Like a Rolling Stone

Il m’arrive un truc assez drôle en ce moment.
Je reçois un soir de la semaine dernière chez moi un appel de quelqu’un que je ne reconnais pas tout de suite et pour cause : le gars Denis est un vieux pote de lycée avec lequel j’ai ensuite monté mon premier et dernier groupe (No future) dans les années quatre-vingt.
Le genre de gars que j’ai pas vu depuis 15 ou 20 ans, tu vois ?

Il m’arrive un truc assez drôle en ce moment.
Je reçois un soir de la semaine dernière chez moi un appel de quelqu’un que je ne reconnais pas tout de suite et pour cause : le gars Denis est un vieux pote de lycée avec lequel j’ai ensuite monté mon premier et dernier groupe (No future) dans les années quatre-vingt.
Le genre de gars que j’ai pas vu depuis 15 ou 20 ans, tu vois ?

Je sais par des relations communes qu’il crèche à Paris et qu’il est toujours plus ou moins dans la musique, le théatre, tout ça. Plus ou moins.
Et voila-t-y pas que le gars Denis se met à me parler d’un vieux et unique single en édition limitée que nous avions sorti à l’époque (un 45 tours en vinyle bleu, ah ah), enregistré à l’arrache sur un 4 pistes lors d’un concert comme seuls les groupes punk lyonnais en avaient le secret à l’époque (beaucoup de bière et pas beaucoup d’inspiration).
Et de m’expliquer qu’un journaliste du magazine Rolling Stone (que je lisais régulièrement avant, et qui n’est même pas foutu d’avoir un site web pour son édition française) venait de le contacter car le mensuel préparerait un dossier + cd compilation sur le rock français des eighties, et qu’il souhaitait faire figurer notre single dans le bazar !
Au début je n’y ai pas cru, j’ai cherché les caméras, j’ai regardé ma femme d’un air soupçonneux en croyant au gros canular, je m’attendais à voir débarquer Arthur ou Dechavanne de derrière la porte (même si c’est pas trop le genre de la maison), bref, j’ai fait répéter au gars Denis son identité au moins quinze fois.
Mais bon ça a l’air vrai, d’autant que je viens de recevoir un courrier de sa part avec un formulaire de la SACEM que je dois signer en tant que compositeur du titre en question, en vue de le protéger et de toucher des droits s’il est diffusé.
Tout ça en plein débat sur les droits d’auteur et le téléchargement.
Etonnant, non ?
Je vous raconterai la suite, s’il y en a une (j’ai encore quelques doutes).
Bon, concernant les droits, vu que j’imagine difficilement que le titre devienne un tube mondial, j’avoue que je m’en tape un peu. A tel point que si j’avais encore cette chanson sous la main, je ferais tout mon possible pour la faire disparaitre à tout jamais (on se traîne de ces putains de casseroles).
Ou alors je la bombarderais sur la Mule.
Juste pour emmerdifier la SACEM.
Parole de compositeur.

> Lire aussi :  L'héritage d'Aretha Franklin à la publicité et la pop culture

16 commentaires

  1. J’arrive un peu en retard… mais je crois que ça va me faire rire pendant tt le reste de la journée…

    En même temps moi j’ai 22 ans, et je fais un paquet de trucs débile dans ce genre… il faut que je me préoccupe du faite que ça peut ressortir 20 ans après ! 😉

    En tt cas bravo et fais nous passez ça si tu le retrouve.

    Alexis

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