Store ou encore BlackBerry App World, chaque constructeur veut et crée sa plate-forme d’applications, et bien sûr chaque éditeur voudra, et devra proposer une version de son site sur chacune de ces plate-formes. J’en sais quelque-chose : on m’a demandé récemment si je prévoyais bientôt de proposer une version Android de Presse-citron. Pas une version mobile compatible avec les terminaux Android, non : une application a télécharger sur l’Android Market. Une demande sérieuse en provenance de gens visiblement sérieux, qui a du sens dans son contexte car elle et motivée par un projet d’opération commerciale.

Alors ? C’est la fin des web apps standardisées ?

Pas forcément. Tout d’abord, si la multiplication des plate-formes propriétaires et non compatibles entre elles est rarement une bonne nouvelle pour le consommateur final, ne soyons pas bégueules et reconnaissons que ceci est bon pour… les prestataires et l’économie, si ces derniers savent en tirer un parti raisonnable et honnête : développer plusieurs versions d’un site met un peu de beurre dans les épinards des développeurs, et contribue à alimenter un éco-système dont certains, s’ils savent facturer leurs prestations eu prix juste, ne se plaindront pas.

Ensuite, il n’est pas nécessaire de réinventer la roue pour chaque nouvelle version : dans le cas d’un site d’information ou d’un blog, les flux RSS sont les amis du concepteur (et du portefeuille du client) : l’application iPhone du Point par exemple n’est rien d’autre qu’un remix des flux RSS du site d’origine avec un habillage graphique et ergonomique adapté, pour lesquels existent déjà probablement des routines et autres bibliothèques de scripts.

Une question de mise en scène

En conclusion, avec le web mobile, et aussi le web des objets, nous sommes certainement assez loin de l’application unique et standardisée, mais ce ne sont pas les mêmes métiers qui interviennent : l’éditeur conçoit et fournit le contenu, l’agence web le met en forme pour le PC de bureau, et les développeurs d’applications reprennent les flux pour les widgetiser en fonction du support.

Un peu comme au cinéma finalement : d’un côté l’auteur (l’éditeur qui est à l’origine du contenu du site), de l’autre le scénariste (le webdesigner), et puis viennent les réalisateurs qui se chargent de la mise en scène des différentes versions (les développeurs d’applications). Sauf que ici l’auteur n’est pas payé : c’est lui qui paie pour chaque adaptation.

Ce qui tombe assez bien finalement : j’ai toujours trouvé que le web c’était aussi un peu Hollywood.


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32 commentaires

  1. oui et non ! c’est l’évolution du web ! on choisit de suivre les nouvelles techniques ou alors on reste sur le côté et on regarde les autres évoluer sans pouvoir les ratraper.

  2. Ce n’est pas la faute aux « AppStores », ce ne sont que des moyen d’installer des apps, mais celle des éditeurs de logiciels, APIs et Frameworks… Apple en l’occurence.

    C’est un piège connus dans lequel pas mal de monde tombe, quand c’est pas le dev, c’est le patron qui vient le voir et lui fait « tiens, t’a vu mon nouvel i(whatever), t’a vu le site du concurrent, il passe bien dessus… tu peux nous faire une version i… ».

    Tous ça car chez Apple ils ont foutu « des trucs en plus » en se torchant avec les standards… Du coup « vous programmez à Notre sauce » = « Vous avez un beau truc, que vous auriez pu faire sans, mais comme y’a pas de norme adoptée par tous (déjà vous avez vu le bazar pour les navigateurs « fixes ») on vous la fout dans le c** ! »…

    J’ai tord ?

  3. La réponse n’est pas oui, les appli tournant sur des OS open source tel qu’Android vont imposer le standard, un standard ouvert.

    Un standard fonctionnant sur un code fermée ne peut être un standard, même s’il fournit des kits de développements, documentation, etc. 😉

    L’open source finira bien par les manger, c’est une question de temps

  4. Oui, hélas.

    Et le plus inquiétant est le contrôle total de ces App Stores par les marques (Apple, Nokia…), qui y mettent ou en retirent ce qu’elles veulent dans l’arbitraire le plus total.

    C’est juste le contraire d’une libre économie de marché 🙂

  5. Moi je suis contre les applications. A l’heure où on prépare des Notebook à 300€ avec un OS minimum et un navigateur (genre Chrome OS) on nous vend des téléphone à 1000 sur lesquels il faut installer une application par blog que l’on veut suivre. C’est quand même assez débile.

    Ensuite, ceux qui ont pensé l’internet, le web, et plus particulièrement le protocole HTTP on prévu ce qu’on appelle de la « négociation de contenus ». En gros ça veut dire qu’un appareil qui veut atteindre une ressource (par exemple, un article à l’adresse http://www.presse-citron.net/l.....ard-unique ) demande au site « coucou, je suis un téléphone mobile, j’ai safari 4 et je veux le dernier article de presse-citron ». Le protocole standard du web depuis sa création permet déjà de donner un site différent à chaque terminal, pourquoi se casser le cul à faire des applis ?

    Kane a dit : « Tous ça car chez Apple ils ont foutu « des trucs en plus » en se torchant avec les standards… Du coup « vous programmez à Notre sauce » = « Vous avez un beau truc, que vous auriez pu faire sans, mais comme y’a pas de norme adoptée par tous (déjà vous avez vu le bazar pour les navigateurs « fixes ») on vous la fout dans le c** ! »… »

    Je suis bien d’accord avec lui =) on pourrait prêter les mêmes mots à Microsoft ou Netscape dans les années 1990 à la naissance du web, avec des balises différentes de tous les côtés, et on sort à peine de ce bordel en ce qui concerne les postes d’ordinateur… alors le « think different » j’y crois pas t

  6. de toute façon l’iPhone cé d’la merde !!! (JP coffe inside)
    le jour où cet outil sera dépassé par un autre (une autre marque, un autre produit) il va falloir encore tout recommencer.
    non moi, je reste connecté sur le bon vieux pécé de 35 kgs sur mon bureau et mon écran 26″ plus confortable visuellement.

  7. Apple 🙁 une société encore pire que microsoft qui favorise l’enfermement.

    A mon avis un web standardisé n’existera pas tout de suite car internet arrive tout juste sur mobile.
    Les E-book reader arrive aussi et l’évolution sera peut être aussi à l’internet.

    Avec tout les futurs appareils qui risque d’utilisé internet le bordel risque pas de s’arrêter tout de suite.

  8. Bon article…
    Il n’empêche que pour des plateformes comme Worpdress, il existe des plugins qui permettent une bonne performance d’affichage des blogs sur les mobiles. Certes, ce ne sont pas des web-apps… Peut-être, aura t-on des solutions équivalentes pour la conception de web-apps dans les temps à venir…

  9. C’est la suite logique du « marché » du Web depuis ses débuts…

    Tu crois vraiment qu’il y aurait besoin des recommandation du W3C et de sites comme Alsacréations si 2T en temps (c) il n’y avait pas un petit malin qui sortait le truc qui change tout mais qui n’est compatible avec rien ?

    Avec le temps, cela va se tasser et comme tous les smartphones feront tous plus ou moins la même chose que l’iphone, que même les ebook s’y mettent, il y aura une couche standard minimal normalisée…

    Les trucs de IE, ça fait des années que je ne les ai pas utilisés, on s’en passe très bien finalement en utilisant les standards. Là, ce sera pareil, suffit d’attendre que le temps passe et il fini toujours par passer…

    En attendant, on va faire de nouveaux hacks ou laisser faire les interface avec un code commun à tout le monde et ce sera tout…

    Les apps, oui si cela apporte quelque chose en plus, genre le GPS, mais « juste » une couche au dessus du web pour afficher autrement, quel intérêt en fait ?

    Se la péter en société ? 🙂

    • Eric

      @bob+(mc+melun) : c’est ce que je pensais aussi, mais à l’usage force est de reconnaître que des applis comme celle du Monde ou de USA Today sont beaucoup plus pratiques et agréables à utiliser que les versions mobiles des mêmes sites, d’autant qu’elles se chargent intégralement à chauqe mise à jour et permettent le mode déconnecté. Je les charge toutes avant de prendre le train ou l’avion et ça m’assure une bonne petite heure de lecture de news fraîches tranquille.

  10. Bon article en effet !
    Je préférerais bien sûr un aspect « full web », sans doute plus facile à mettre en place (quoique…) mais peut être moins « rentable » et facile à monétiser.

    Petite remarque sur l’analogie constructeur auto / routes : « Imaginez qu’un constructeur automobile doive concevoir et produire plusieurs versions d’une même voiture en fonction des routes où elle est utilisée. Le web et ses navigateurs, c’était un peu ça. »
    Il me semble que l’analogie suivante est elle aussi valide : « Imaginez que, pour venir chez vous, vous deviez mettre en place plusieurs accès, plusieurs routes afin de vous assurer que chaque type de voiture puisse accéder à votre lieu ».

    Finalement, j’ai l’impression que c’est la problématique « qui doit faire le boulot ? Le webmaster ou le navigateur ? » qui est en discussion avec ces analogies.
    Et ça ne m’a pas l’air facile !

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  13. Pas vraiment de réponse à apporter au débat si ce n’est que :
    – c’est plus dur de faire une appli iphone qu’une page html.
    – c’est quand même bien d’imaginer que les applis peuvent « pousser » de l’info (push le monde) et en vendre avec l’option « sales in app » de contenu et même gérer l’abonnement, pour la presse cela peut être un vecteur de plus grande transformation lecteur/abonné.
    – pendant ce temps là ce qui cartonne ce sont les jeux (pas en flash, de vrais jeux).

  14. Un parfait exemple serait le toute nouvelle application Flickr (http://blog.flickr.net/fr/2009.....ur-iphone/).

    J’adore le site mobile de Flickr. C’est mon moyen favori de consulter Flickr sur mon iPhone.

    L’application iPhone offre quoi de plus que le site mobile ? Je ne vois aucune fonction qui ne pourrait être implémentée dans le site.

    Même l’envoi de photos sur Flickr avec le geotagging est déjà possible. Il suffit d’envoyer ses photos par email:

    http://www.flickr.com/photos/s.....845527054/

    L’application ne fait que rendre cela un peu plus accessible pour tout le monde…

  15. @JM Oui le SDK offre de vraies plus-values et c’est à mon sens indispensable d’en offrir un.

    En revanche la possibilité d’intégrer dans une application une vue Webkit est utilisée, à mon gout, avec trop de facilité par des développeurs un peu fainéants…

    Lorsqu’on s’investit dans une application, avec les couts que cela représente et le passage obligé par la validation Apple, il est indispensable d’offrir une vraie plus-value par rapport à un site web. L’achat in-app serait un bon moyen pour la presse de vendre des dossier/articles en complément d’un contenu gratuit. Ce serait plus intelligent sur le long terme que de proposer une application payante comme l’on fait certains journaux.

    Quand au jeu… il est clair qu’Apple a gouté au fruit défendu et souhaite maintenant tailler des croupières à Sony et Nintendo sur un terrain très lucratif. 😉

  16. Bonjour,

    Pour en revenir a la partie de 20 minutes et ses 3 Url’s, je les comprends parfaitement.

    Un utilisateur d’iphone aime avoir sa propre url , il doit se sentir un peu privilégié.(avec ses 1 million d’amis…)

    Les autres utilisateur android, htc , ne veulent pas taper iphone.monsite.fr (eux ils sont origaux)

    Multiplié les url’s prends son sens si on sert le même contenue.
    ça permet de faire plaisir à tous le monde pour pas trés chère.

    Stéphane
    http://www.uncine.fr
    iphone.uncine.fr (pour faire plaisir au iphone user)
    m.uncine.fr (pour les autres)

  17. Personnellement je préfère un site qui n’a qu’une URL et qui me sert un contenu adapté à mon terminal sans m’obliger à avoir 2 signets.

    Encore mieux si je peux basculer vers le site ‘complet’ comme sur Google Doc par exemple.

  18. Intéressants points de vue 🙂

    Je pense qu’il manque un aspect important à cette réflexion, outre le côté technique et les services ajoutés apportés par ces apps : la dimension business. (aspect quand même évoqué rapidement dans le post de Sylvain).

    En effet la force de l’AppStore et de ses suiveurs est qu’ils ouvrent de nouveaux canaux de distribution pour les éditeurs s’intéressant au mobile.

    Auparavant, les éditeurs présents sur le mobile avaient assez peu de choix :
    – promouvoir eux mêmes leur service mobile via leur média historique (web, presse…),
    – et/ou entrer en partenariat avec les portails opérateurs voire constructeurs, ce qui s’avérait difficile pour les PME (Petits et Moyens Editeurs 🙂 Oon ne parlera pas de Gallery qui a pris un méchant coup dans l’aile avec l’essor des apps et du « vrai » web mobile,
    – et s’en remettre à leur notoriété pour que les utilisateurs tapent spontanément l’url du site sur leur mobile.

    Les app stores ouvrent donc une nouvelle voie de distribution, dopée par le buzz autour de ces applis, et qui plus est accompagnée de solutions de facturation dignes de ce nom.
    Etant dans le marketing mobile depuis pas mal de temps, je peux vous dire qu’Apple a littéralement retourné le marché… au grand dam des opérateurs!

    Le revers de la médaille, c’est que pour être présent sur tous les app stores du marché, il faut avoir un portefeuille bien rempli vu le prix des prestataires spécialisés……… 🙂

    On en revient au souci des différents standards. Les éditeurs devront faire des choix liés au potentiel des différents app stores, ce qui finira par éliminer les autres… à la manière du duel HD DVD vs Bluray? 🙂

  19. @sylvain: Je suis d’accord avec toi, la redirection doit être automatique (ce qui est le cas pour uncine)
    Mais il y a des personnes qui n’aime pas qu’on leur propose la version mobile par defaut.

    Ils préfèrent avoir le choix entre la version web ou mobile.

    Stéphane

  20. Hmm, j’avais commencé à écrire un commentaire pour tenter de clarifier la situation (pages web, apps, standards) et hop… rafraîchissement auto : je ne vais pas tout recommencer * sigh *
    Tant pis, vous devrez vous passer de mes lumières ! 😉

  21. @zak : Sauf que tout les smartphones ne permettent pas de naviguer sur le « vrai » web aussi simplement qu’il est possible de le faire avec l’iPhone…

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