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Les Français sont-ils plus feignants que le reste du monde ?

Les français ont rarement eu bonne réputation à l’étranger, et ce n’est pas l’étude qu’on évoque aujourd’hui qui va améliorer la situation.

  • L’étude State of the Global Workplace de Gallup donne une vision du bien-être et de la motivation des salariés a niveau mondial.
  • La motivation au travail a subi une chute drastique après la pandémie, et commence tout juste à remonter.
  • À une place près, les français sont les salariés les moins impliqués d’Europe.

 

Il faut travailler pour vivre, et non pas vivre pour travailler. Un adage finalement peu appliqué si l’on en croit 65% des français (selon un sondage Elabe d’octobre 2022) qui pensent “qu’il y a trop d’assistanat en France, les aides sociales n’incitant pas à sortir du chômage”. Pourtant, selon l’étude State of the Global Workplace de Gallup, il semble que les travailleurs français se contentent d’en faire le moins possible.

Une étude mondiale

State of the Global Workplace
© Gallup

Cette étude a été réalisée en sondant 100 000 salariés dans le monde en se concentrant sur l’investissement de ceux-ci au travail. Si celui-ci a commencé à remonter après une chute drastique post-pandémie, il reste tout de même à un niveau très bas en France, et un peu partout en Europe.

Les français à la ramasse

Préparez-vous à être surpris (non), mais parmi les salariés français sondés, 7% seulement se déclarent engagés dans leur profession. Oui, ce n’est vraiment pas beaucoup, et cela classe la France avant-dernière en Europe en termes de motivation au travail, juste devant l’Italie. 34% des salariés européens sondés sont en recherche active d’un nouveau poste, pendant que 39% avouent souffrir d’un stress prolongé dans leur carrière.

Un mal-être qu’il est possible de combattre ?

Une situation géopolitique et économique instable, une crise sans précédent, des salaires qui n’augmentent pas… Le phénomène de quiet quitting initié sur les réseaux sociaux ne risque pas de s’éteindre avant un moment. Il faut quand même souligner que certaines entreprises françaises essayent de faire bouger les choses en améliorant la qualité de vie des employés. On pense notamment au groupe LDLC dont le PDG Laurent de la Clergerie a fait de la semaine de 4 jours son cheval de bataille. En attendant, il y a fort à parier que l’image de fainéants toujours en grève va continuer de coller à la peau des français dans le reste du monde.grev

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4 commentaires
4 commentaires
    1. Ahhh, cette belle notion du “C’est pire ailleurs donc arrêtez de vous plaindre”.
      On a la chance en France de pouvoir faire comprendre aux patrons qu’on n’est pas juste un chiffre sur une grille financière (et encore, c’est loin d’être le cas pour tous) contrairement a, par exemple, l’Asie ou le Moyen Orient où c’est généralement du marche ou crève.
      Si peu de français sont très engagés dans leur travail c’est qu’on ne leur donne pas l’envie de l’être et maintenir cet engagement par la peur comme dans certains pays n’est clairement pas enviable contrairement à ce que vous semblez penser.

      1. 👍.
        Les salariés français conservent en plus une bonne productivité horaire, même si elle a beaucoup baissé.
        C’est complètement inopérant dans ce cas d’envier autrui quand on fait figure d’exception, j’ose le dire, avant gardiste.

  1. Bizarre. Il y a eut des articles publiés sur la motivation des Américains, et elle est loin d’être aussi haute que présentée ici!! Le quiet quitting part d’ailleurs ce pays, comme beaucoup de phénomènes sociétaux (Wokisme etc) .
    Donc, méfiance avec les résultats de cette modeste étude qui me semble plutôt orientée….

Les commentaires sont fermés.