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4 questions pour découvrir Lowreka, la startup qui veut démocratiser les « technologies douces »

Son crédo : simplicité, durabilité, accessibilité.

Dans un monde hyperconnecté où la technologie prend une place toujours plus prépondérante, d’autant plus à l’heure de l’intelligence artificielle (IA), certains misent sur une approche diamétralement opposée : la low-tech. C’est le cas de Lowreka, jeune pousse tricolore qui regroupe 8 volontaires passionnés. On vous en dit plus.

Qu’est-ce que la low-tech ?

La low-tech ou, littéralement, « basse technologie », désigne des solutions techniques simples, durables et accessibles, pensées pour répondre à des besoins essentiels tout en minimisant leur impact environnemental. Contrairement à la high-tech, elle privilégie la sobriété, la réparabilité et l’autonomie.

Elle s’inspire de principes tels que le recyclage, le Do It Yourself (DIY), la frugalité énergétique et la robustesse. On parle, par exemple, de poêles à bois auto-fabriqués, de vélos cargos, de toilettes sèches, ou encore de systèmes de récupération d’eau de pluie. Ces innovations ne sont pas en retard, mais conçues pour être utiles, résilientes, et adaptées aux contraintes écologiques de notre époque.

Il est important de noter que la low-tech ne rejette pas totalement la technologie moderne, mais elle questionne notre dépendance à des objets complexes, souvent obsolètes rapidement. C’est une démarche qui invite à repenser nos usages, nos modes de consommation, et nos priorités technologiques. D’ailleurs, elle séduit de plus en plus dans les milieux écologistes, mais aussi dans l’ingénierie, l’éducation, ou l’urbanisme.

Que fait Lowreka ?

Et justement, Lowreka se dédie à la promotion et à la commercialisation d’objets low-tech. Opérée par une équipe pluridisciplinaire, elle vise à rendre ces technologies simples, durables et sobres accessibles au plus grand nombre, y compris à ceux qui n’ont pas le temps ou les compétences pour les fabriquer eux-mêmes. « On veut prouver que l’innovation, ce n’est pas toujours faire plus, mais ça peut aussi être plus efficace, moins énergivore, avec moins de matériaux mais avec des usages hyper variés et originaux », étaye Thomas Beaufils, cofondateur, dans un entretien accordé à BFMTV.

La plateforme propose une sélection de produits du quotidien, allant des cuiseurs solaires aux récupérateurs d’eau, choisis pour leur utilité, leur robustesse et leur faible impact environnemental.

Lowreka met aussi à disposition des internautes des plans open source, des tutoriels et des conseils d’entretien, tout en valorisant les retours d’expérience pour favoriser l’appropriation, la réparabilité et la longévité des objets. Elle fédère ainsi une importante communauté autour d’une consommation plus responsable.

Qu’est-ce que le Lowreka Score ?

La startup a également élaboré le Lowreka Score, qu’elle applique aux objets proposés sur son site. Cet outil d’évaluation environnementale, que l’on peut apparenter au Nutriscore, mesure l’impact écologique des produits low-tech proposés. Il repose sur trois grands piliers : l’utilité, la durabilité et l’accessibilité. Chaque objet est ainsi jugé selon sa capacité à répondre à un besoin réel, à durer dans le temps tout en étant réparable et recyclable, et à rester simple à utiliser pour tous.

« Aucun outil existant ne nous permettait de comparer efficacement des objets entre eux, du point de vue de l’impact environnemental », indique la firme. Inspiré de la méthode d’Analyse du Cycle de Vie (ACV), le Lowreka Score s’appuie sur une série de critères couvrant l’ensemble du cycle de vie du produit, de sa fabrication à sa fin de vie.

Ce système permet de comparer objectivement les bénéfices environnementaux d’un objet low-tech face à une alternative conventionnelle. Et désormais, l’entreprise veut passer à la vitesse supérieure avec une campagne de financement participatif lancée sur Ulele.

Pourquoi une campagne de financement participatif ?

Son objectif est de lever 20 000 euros pour « construire une vraie boussole de l’impact environnemental », grâce au Lowreka Score. La plateforme entend professionnaliser son action et déployer à plus grande échelle son écosystème de solutions low-tech.

Le premier palier permettra notamment de généraliser le Lowreka Score à l’ensemble de son catalogue, de lancer une série de webinaires pédagogiques et de co-créer avec l’artiste solarpunk Dustin Jacobus une chronique illustrée d’un futur sobre et désirable. Une fête de remerciement est également prévue à l’automne 2025.

Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là. Si la collecte dépasse les 40 000 euros, l’équipe souhaite produire un guide papier sur la communication responsable, financer un podcast dédié aux créateurs de low-tech, et permettre à deux membres de l’équipe de s’y consacrer à plein temps. Au-delà des 60 000 euros, des masterclass, des événements communautaires, des outils de calcul d’impact plus personnalisés et même un Tour de France des Low-Tech sont envisagés.

Lowreka est bien décidée à passer un cap : « On avance, on expérimente, mais on ne se paye pas. Cette campagne pourrait rebattre les cartes », explique-t-elle. La collecte est déjà financée à plus de 70 %, avec encore une dizaine de jours restants.

Au-delà de cette campagne, Lowreka a déjà bien avancé et échange avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « C’est d’autant plus important comme démarche qu’à l’heure où les gens ont du mal à finir les fins de mois, cela pourrait permettre de réaliser des économies importantes », confie Thomas Beaufils. Elle est donc, visiblement, en très bonne voie pour atteindre ses objectifs.

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