Voilà quelques années déjà que l’intelligence artificielle fait partie de notre quotidien, le lancement de ChatGPT ayant clairement démocratisé la tendance auprès du grand public. Tout (ou presque) est réalisable en s’appuyant sur les dernières technologies en matière d’intelligence artificielle générative… et cela commence déjà à inquiéter certains experts en interactions humaines quant à un éventuel déclin cognitif à venir, notamment chez les plus jeunes.
L’IA générative va-t-elle nous rendre… moins intelligent ?
C’est un fait, si ChatGPT est en mesure de répondre à une simple question, l’outil peut également être employé pour rédiger une dissertation à la place d’un étudiant, produire une lettre de recommandation, traduire un texte, reformuler un texte ou en faire une synthèse, coder un site web… Les possibilités sont très nombreuses, avec même une intégration imminente au sein de certains véhicules de la marque DS Automobiles.
Pour Laurence Devillers, professeure en IA à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi), un outil comme ChatGPT peut apporter “un apprentissage dédié et personnalisé en fonction des besoins de chaque utilisateur, à condition de pouvoir contrôler la véracité de ce qu’il propose.”
Toutefois, Laurence Devillers explique également que l’IA générative n’est pas une bonne solution pour développer un quelconque sens critique, et ne favorise aucunement la créativité ou encore la soif de connaissance chez les plus jeunes. Le danger provient du fait de devenir uniquement des “consommateurs” de ces IA, ce qui pourrait conduire rapidement à une chute des capacités d’apprentissage.
“Par paresse, nous risquons de suivre uniquement les propositions de ChatGPT, sans chercher par nous-mêmes à réfléchir. Cela pourrait provoquer un déclin cognitif” explique la professeure. En d’autres termes, un usage abusif et permanent de l’intelligence artificielle pourrait rendre l’humain plus bête (ou moins intelligent) qu’il ne l’est déjà.

Pour éviter cette dérive, il est nécessaire de travailler sur l’accompagnement, la formation, l’apprentissage de ces nouveaux outils dopés à l’IA, mais aussi sur les réflexions éthiques qu’ils suscitent et les garde-fous susceptibles d’être mis en place pour en réguler l’utilisation.
Laurence Devillers met également en garde face à l’arrivée des “robots émotionnels”, qui seront en mesure de capter nos émotions corporelles, et d’agir en conséquence. “Il faudra nécessairement mettre l’éthique au cœur du fonctionnement de ces nouvelles IA et exercer un contrôle sur leur utilisation” prévient-elle.
- Selon divers experts, l’IA pourrait provoquer un déclin cognitif
- Des outils comme ChatGPT pourrait entrainer une baisse des capacités d’apprentissage
- En d’autres termes, l’humain pourrait devenir (encore) moins intelligent
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Bien que les préoccupations soulevées soient valables,il me semble que l’article adopte une approche quelque peu alarmiste, , mon expérience personnelle avec des outils comme ChatGPT me pousse à nuancer ces affirmations.
Sur la véracité : Bien que ChatGPT, comme tout outil, puisse occasionnellement fournir des informations inexactes, il offre en majorité des réponses fiables et éducatives. Ce constat remet en question l’idée que les IA génératives nuisent systématiquement à la qualité de l’information.
Développement du sens critique : Contrairement à ce qui est suggéré, ChatGPT stimule souvent la réflexion critique. En présentant différentes perspectives et en soulevant des questions, il incite à une évaluation plus approfondie des sujets abordés.
Question de la paresse : Personnellement, j’ai constaté que l’utilisation de ChatGPT me permet de gagner du temps et stimule mon raisonnement. Il encourage une compréhension plus profonde des questions et des réponses, enrichissant ainsi ma réserve de connaissances. Comparer son usage à celui d’un dictionnaire soulève une question intéressante : les outils qui facilitent l’accès à l’information rendent-ils vraiment les gens plus paresseux ou moins intelligents ?
Sur l’usage abusif et permanent : L’article suggère qu’une utilisation excessive de l’IA pourrait diminuer notre intelligence. Cependant, cette affirmation semble exagérée et manque de nuance. Tout outil, utilisé de manière responsable et équilibrée, peut enrichir notre expérience plutôt que la diminuer.
Nécessité de travailler sur l’accompagnement : Bien que l’accent mis sur la formation et l’éthique soit important, il convient de se demander si ces seules actions peuvent résoudre les problèmes hypothétiques soulevés.
Robots émotionnels : L’article mentionne brièvement les “robots émotionnels” sans établir de lien clair avec le reste du sujet. Cette absence de cohérence critique dans l’article même pourrait être vue comme ironique.
En conclusion, travailler avec ChatGPT pour rédiger ce commentaire a stimulé une réflexion approfondie que je n’aurais peut-être pas entreprise autrement. Cela suggère que, loin de nous rendre “plus bêtes”, les IA génératives peuvent effectivement enrichir notre processus de réflexion.
La recherche de l’outil active l’intelligence, l’utilisation de l’outil l’endort. Qui sait extraire une racine manuellement, avec crayon et papier ? Qui ne préfère pas recourir à une calculatrice pour une simple addition, multiplication de deux nombres ? Toute assistance affectant l’intellect diminue son activité et, partant, son éveil. On peut envisager de même des zones de turbulence dans la capacité des pilotes de ligne à reprendre en main un avion hyper automatisé dans le cas dune perte de contrôle. L’IA générative à n’en pas douter ne participe pas à l’éclosion des facultés intellectuelles, et ce pour une simple raison : l’humain privilégie toujours la facilité, et ce même inconsciemment ; il empruntera toujours le même parcours, connu par lui, ainsi “auto-automatisé”, alors qu’envisager un cheminement autre titillerait ses neurones, ses synapses. Nous nous abandons naturellement aux habitudes lesquelles affaiblissent notre vigilance intellectuelle. La porte étroite plutôt que l’entrée majestueuse, un bon choix.
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Demain, aujourd’hui déjà, scénario catastrophe, champs électro-magnétiques perturbés affectant l’ensemble du monde numérique : comment les plus dépendants se dépatouilleront-ils ? Ils commenceront à réfléchir, leurs cerveaux leur diront merci, et le drame aura eu pour effet de réveiller une population endormie. Scénario que je ne souhaite pas va de soi.
Salut,
Ton point sur l’IA générative et les facultés intellectuelles est intrigant. Tu dis que “l’humain privilégie toujours la facilité”, mais est-ce que choisir la facilité est nécessairement un signe d’affaiblissement intellectuel ? Je ne suis pas sûr.
Prenons les calculatrices : elles rendent les calculs plus rapides, mais cela ne veut pas dire que nous sommes moins intelligents. Au contraire, elles nous libèrent pour des tâches plus complexes qui nécessitent une réflexion créative ou critique.
Quant à l’IA générative, elle est un outil. Comme tout outil, son impact dépend de comment on l’utilise. Si on l’utilise pour éviter de penser, alors oui, cela pourrait être problématique. Mais si on l’utilise pour compléter notre pensée, pour explorer des idées que nous n’aurions pas envisagées autrement, alors elle peut devenir un moteur pour notre créativité et notre sens critique.
L’histoire de l’humanité montre que nous adoptons constamment de nouveaux outils pour améliorer notre vie. Cela ne nous rend pas moins intelligents, mais cela change la nature de notre intelligence.
En fin de compte, je pense que la clé est l’équilibre. Utiliser l’IA générative comme un complément à notre réflexion, plutôt que comme un substitut. C’est là que réside le véritable épanouissement intellectuel, non pas dans la porte étroite de l’abandon des outils, mais dans l’entrée majestueuse d’une utilisation judicieuse de ceux-ci.