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“L’onde de la mort” dans le cerveau est désormais mieux comprise

Mieux comprendre le phénomène “d’onde de la mort” qui survient dans le cerveau après une privation d’oxygène permettra peut-être de développer des méthodes de réanimation plus efficaces.

Une étude publiée sur Science Direct dévoile le fonctionnement précis de ce que ces derniers appellent “l’onde de la mort”. Pour bien comprendre de quoi il s’agit, voici ce que les chercheurs affirment avoir observé. Lorsque le cerveau est privé d’oxygène, ils notent dans un premier temps une diminution de l’activité électrique.

Jusque là rien de surprenant. Après tout, ne dit-on pas que la mort se caractérise par un “électroencéphalogramme plat” ? Au bout d’un certain temps, toutefois, une onde électrique provenant des couches les plus profondes du cerveau provoque un brusque et fugace regain d’activité. Qui est en fait une sorte d’ondée électrique prélude à la cessation de toute activité cérébrale.

Qu’est-ce que “l’onde de la mort” et pourquoi cette découverte est importante ?

Lorsque la réanimation intervient à temps, une autre “onde” semblable, de grande amplitude, provoque un regain progressif d’activité. C’est ce que les scientifiques appellent “l’onde de la réanimation”. Des neurones qui semblaient pourtant morts se réactivent. Cette découverte implique que la mort cérébrale est un phénomène bien plus complexe qu’on ne le pensait.

Et surtout qu’elle est potentiellement réversible. Par ailleurs, les chercheurs comprennent désormais le point de départ de cette onde : la dépolarisation de neurones pyramidaux enfouis dans le néocortex – ce qu’ils ont pu vérifier expérimentalement par injection d’un inhibiteur comme ils l’expliquent dans leur papier scientifique.

Et c’est cet élément qui est à lui seul porteur de beaucoup d’espoir. En effet, si une molécule ou méthode était découverte pour contrôler cette dépolarisation connue sous le nom de dépolarisation anoxique, ou polariser ces neurones, il se pourrait bien que cela annonce une révolution en matière de réanimation. De quoi se donner plus de temps pour éviter la mort cérébrale et potentiellement les séquelles permanentes qui peuvent découler de l’asphyxie d’une partie des neurones.

Les chercheurs précisent que malgré sa taille, le cerveau est l’organe qui consomme le plus d’oxygène – entre 20-25% de cet élément vital transporté par les globules rouges. Il s’agit donc de l’organe qui dépend le plus de l’oxygénation et pour lequel toute asphyxie peut vite se transformer en situation irréversible avec les méthodes de réanimation actuelles.

Bien sûr, le sujet est complexe – et nous ne pouvons qu’encourager les plus curieux d’entre-vous à lire intégralement l’étude en suivant le lien en source de cet article pour en savoir davantage !

  • Des chercheurs disent avoir observé pour la première fois une “onde de la mort” dans le cerveau.
  • Le phénomène, initié lors de l’asphyxie des neurones par les couches profondes du cerveau, conclut les derniers instants de vie de cet organe avant sa mort définitive.
  • Toutefois les chercheurs ont également découvert une “onde de la réanimation” ainsi que de nouvelles pistes pour ralentir la survenue de cette onde de la mort.

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