Savez-vous quel est le secteur dans lequel les salariés seront les plus affectés par l’arrivée de l’intelligence artificielle générative ? D’après une étude publiée par Accenture en 2023, ce n’est ni la tech ni les médias, mais les banques. En effet, dans ce secteur, 54 % du temps de travail aurait un “haut potentiel” d’être automatisé. Et 12 % du temps de travail aurait un fort potentiel pour être “augmenté” avec l’IA. À titre de comparaison, pour les plateformes logicielles, l’étude estime que 36 % du temps de travail ont un haut risque d’être automatisé. Et dans le domaine de la communication et des médias, ce taux est de 33 %.
Cette étude de 2023 a récemment été remise au goût du jour par une publication de Citi, qui se focalise sur les changements que l’IA va apporter au monde de la finance. Celui-ci estime que la finance sera à l’avant-garde des changements que l’IA générative va apporter sur notre façon de travailler. Et d’après un, 93 % des banques estiment que les bénéfices augmenteront dans les cinq prochaines années, grâce à l’intelligence artificielle. La publication de Citi estime également que d’ici 2028, l’IA pourrait augmenter de 9 % (soit 170 milliards de dollars) les bénéfices des banques. En effet, il s’agit d’un secteur dans lequel les données à exploiter, et qui peuvent être exploitées par l’IA, sont nombreuses. “À bien des égards, la finance est le secteur idéal pour l’application de l’IA”, peut-on lire dans la publication.
Quel impact sur l’emploi ?
L’IA pourrait avoir un impact sur les tâches telles que le développement de logiciels, la recherche et les résumés de documents, la surveillance de conformité, ou encore les relations avec les clients. L’IA pourrait également être utilisée pour estimer les risques, avant d’accorder un crédit. “Les algorithmes d’IA pourraient exploiter de vastes ensembles de données pour évaluer le risque de crédit et faciliter les processus de souscription avec une précision et une rapidité potentiellement meilleures que celles des humains. Les modèles d’IA pourraient prendre de meilleures décisions en matière de crédit en analysant des sources de données diverses et non traditionnelles”, explique Citi.
Certaines tâches vont donc être automatisées via l’intelligence artificielle.
Mais la banque estime également que les précédentes évolutions technologiques n’ont pas conduit à une réduction du nombre d’employés dans le secteur de la finance, mais plutôt à une modification de la composition du personnel. L’arrivée des distributeurs automatiques de billets n’a pas entraîné une baisse du nombre d’employés des banques. Et le nombre de comptables n’a pas baissé après l’arrivée des tableurs.
En ce qui concerne l’intelligence artificielle, celle-ci pourrait effectivement réduire le nombre de rôles peu qualifiés dans les opérations et dans la technologie, mais Citi estime que le nombre de postes en lien avec la gouvernance et la conformité va continuer d’augmenter. Entre 2000 et 2023, le nombre de chargés de conformité aux États-Unis a été multiplié par 3.
Une adoption lente
Par ailleurs, le secteur de la finance aurait une adoption de l’IA générative plus lente, par rapport à d’autres secteurs. En effet, si cette technologie a un énorme potentiel dans la finance, il s’agit également d’un secteur très réglementé. De plus, il n’existe actuellement pas de règles uniques que les entreprises peuvent adopter pour leurs opérations mondiales.
“Le paysage réglementaire évolue dans certaines juridictions, mais il reste un chemin difficile à parcourir pour les sociétés de services financiers en ce qui concerne sa mise en œuvre, car les pays évoluent à des rythmes différents, adoptent des approches différentes en matière de réglementation et, dans certains cas, changent de position sur l’opportunité de réglementer”, explique Citi. En ce qui concerne la régulation de l’IA, la banque estime que la Chine et l’UE sont en avance, tandis que les États-Unis prennent leur temps.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Ce qui serait bien c’est déjà que les traders arrêtent de faire des semaines de plus de 60h grâce à l’IA, parce que 100-120 c’est assez exagéré, là pour l’instant l’IA n’apporte rien quelque soit ses configs en dehors de faire baisser les postes d’analystes qui se retrouvent à moins pour une charge de travail plus grande, ont a toujours des faits divers de gens qui meurent au travail. Et en plus ça songe à rendre la cotation des bourses permanente….
Et l’IA entraîne également des problèmes d’effets de vagues, ce qui est un très gros problème de sécurité financière.
Conclusion, pour le moment l’IA dans la finance c’est l’enfer au sens littéral, pour les IA de la finance je propose qu’on les renomment Skynet afin de refléter le côté maléfique de ce secteur.