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Matières premières stratégiques : l’UE choisit 6 nouveaux projets en France, les voici

Les lieux mentionnés concernent des mines ainsi que des centres de valorisation et de recyclage des matières premières stratégiques. Sur place, des facilités administratives doivent permettre d’accélérer la mise en place des projets. 6 des 46 nouveaux projets retenus sont en France, les autres sont répartis dans 15 pays.

Bruxelles vient d’intégrer 8 projets d’extraction, 11 de transformation, 19 de recyclage et 8 combinés dans sa liste pour l’approvisionnement en matières premières stratégiques en Europe. Il s’agit d’une nouvelle vague de 46 projets, répartis dans 16 États membres dont la France, qui en compte six dans la liste. Avec eux, l’Union européenne prépare des facilités administratives pour concrétiser et sécuriser l’approvisionnement futur, à l’heure où la Chine tourne le dos au reste du monde pour fournir ces métaux indispensables à de nombreuses industries dont la défense, l’aéronautique ou encore l’automobile et toute sorte de batteries.

La construction de cette nouvelle chaîne de valeur prendra du temps, mais le temps presse. 15 des 17 matières premières stratégiques de la loi sur les matières premières stratégiques appliquée depuis 2024 sont concernées, avec le lithium, le nickel, le cobalt, le manganèse, le graphite et les terres rares. Le calendrier porte sur un approvisionnement qui couvrirait 10 % des besoins européens d’ici 2030. En termes de transformation, les différents projets doivent atteindre 40 % et le recyclage 25 %. D’ici 4 ans, la Chine ne devra plus représenter plus de 65 % de la dépendance européenne également.

La liste des 6 nouveaux projets français

Les différents projets français concernent les différentes étapes de la chaîne de valeur. Il y a d’abord celui de l’entreprise Carester, à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), pour une usine dédiée à la séparation des terres rares lourdes et le recyclage des aimants permanents. Grenoble (Isère), abrite aussi une usine de recyclage et de fabrication d’aimants permanents par la société MagREEsource. La Rochelle (Charente-Maritime) a aussi été retenue pour son projet porté par Solvay, axé sur la modernisation et l’extension du site historique pour le raffinage et la production d’oxydes de terres rares ((néodyme, praséodyme, samarium, yttrium). Enfin, Lauterbourg (Bas-Rhin) avec Viridian Lithium et Echassières (Allier) avec Imerys seront spécialisés dans l’extraction et le raffinage de lithium (hydroxyde de lithium, lithium bas carbone).

Dans le cadre d’un accord avec Washington, l’Europe a davantage tourné le dos à la Chine et ses exportations de matières premières stratégiques. Ces 46 projets en rejoignent 47 autres, et l’UE indique déjà qu’un nouvel appel à projets aura lieu d’ici à la fin de l’année. Sur les premiers projets sélectionnés, 25 ont terminé de compléter leurs études d’impact environnemental et 17 ont obtenu des permis de construire grâce à une démarche accélérée. « La survie de nos industries doit dépendre de nos propres choix, de nos propres capacités et de notre propre puissance industrielle », a déclaré vendredi 9 octobre, le vice-président de la Commission européenne chargé de l’industrie, Stéphane Séjourné.

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