Cette année, l’Union européenne applique le DMA ou Digital Markets Act, une nouvelle législation qui vise à mieux encadrer les géants de la tech. En ce qui concerne Apple, celui-ci a dû mettre fin au monopole de l’App Store sur la distribution d’applications pour iPhone, au sein de l’Union européenne. Pour se conformer aux nouvelles règles, la firme de Cupertino autorise désormais les boutiques concurrentes de l’App Store et permet même à certains développeurs de proposer leurs apps en téléchargement direct, sans passer par une boutique.
Toujours des limites
Cependant, malgré ces changements, uniquement appliqués dans l’UE, iOS n’est toujours pas aussi ouvert qu’Android. En effet, évoquant des raisons de sécurité, Apple continue de contrôler les apps installées sur l’iPhone, même quand celles-ci ne passent pas par l’App Store, via un système de notarization. De plus, Apple veut prélever des frais auprès des grands développeurs, même quand ceux-ci n’utilisent ni l’App Store ni son système de paiement. Et à cause de cette nouvelle structure, Apple est aujourd’hui dans le collimateur de la Commission européenne.
Pour les applications qui ne sont pas distribuées via l’App Store, Apple a prévu des nouveaux frais appelé core technology fee ou commission technologique de base. Cette commission, de 0,5 euro par installation, ne concerne pas tous les développeurs, mais uniquement ceux dont une application dépasse le million de téléchargements par an. En tout cas, cela est suivi de près par la Commission européenne. Dans une interview avec Reuters, Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission, a expliqué qu’une enquête est possible si les nouveaux frais imposés par Apple rendent de facto les avantages du Digital Markets Act non attractifs.
Les réactions ne se sont pas fait attendre
Évidemment, la nouvelle structure proposée par Apple en Europe, qui inclut une commission technologique, est loin de faire l’unanimité. Après l’annonce des changements d’Apple pour se conformer au DMA, le patron de Spotify, Daniel Ek, a publié un billet de blog qui qualifie les frais technologiques d’Apple d’extorsion. “Essentiellement, Apple rend inutiles les objectifs du DMA d’offrir plus de choix et plus de contrôle aux consommateurs”, a-t-il aussi écrit.
De son côté, Tim Sweeney, le CEO d’Epic, a écrit que “le projet d’Apple visant à contrecarrer la nouvelle loi européenne sur les marchés numériques est un nouvel exemple sournois de conformité malveillante.” Comme le patron de Spotify, celui-ci a critiqué les nouveaux frais d’Apple, pour les développeurs qui souhaitent se passer de l’App Store. Mais, dans tous les cas, Epic est déterminé à lancer une boutique concurrente de l’App Store sur l’iPhone, et de relancer son jeu vidéo Fortnite, qui avait été banni par Apple.
Quelques changements seraient déjà envisagés
En tout cas, Apple aurait déjà prévu quelques changements. Par exemple, lors d’un atelier organisé par la Commission européenne, Apple aurait expliqué qu’il cherche actuellement une solution pour que la commission technologique ne décourage pas les petits développeurs. Il se murmure également que la Commission européenne serait opposée au système de notarization d’Apple, qui soumet les apps distribuées en dehors de l’App Store à la validation de la firme de Cupertino.
- Pour se conformer au Digital Markets Act, dans l’Union européenne, Apple autorise les concurrents de l’App Store, ainsi que les téléchargements directs d’applications
- Mais la firme va prélever une commission technologique sur les téléchargements de certaines applications, quand ces téléchargements ne se font pas sur l’App Store
- La Commission européenne suit la situation de près et prévient que la nouvelle structure ne doit pas nuire à l’attractivité des nouveaux avantages du DMA
- Pour rappel, la structure d’Apple a déjà été vivement critiquée par Epic et Spotify
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Je ne souhaite pas être plus libre ! Je suis bien sur mon iPhone et dans tout l’écosystème Apple… DMA vous ne nous facilitez pas la tâche à devoir ajuster vos impératifs !
Les applications web 3 doivent pouvoir sans entraves fonctionner nominalement sur ce système.
Cela permet d’avoir le même programme sur iOS, Android, Windows, linux, …
Ça évite les surcoûts qui sont payés par les utilisateurs finaux : nous
L’Europe va aussi attaquer tous les fabricants de voitures parce que leurs pièces de rechange ne sont pas compatibles ?
Les sous-traitants comme Valeo peuvent vendre les pièces qu’ils fabriquent. Généralement pour une pièce il y a plusieurs fournisseurs, allez faire un tour sur Oscaro.
Vous pouvez sans perdre de garantie monter ces pieces vous même et avec des outils standards.
mdr les apple fanboy, restez dans votre cocon et taisez vous, ça changera rien pour vous… Le problème est qu’apple taxe chaque transaction de 30%.
imaginez devoir 30% de taxe pour chaque intermédiaire dans les achats du quotidien.
Le magasin de fringue 30%, la vendeuse 30%, le fournisseur 30%, le livreur 30%, l’etat 30%, bravo un jean de 50euro vous coute désormais 185euro.
Ca met du temps a arriver au cerveau chez l’UE, apple en a rien a foutre de vos lois, faut sanctionner c’est tout…
Un monopole aussi lucratif doit être sanctionné un point c’est tout.
Quel monopole ?
Si je ne m’abuse, il y a d’autres marques sur le marché.
Chacun est libre de prendre SAMSUNG, HUAWEI, XIAOMI, et j’en passe car la liste est longue.
Quant à APPLE, si l’UE s’acharne ainsi sur cette marque en particulier, ce n’est pas pour une question de “monopole” mais bel et bien parce que l’environnement APPLE leur pose un problème.
Même sur leur marché domestique (USA) leur gouvernement a tenté à plusieurs reprises d’y avoir accès en “back door”. Manque de bol pour eux, les lois US sont plus protectionnistes concernant la notion de propriété.
Cet volonté de l’UE est plus une volonté de contrôle que de pseudo “monopole”.
Concernant les applications qui aimeraient être moins taxées par la marque à la pomme, rien ne les oblige à vouloir y paraitre…
Bref, chacun son opinion, mais la liberté de choix doit rester la priorité.
Les lois US ne protègent que les ressortissants étatsuniens.
Snowden l’a démontré, avez vous oublié ?
Donc zéro protection pour nous, Apple ment éhontément sur cela, en faisant l’amalgame…
“les utilisateurs d’iPhone doivent être plus libres”
Je ne comprends pas. Chacun est libre d’acheter le smartphone qu’il souhaite ?
Un iPhone n’es pas un produit de première nécessité. Et pas non plus un produit d’appel pour le “petit peuple”.
Pourquoi cette ‘taxe’ ?
Si Apple doit se rémunérer, c’est qu’ils vendent l’iPhone à un prix sous le coût de revient. C’est du dumping !
La sécurité… Voyons, avec un peu de sérieux Apple !
Les iPhone sont farcis de logiciels espions, comme Pegasus.
Le système offre des portes d’entrées innombrables, plus que sur Android selon les Israéliens.