En février dernier, la députée de la Marne, Laure Miller, alertait les foules quant à la nocivité du réseau TikTok, lequel était notamment accusé “d’enfermer les utilisateurs dans des vidéos qu’il estime leur correspondre, comme celles sur la tristesse ou le mal-être.” Une inquiétude vis à vis de l’intégralité des utilisateurs de la plateforme, mais aussi (et surtout) des plus jeunes, parfois spectateurs d’un contenu tantôt sexuel, tantôt violent, tantôt dangereux, sans compter un algorithme très addictif.
L’assemblée nationale en faveur d’une commission d’enquête concernant TikTok
De quoi évoquer à l’époque la possible ouverture d’une commission d’enquête à l’encontre du réseau social, visant (entre autres) à évaluer l’impact psychologique sur les jeunes utilisateurs. Une commission d’enquête qui vient d’être adoptée par l’Assemblée Nationale ce jeudi 13 mars, et qui va donc de voir statuer sur “les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs“.
✅ Adoption de la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs.
🔎En savoir plus : https://t.co/ZR3EPQTOuL#DirectAN pic.twitter.com/JeQ0XMPruo— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 13, 2025
Concrètement, ce sont trente députés qui vont avoir la lourde tâche de se pencher sur le cas TikTok jusqu’à la rentrée, en étudiant autant que possible le fonctionnement de son algorithme, ainsi que les éventuelles répercussions psychologiques que ce dernier peut entraîner sur les adolescents.
Outre les contenus à tendance sexuelle, l’application est également accusée d’encourager parfois certains actes tels que l’automutilation ou encore le suicide, en affichant devant les yeux des utilisateurs les plus fragiles, des vidéos répondant à ces thématiques.
Comme évoqué par la députée Laure Miller en début d’année, la commission devra également statuer sur le côté addictif de la plateforme, avec un système de recommandations pour le moins “efficace“, et si celle-ci propose réellement des mesures capables de protéger activement les utilisateurs les plus jeunes (et les plus faibles), notamment en ce qui concerne la régulation des contenus donc, mais aussi pour tout ce qui est de la modération.
Voilà quelques années déjà que divers gouvernements et associations alertent sur les dangers liés à une surexposition au réseau TikTok. Outre des contenus parfois inadaptés, la plateforme pourrait également être à l’origine de certains troubles du sommeil, et même provoquer une forme de dépendance semblable à celle d’une drogue.
Plutôt inquiétant quand on sait que de nombreux utilisateurs ont parfois 11/12 ans seulement, et que certains jeunes utilisateurs passent d’ores et déjà plusieurs heures par jour sur TikTok.
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