L’internet mobile en pleine explosion selon comScore

10 ans après l’arrivée des premiers terminaux mobiles grand public compatibles avec internet, le web mobile semble enfin véritablement décoller, en tout cas aux USA, mais on peut sans trop s’avancer imaginer que la tendance est identique, voire même encore plus favorable en Europe (sans parler du Japon et de la Corée du Sud, qui

10 ans après l’arrivée des premiers terminaux mobiles grand public compatibles avec internet, le web mobile semble enfin véritablement décoller, en tout cas aux USA, mais on peut sans trop s’avancer imaginer que la tendance est identique, voire même encore plus favorable en Europe (sans parler du Japon et de la Corée du Sud, qui ont quelques longueurs d’avance dans ce domaine).

Selon comScore, l’un des leaders mondiaux de l’analyse des statistiques et des tendances sur les usages du web, le web mobile a connu une véritable explosion sur l’année écoulée, puisque entre janvier 2008 et janvier 2009, le nombre d’américains ayant utilisé leur téléphone mobile pour accéder à internet presque doublé en quantité absolue, passant de 36,8 à 63,2 millions de personnes.

L’utilisation quotidienne connait une croissance encore plus importante puisque ce sont 22,4 mobinautes qui ont surfé sur le smartphone en janvier 2009, contre 10,8 en janvier 2008.

Toujours selon comScore, les utilisateurs sont passés d’un usage sporadique et occasionnel à une utilisation courante, notamment pour la consultation d’informations en temps réel et de sites sur lesquels ils recherchent des informations pratiques à usage immédiat.

Autre élément important, que comScore classe également dans l’accès au web mobile : le téléchargement d’applications à installer sur son téléphone, qui permettent d’accéder ensuite à différents services, et notamment les blogs et les réseaux sociaux, qui agissent comme de véritables locomotives dans le développement des usages mobiles (ce qu’a bien compris Facebook en proposant Facebook Connect).

Enfin, en janvier 2009, 8,2 millions d’utilisateurs ont téléchargé des cartes, qui sont l’application actuellement la plus populaire (rien n’est précisé à ce sujet, mais on peut imaginer qu’il s’agit de Google Maps et de cartes liées au GPS du terminal).

Que faut-il en déduire ?

  • le web mobile s’entend ici au sens très élargi du terme, et dépasse la simple notion d’accès à des sites via le navigateur embarqué sur le terminal. Les usages sont variés : applications, widgets, email, cartes, et ne se limitent pas aux smartphones de dernière génération.
  • malgré tout, le succès de l’iPhone a certainement fortement contribué à cette progression, de par ses utilisateurs, mais également par l’effet d’émulation qu’il aura créé chez ses concurrents, qui depuis 18 mois, outre l’ergonomie améliorée, communiquent principalement sur l’accès facilité au web et la présence d’un browser « Safari like » (cf HTC et sa version intégrée d’Opera Mobile)
  • allons-nous bientôt atteindre le point de bascule, quand l’accès au web se fera majoritairement via les terminaux mobiles (incluant les tablettes tactiles dédiées, qui seront certainement the next big thing), au détriment des PC de bureau, comme c’est déjà le cas dans certains pays pour le téléphone ?

Nous nous sommes probablement à la veille d’une évolution des usages dans laquelle nous allons voir fleurir des services web mobiles dont nous n’imaginons peut-être même pas encore l’existence aujourd’hui.


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17 commentaires

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  2. A l’heure où on demande aux opérateurs de démonter des antennes, on admet donc bien que les ondes comportent ou puissent comporter des risques, non ?

    Sans vouloir gâcher ce bel enthousiasme ni jouer au troll, cette croissance de l’internet mobile signifie aussi l’expansion des ondes.

    N’est-ce pas encore un peu contradictoire tout ça ?

  3. Eric

    @Thierry :
    C’est un vrai problème en effet, peut-être que ça va inciter les opérateurs à concevoir des relais moins nocifs (si tant est qu’il soit prouvé que les actuels le soient, ce qui n’est pas le cas)
    @Audiofeeline :
    Non, seulement les téléphones

  4. Plus largement c’est aussi pour ca que les opérateurs internet / telephonie fixe / telephonie mobile / television essaye d’offire une offre 4 play et plus triple play. Car demain si il manque un de ces 4 marché ils sont morts (ex de free qui veut une licence mobile en est l’exemple concret)

  5. Il va surtout falloir que les constructeurs mobiles changent leur objectif, à savoir faire « mieux » que le iphone au lieu de seulement essayer de l’égaler.
    Je place beaucoup d’espérances dans Android, pourvu que les constructeurs l’exploitent pleinement et rapidement!

  6. Cette modification des usages va-t-elle conduire à réduire la fracture numérique ?

    Car il me semble que pour l’instant, les usagers de l’internet mobile correspondent plutôt au profil « Geek », qu’au profil « des autres » (ndlr. ceux qui n’ont pour le moment pas accès à l’internet).

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