Si vous êtes encore sous Windows 10 et que vous ne savez pas quoi faire face à l’arrêt programmé des mises à jour, voici une bonne nouvelle : Microsoft propose un sursis d’un an, sans frais supplémentaires, à condition de remplir quelques critères.
Un système encore massivement utilisé
Dix ans après son lancement, Windows 10 est encore le système d’exploitation le plus répandu au monde, représentant 53 % des installations recensées en mai 2025. Dans ce contexte, des centaines de millions d’utilisateurs risquent de se retrouver sans filet de sécurité le 14 octobre, date officielle de la fin du support.
Pourquoi est-ce un problème ? Car une machine privée de mises à jour devient une cible facile pour les cybercriminels. Or, tous ne peuvent pas passer à Windows 11 : jusqu’à 400 millions de PC seraient incompatibles avec la nouvelle version, et acheter un nouvel ordinateur n’est pas une option pour tout le monde.
En Europe, une coalition d’ONG et d’associations, dont l’UFC-Que Choisir et Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP), a lancé une pétition réclamant des mises à jour gratuites jusqu’en 2030. En Allemagne, la fédération Verbraucherzentrale a dénoncé un « frein à la liberté de choix des consommateurs » tandis qu’aux États-Unis, Consumer Reports a rappelé que certains ordinateurs encore vendus récemment ne répondaient pas aux critères techniques de Windows 11.

Le compromis de Microsoft
La firme de Redmond recule face à la pression. Finalement, les utilisateurs de l’Espace économique européen (EEE) pourront prolonger gratuitement la protection de Windows 10 pendant un an, à condition de se connecter avec un compte Microsoft.
Outre-Atlantique, la formule gratuite passera par l’activation de la sauvegarde Windows, qui permet de synchroniser ses paramètres en ligne. Ceux qui ne veulent pas utiliser ces options devront soit payer 30 dollars, soit échanger 1 000 points Microsoft Rewards.
Que faire si vous êtes concerné ?
Une notification devrait apparaître dès octobre sur les PC concernés. Il suffira de suivre les étapes pour s’inscrire au programme, et continuer à recevoir les mises à jour de sécurité jusqu’en octobre 2026. Ce délai ne règle pas tout, mais il donne un peu plus de temps aux millions d’utilisateurs concernés pour préparer la transition.
La bataille autour de Windows 10 n’est donc pas close : entre Microsoft, qui pousse vers Windows 11, et les associations, qui exigent un vrai prolongement jusqu’à la fin de la décennie, le feuilleton risque bien de durer encore.
- Sous la pression des associations de consommateurs, Microsoft accorde finalement un sursis gratuit d’un an aux utilisateurs de Windows 10.
- Il faut cependant utiliser un compte Microsoft en Europe ou la sauvegarde cloud aux États-Unis.
- Cette extension temporaire laisse aux utilisateurs le temps de préparer leur transition, mais ne met pas fin aux débats sur l’obsolescence programmée.
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