Mon disquaire, ce héros

(note au lecteur : ce billet a déjà été publié le 18 mars 2008 mais je m’aperçois que certains articles ont disparu lors de la migration sous WordPress. Comme celui-ci me tient particulièrement à coeur, vous ne m’en voudrez pas de cette re-publication exceptionnelle) Attendre religieusement le samedi, ou faire une entorse dans son emploi

(note au lecteur : ce billet a déjà été publié le 18 mars 2008 mais je m’aperçois que certains articles ont disparu lors de la migration sous WordPress. Comme celui-ci me tient particulièrement à coeur, vous ne m’en voudrez pas de cette re-publication exceptionnelle)

Attendre religieusement le samedi, ou faire une entorse dans son emploi du temps et prendre la tangente.
Filer chez lui comme on se rend à un rendez-vous secret, hors du temps
Hors du business.
Franchir le seuil de la boutique comme on pénètre dans un sanctuaire, sentir les odeurs mélangées de bakélite et d’encens, et découvrir fébrilement ce titre inconnu craché par une paire de Böse au son aigüisé comme un couperet, qu’on sait avoir été choisies avec un soin maniaque.
Ce titre inconnu qui sonne tellement qu’il t’en tirerait presque une larme.
Parce-que la musique sonne toujours mieux quand elle est chez elle, vous aviez remarqué ?
Chez elle, dans la Boutique.
Celle de mon pote le disquaire, ce demi-dieu dealer de bonheur.
Ce héros.

cdshop
Photo Foxmusic

Mon disquaire, le gars cooool qui a pris un chemin détourné pour parvenir au même Saint-Graal : vivre de sa passion, vivre de la musique.
Mon disquaire, ce gars qui de par sa position possède la connaissance absolue, celle contre laquelle tu ne pourras jamais lutter : cette culture encyclopédique de la musique, inévitable, organique.
Le numérique n’a pas que des avantages.
Et parmi les dommages collatéraux provoqués par la dématérialisation et le téléchargement, figurent ces petits moments de vie auxquels j’ai repensé récemment en me rendant dans… une librairie (qui elles ont encore la chance d’exister) : ceux où nous refaisions le monde et l’histoire de la pop avec le disquaire, passant des heures à fouiner dans ses bacs magiques à la recherche du dernier import, puis à lui demander une écoute.
L’honneur suprême arrivant comme une sorte de consécration quand le disquaire diffusait le titre choisi non pas sur l’un des points d’écoute individuelle, mais sur les enceintes de la boutique. Oui, les Böse ! La putain de classe.
Il fallait du temps et de la diplomatie pour arriver à cette reconnaissance rare, mais quand vous y parveniez, vous saviez que vous faisiez partie du cercle rapproché : vous étiez adoubé par le disquaire, façon de dire qu’il reconnaissait chez vous un goût certain et une culture musicale légèrement au-dessus de la moyenne.
Le numérique n’a pas que des avantages, donc.
Outre le plaisir matériel au moment de l’achat d’un album et la magie de l’objet, la disparition de cette relation unique avec le disquaire du quartier fait partie des désagréments à mettre au débit du téléchargement. Qu’il soit légal ou pas ne change rien à l’affaire, là n’est pas la question.
Bien sûr je parle d’un truc que les plus jeunes ne connaissent probablement pas vraiment, mais il ne s’agit pas d’un fait de génération : transposez cela à vos loisirs actuels (sport, lecture, jeux vidéo, BD…) et à la relation privilégiée que vous pouvez avoir avec une boutique de quartier et vous comprendrez de quoi je parle.
En fait le disquaire, cette rock-star par procuration, détenait sans le savoir les germes du web 2.0 : la communauté (mon disquaire avait même des groupies !), le partage viral de la connaissance, l’adaptation de ses conseils à ce qu’il savait de toi, et la mise en relation avec des inconnu(e)s passionné(e)s qui, à force de deviser avec toi sur le dernier Ramones, finissaient par devenir des potes.
Un vrai réseau social à lui tout seul, le disquaire.
Bien sûr les sites de musique essaient de reproduire tant bien que mal ces relations, mais il semblerait que leur modèle soit davantage fondé sur les grands magasins que sur la boutique de quartier.
Quand j’allais chez le disquaire, c’était pour m’immerger dans un univers magique mais codifié, principalement fait d’écoute et de conversations, et parfois d’achat.
Parce-que je savais que le taulier était toujours là.
Voilà ce qu’il faudrait inventer : un site qui soit un mix de réseau social musical et de boutique en ligne fondé sur le modèle du disquaire, avec un blog et un forum qui parlent… musique. Et pourquoi pas une fenêtre de chat en direct qui permettrait de converser avec le patron et de lui demander son avis à bâtons rompus sur les titres que l’on désire acheter.
Un modèle semblable à celui qu’avait réussi le camarade Patrice avec La Fraise, adapté à la musique, qui est certainement l’un des vecteurs permettant d’entretenir les rapports les plus intimes avec une communauté.
Comme dans la boutique, la vraie.
Celle de mon disquaire.
Et si vous ne voyez toujours pas de quoi je parle, procurez-vous de toute urgence ce petit moment de bonheur qu’est High fidelity.


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46 commentaires

  1. Dis donc, tu fais remonter des souvenirs vieux d’une dizaine d’année pour moi, et ça fait du bien, c’est vrai que ça manque les « épiceries culturelles » et l’épicier hyper calé sur son sujet… Et j’aime beaucoup la référence à High Fidelity aussi qui m’a vraiment bluffé quand je l’ai vu et que je me suis souvenu que les disquaires sont(étaient) des encyclopédies musicales vivantes!

  2. Cela me rappelle des souvenirs… Il y a 25 ans mes copains de fac super branchés musiques désertaient les amphis pour aller chez Musicland (rue Mercière à Lyon) pour découvrir des « import direct » qu’ils s’empressaient de diffuser sur les radios « libres » le soir même. Le béotien que j’étais restait médusé par la culture musicale des uns et des autres et les discussions interminables auxquelles je pouvais assister lorsque je les accompagnais.
    Cette époque est révolue est-ce bien ou mal ?

  3. Eric

    @Lafrisouille c’est exactement à Musicland que je pensais quand j’ai écrit ce billet, j’y traînais (trop) souvent 🙂

  4. Bel hommage à un métier en voie de disparition. Pour moi aller chez le disquaire c’était minimum une heure de bonheur ou je savais que je pourrais prendre mon pied rien qu’en tripotant des pochettes de vinyls (on est loin du mp3…)

  5. Que de souvenirs m’évoquent cet article. Notamment, le magasin Closer au Havre, où gamin je fis une partie de mon éducation musicale notamment gràce aux conseils de celui qui devint plus tard « monsieur musique » sur Canal plus…

  6. Pingback: placiturne » Deviens blogueur et fais toi lyncher!

  7. j’ai connu cette époque ou j’allai chiner quelques précieux Vinyls.

    maintenant les temps ont changé et se sont de dvd que je chine comme un dingue

    on est ou on n’est pas un collectionneur.

    voir cet article qui renait des cendres de dotclear 😉

  8. Super cette article… c’est surement la nostalgie qui joue aussi, ou aussi quand on regarde des films comme Be Kind Rewind (Soyez sympas, rembobinez) où les mecs tiennent un petit magasin plein de charme et de passion.
    Le vrai luxe ça serrai d’être entrepreneur sur le web et d’être derrière un comptoir de boutique spécialisée en même temps, et c’est pas grave si la boutique marche pas…

  9. je pense que les disquaires spécialisés dans le vinyl on encore de jolies années devant eux, mais plus au même niveau. Aujourd’hui le vinyl est quelque chose qui attire les vieux amateurs, les professionels (disont dj et radio spécialisées) ET aussi une partie de jeunes adultes comme moi, formés par les parents.
    le mp3 et le cd, n’ont pas du tout le charme et le son d’un vinyl, ces grandes pochettes sont beaucoup plus plaisantes à prendre en main et surtout (hors raiseau fnac et consort) il reste même pour les nouveautés quelque chose de peu couteux…
    vive le vinyl, vive les disquaires!

  10. Etant un ancien collectionneur de vinyls ,car maintenant les anciens collectors sont devenus encore plus rare et surtout encore plus cher…maintenant pour avoir une collection de vinyls dans certains style de musique faut etre plein aux as…c est vrai que les disquaires manquent..c était tout une époque, il y avait des gens passionnés mais aussi des abrutis qui ne regardaient que le tiroir caisse, mais l’atmosphère de ces boutiques étaient indéfinissable surtout en Angleterre ou aux Usa, ou le volume de disque te rendait dingue..il m est eu arrivé de passer 5 cinq jours complets de 9h à 20 heurs chez des disquaires aux usa pour tout fouiller.
    il existe près de chez moi deux disquaires indépendant, l’un fait essentiellement du neuf, l’autre mélange occasion et neuf…chez aux aucun cd que du vinyl, l’un ne fait que de la techno et l’autre du hip hop/rap/funk…pour ceux du magasin techno le cd n est pas demande par leur clientèle, l’autre vit encore dans l’espoir d un retour de l’age d’or du vinyl( meme si les ventes augmentent dans le monde) et tot ou tard mettra la clé sous porte en s’acharnant a vivre dans une autre époque..tous ont des connaissances musicales phénoménales et sont de vrais passionnés
    la chose qui pourra sauver les disquaires sera je pense de les autoriser à vendre de la musique dématérialiser, on viendrais et on pourrait charger un titre également sur son ipod..le disquaire pourrait ainsi exploiter son gisement de connaissances pour promouvoir les titres;
    Une pléthore de blog et de forums spécialisés ont pris la relève..mais ils engendrent des comportement surprenant…chacun se prend pour le druide ayant la connaissance supreme, on dénigre les concurrents ou les autres blogueurs….l’instant de l’enthousiasme passé, beaucoup mettent leur blog en privé ou réclament de l’échange s’estimant lésé par le fait que trop de gens copient les liens et les diffusent sur leurs blogs…le partage s’arrete là ou la vanité commence…fini le temps du disquaire ou après une engueulade on s’échangeait les téléphones ou une simple k7 trainant dans la voiture pour te faire changer d’avis…maintenant on s insulte anonymement et on campe sur ses positions…drole d’époque,
    le projet dont tu parles serait intéressant mais les droits réclamés par les majors pour vendre de la musique en ligne sont obscènes, donc c est pas viable et puis il n y a toujours pas de vrai marketing derrière..comme par exemple une option pour avoir la jaquette,les paroles, et l’accès au fan club..la les plateformes auraient interet a employé des disquaires virtuels pour le conseil, les coups de coeur
    l’avenir du disquaire généraliste type fnac est mort, l’avenir est au site ou magasin ultra spécialisé, mais il faudra des prix attractifs, ouvrir enfin les catalogues, et un vrai plus niveau marketing pour pousser à l’achat.
    mais les majors vivent encore dans le passé, quand on voit que c est un fabricant d’ordinateur qui est le plus gros vendeur de disque sur la planète ca laisse perplexe sur les capacités de création des majors

  11. Oui, ça fait plaisir!
    Alors j’essaye moi aussi d’apporter ma pierre à l’édifice écroulé, une véritable hécatombe!
    Combien restent-ils en France, de disquaires indépendants? Une vingtaine dit On.
    Alors voilà, dans le cadre d’une mémoire universitaire, (je n’ai normalement plus l’âge d’être étudiante), je recherche d’anciens disquaires qui se seraient reconvertis… en quoi? C’est bien le point qui m’intéresse, en quoi et comment?
    Alors si des fois, laissez un message

  12. Je vais te dire pourquoi un tel site ferait un carton: plus les gens ont de la m… dans les oreilles plus ils défendent leur point de vue avec violence / et plus les gens ont l’oreille musicale plus ils s’écoutent parler. La musique est donc l’un des rares domaines où TOUT le monde a un avis bien tranché et où PERSONNE n’est capable de faire évoluer l’avis de personne. Sauf le disquaire bien sûr, et l’ami fidèle parfois. Donc il y a matière.
    Et je suis d’accord avec Channy sur l’esprit actuel. Avec internet et les pop stars, la musique est passée de la sphère privée à la sphère publique, un élément encore plus segmentant (ça l’était déjà), une façon d’afficher ses valeurs ou son humeur. Alors discuter les goûts musicaux d’une personne revient à peu près à critiquer son maquillage – pour une femme- , ses états d’âme ou insulter son groupe d’amis. C’est un poil délicat… . Franchement y’a que le disquaire pour mettre tout le monde d’accord… Emily (ex musicienne reconvertie)

  13. Ce très bon article a un an, il soulève une superbe idée de site et… rien??!!
    Bon, peut être difficile de monter un tel site basé sur la commission de vente des morceaux téléchargés, mais imaginons un animateur radio, fort au point sur un style musical qui animerait en dehors de son temps d’antenne un tel site: il deviendrait rapidement la référence du genre musical, le site branché qu’il faut écouter, où il faut se loger et chater!!

  14. Et le chat en direct avec les people du disque – anciens ou jeunes disquaires triés sur le volet, chacun avec son style ? Ca ferait une belle opé com en plus: une belle brochette de disquaires bien lookés et bien motivés pour modérer chaque forum ou chat thématique et remettre certaines pendules à l’heure. Mais bon, ça existe peut-être… .

  15. Y’a à peu près deux ans je crois d’ça…

    J’écoutais France Inter en prenant mon p’tit dèj, c’est assez rare, mais là , bah j’étais d’bout vers 8h..

    Donc j’écoute le 7/9 avec Domoran, et dans son mag, il y a toujours une brève apparition d’Isabelle Giordano qui anime, elle, sur la même antenne  » Service Publique « de 9 à 10 le matin..

    – Bonjour Isabelle, alors, quelle sera le thème de votre émission d’aujourd’hui ?
    – Nous parlerons de l’uniformisation des objets audio-visuels, de la disparition des petit disquaires , et de la mort programmée du format cd, blablabla… si vous souhaitez apporter un quelconque témoignage, vous pouvez nous joindre dès maintenant au blablabla…

    J’ai failli bouffer la peau d’mon pamplemousse…

    J’avale mon café, et trace à la boutique, allume l’ordi, et après cette mise en place, téléphone à France inter.

    Là , je tombe sur une standardiste qui semblait refléter la pire morosité existante..

    – France Inter bonjour…
    – Bonjour, oui, je vous téléphone au sujet de l’émission d’Isabelle Giordano
    – « Oui » dit elle, d’un air faussement enthousiaste..
    – J’ai pensé que j’avais un témoignage à apporter du fait du métier que j’exerce
    – Quel est le thème de l’émission ?

    Incroyable vous dis-je, j’étais bluffé par tant de désintéressement..

    – IL s’agira de la disparition des petits commerces audio-visuels ,…
    – Oui ?
    – Et il s’avère que je suis justement disquaire, et qu’il se pourrait que j’apporte ma contribution au débat..
    – Bien, laissez votre numéro svp, nous le retenons , mais je ne peux vous assurer que…
    – C’est pas important , lui dis-je…j’écouterai quand même..

    Je vous épargne l’impression qu’elle m’aura laissé qui s’avère être une ôde à la véhémence vous vous en doutez…

    – La dessus, plus tard vers 9h 20, une cliente entre ici pour la première fois, en trouvant une place miraculeuse juste en face du magasin..
    – Quel endroit !, c’est curieux , j’écoutais justement France inter, et ils vont justement parler de la disparition des disquaires….
    – Je suis au courrant , vous allez voir que j’vais même parler tout à l’heure en directe

    Et à ce moment là , miracle, le téléphone retenti … Authentique !!!…

    Une nana m’intyerroge, histoire de savoir si j’vais pas raconter trop d’connerie …

    – Bonjour, vous avez appelé ce matin, j’aimerai que vous me parliez un peu de vous s’il vous plait…
    Je m’execute donc…

    – Vous restez en ligne, vous passez à l’antenne après la chanson

    J’étais sidéré…Mon quart d’heure de célebrité , il est donc là !!, voila l’genre de connerie que j’ai pensé au début..

    Pour me faire patienter, ils ont en plus le mauvais gout de me passer du Stéphan Eicher..En fait j’ai pas grand choses à dire sur lui mais bon…

    Donc le titre passe pendant que ma cliente semble médusée, et croie que j’la bluffe un peu…

    – Bonjour Michel, vous êtes donc disquaire à Clermont Ferrand ?

    – Euh nan, pas du tout, je suis installé à Clermont dans l’Oise ! Ils ont là bas une bonne équipe de rugby c’est vrai, mais ici dans l’oise, ils ont au moins ici un bon disquaire !

    – Ah pardon, je dois relire mes fiches..Dites moi Michel, comment avez-vous décidé de lutter contre les grandes surfaces qui se sont accaparé le marché audio – visuel ?

    – Pour tout vous dire, je n’ai jamais eu l’impression d’avoir lutté contre quoique se soit, ils on effectivement garni leur bac dans les années 70 déjà, et il était tout naturel qu’ils perseverent , mais les gens qui viennent ici ne viennent pas tu tout chercher le même produit de toute façon, et ça me parait plutôt suicidaire de chercher à combattre ces surfaces qui n’ont de grande que le nom..


    Je m’aperçois en fait rapidement que mon propos lui parait pour le moins innatendu, et qu’elle aurait certainement souhaiter que je balance ma rogne en direct, et vocifère pour que son antenne soit le porte parole de la rebellion…

    – Voyez vous, j’aurais plutôt profité de l’opportunité de parler ici du manque d’enthousiasme qui habite justement la jeunesse d’aujourd’hui, et de leur dire que rien n’est foutu, qu’il est en fait beaucoup plus facile qu’on le croit de réunir un stock de 200 vinyls, quelques bouquin, et démarrer comme je l’ai fait il y a 12 ans, et de tout miser sur le contact, le dialogue, quelque chose de beaucoup plus simple que d’imaginer de suite faire du fric…

    Je me souviens avoir longuement parlé, et qu’elle n’ait pas eu l’occasion de me poser plus de 2 questions…Je savais que le message que j’allais apporter serai court, j’en ai donc profité pour tenter de donner la pêche au peu de types qui auraient pu être là à m’écouter…

    Je fais je crois le plus beau métier du monde, dans une totale autarcie, questionnez ceux qui sont venus une fois chez moi, ils vous répondrons avec des adjectifs tels que « atypique, joyeux, commerçant, disponible.. » je n’y suis pour rien, c’est comme ça…

    J’ai pas envie qu’on parle de moi , n’ai jamais mis un gramme d’encre dans quelconque journal, ma boutique marche de bouche à oreille, et j’ai jamais cherché à savoir qui en parle, et c’est très bien come ça…Je dirai même que c’est probablement grâce à cette philosophie la que je suis encore ici, peinard, avec ma clientèle qui entre à dose homéopathique, et que je connais très bien…

    C’est tout un truc en fait…

    Si vous ne décidez pas délibérément de promotionner votre commerce, attendez vous à ce que les gens n’y viennent que s’ils ont la réelle envie de franchir le seuil de la porte, et c’est exactement ce qui se passe ici depuis bientôt 14 ans donc…

    Je perçois immédiatement si une personne a décidé de rentrer avec ces « Valises », son lot d’inhibition, vous voyez c’que j’veux dire nan ?

    Intuitivement, vous le voyez c’truc là..

    ET quand ils décident un jour de rentrer , alors qu’ils passent devant depuis 10 ans, c’est un très grand jour !!…

    Bon, j’vais pas jacter comme ça pendant 2 plombes, pis j’ai des colis à préparer..
    Sachez seulement qu’il faudra faire venir un AMX 30 Pour me déloger d’ici…

    Le mange Disque
    40 rue des Fontaines
    60 600 Clermont !!!

  16. Moi je suis parti pour San francisco et si tu a un jour le temps de partir la bas tu devrait allez à ameoba musique qui est LE magasin par excellence de la musique un repère ou tout tes souhaits (en terme musicaux) son assouvi si tu peu regarde sur ameoba san francisco dans google image et le miracle s’acomplira

  17. Le fait d’aller chez un disquaire est un distraction, l’acheter sur le net devient juste un acte d’achat banal comme pour du pain.

  18. Ah la la… appuyer à fond sur le truc trop dur pour sortir la K7 qui fait un espèce de swiiip dans les hauts parleurs ! Retourner la K7 jusqu’au schclaaac ! Appuyer sur PLAY et après 2 secondes de crachin prendre son pied en pensant à racheter des K7 pour que le poto y mette (télécharge ?) des nouveaux morceaux.
    C’était chiant mais qu’est-ce que ça manque !

  19. c’est certes un très bel hommage à ce métier en voie de disparition, ou quasi disparu.
    mais les disquaires ont jouéle jeux des majors (quelques exceptions), il est logique qu’ils en payent le prix.
    L’autoproduction doit se focaliser sur le web

  20. Un lecteur assidu achète des livres, un mélomane, des disques, un cinéphile des DVD, on ne peut pas toujours être dans le virtuel. L’être humain a besoin de matérialiser ses passions !

  21. Dire que cet article a été écrit il y a trois ans… Mais où étais-je !? Bravo.
    Après presque cinq années de bons et loyaux services en tant que disquaire (métier passion, ça c’est sûr), j’ai raccroché il y a bientôt deux ans; ça me manque toujours autant!
    Cependant, pour répondre @autoproduction chansons, les disquaires n’ont jamais « joué le jeu des majors », comme pratiquement tous les Français ont tendance à le croire malheureusement… L’industrie du disque est bien plus complexe que ça, et ne se résume pas aux méchantes majors et aux gentils pirates à qui on empêcherait de télécharger illégalement. Sans dérouler tout le fil de ma pensée (ça serait un peu long!), deux ou trois choses vite fait :
    *Certain disquaires (moi par exemple ^^) organisent des show-cases avec des groupes locaux et auto-produits (si tant est que leur musique soit de qualité évidemment…). Bon coup de promo pour ces artistes ; la recette des ventes leur revenait presque intégralement
    *Il n’y a pas que les majors, il y a pleins de plus petits distributeurs, sortes de disquaires pour les disquaires (je cite ou pas ?)
    *Mes meilleurs clients (qui c’est vrai deviennent parfois des amis ^^) téléchargeaient et échangeaient beaucoup avec leurs amis pour être au fait des choses, tout simplement. Quand on aime la musique, on achète. Et on achète du dur ! Comment peut-on payer pour un bout de fichier informatique??? (ça n’engage que moi)
    *Si vous payez pour du fichier musical en ligne, c’est VOUS qui faites le jeu des majors (et pas les disquaires…), qui par le biais du téléchargement légal (quelle belle expression…) vendent leur musique fast-food avec le moins d’intermédiaires possibles et à des coups de productions bien moindres.
    Et qui disparait dans l’histoire ? Le disquaire bien entendu. Et qui retombe sur ses pattes et peu renouer avec la jouissive croissance ? Les majors en effet. Et qui ne peut plus découvrir du bon son et ressentir ces précieuses sensations si bien décrites plus haut par Éric ? Les clients évidemment. C’est quand même commode vous ne trouvez pas ?

  22. Tellement vrai, tellement juste ton article, je rêve tellement (peine perdue) de retrouver un jour ces disquaires qui font partis de mon adolescence, cette époque la plus agréable de ma vie à ce jour! Il est loin aujourd’hui ce temps des centaines de kilomètres jusqu’en Belgique pour aller chercher les perles rares. Au moins j’ai toujours mes disques à coté de moi pour me consoler…

  23. La musique reste avant tout un achat pour le plaisir, certains non pas compris cela et croie que l’ont peut acheté sans connaitre le style du cd avant, personnellement j’écoute sur Youtube certains artistes et si j’accroche bien je passe sur un site d’achat comme amazon pour avoir un support physique.

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